La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MIOLLAN Bertin Jean-Marie

Bertin Jean-Marie MIOLLAN, né le 22 août 1921 à Chorges (Hautes-Alpes), mort le 23 janvier 2004 à Castelnau-le-Lez (Hérault), Français.

Bertin Miollan naît à Chorges le 22 août 1921. Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer précisément sa jeunesse ou sa formation professionnelle avant la guerre. Son âge le place parmi les jeunes Français directement concernés par le Service du travail obligatoire. Son état civil est confirmé par le fichier des décès : Bertin Jean-Marie Miollan meurt le 23 janvier 2004 à Castelnau-le-Lez, à quatre-vingt-deux ans.

Engagement dans la Résistance

Convoqué pour le Service du travail obligatoire STO, Miollan décide de ne pas partir en Allemagne. Le 19 mars 1943, accompagné de trois autres jeunes — Faure, Puget et Allamano — il quitte Gap pour Embrun puis gagne Boscodon. Marcel Imbert, qui n’avait pas été prévenu de l’arrivée simultanée de quatre hommes, organise leur hébergement clandestin. Le témoignage de Miollan constitue ainsi une source directe sur les toutes premières heures du maquis.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Miollan appartient au noyau initial du maquis de Boscodon. Le 16 avril 1943, les réfractaires sont regroupés dans un chalet des Terrassettes. Le maquis, placé sous la responsabilité civile et militaire de Marcel Imbert, est ensuite rattaché à la Résistance organisée dans l’environnement de l’Armée secrète et de l’Organisation de résistance de l’armée ORA.

Missions et actions

Son témoignage documente surtout la vie quotidienne clandestine : caches successives, déplacements décidés par Imbert, crainte des opérations de police et croissance des effectifs. Miollan décrit notamment le passage des Terrassettes à d’autres refuges, puis la constitution du camp de Gaulle. Le groupe atteint jusqu’à cinquante-deux hommes répartis entre deux camps.

Arrestation / évasion / déportation

Les sources consultées pour cette notice ne permettent pas d’établir que Bertin Miollan ait été arrêté ou déporté. Il survit à la guerre et peut ultérieurement transmettre son témoignage sur la création et la vie du maquis.

Camarades de combat

Miollan cite parmi les premiers réfractaires Faure, Puget et Allamano. Il évoque ensuite Allamano, Mariottini, Payan, Nicolas, Vachet, Aye, Faure et Dorelon parmi les hommes regroupés dans le chalet des Terrassettes. Marcel Imbert est constamment désigné comme leur chef.

Retour à la vie civile

Bertin Miollan survit à la guerre. Son témoignage est ultérieurement recueilli et publié dans l’ouvrage de Marcel Imbert consacré au maquis de Boscodon. Il constitue aujourd’hui l’un des témoignages directs les plus précis sur la naissance du groupe. Il meurt le 23 janvier 2004 à Castelnau-le-Lez.

Décorations

Aucune décoration attribuée individuellement à Bertin Miollan n’a pu être confirmée lors des présentes recherches dans les sources accessibles. Cette absence de résultat ne signifie pas qu’il n’ait reçu aucune distinction.

Lieux de mémoire

Son témoignage est associé aux principaux lieux du maquis de Boscodon : ancienne abbaye, Terrassettes, forêt de Boscodon et camp de Gaulle.

Références bibliographiques

Résistance en Embrunais. Le Maquis du Boscodon 1943-1945. Marcel Imbert, avec le concours de Roger Cézanne, 1995. L’ouvrage reproduit le témoignage de Bertin Miollan sur son refus du STO et la naissance du maquis.

Références internet

Embrun en 1939-1945. La page « Miollan Bertin, maquisard du Boscodon » reproduit largement son témoignage et constitue la principale source accessible sur son parcours résistant. Miollan Bertin, maquisard du Boscodon

Fichier INSEE des personnes décédées. Les données indexées confirment l’identité Bertin Jean-Marie Miollan, sa naissance le 22 août 1921 à Chorges et son décès le 23 janvier 2004 à Castelnau-le-Lez.

Dossier d’homologation consulté

Aucune cote SHD GR 16 P correspondant avec certitude à Bertin Jean-Marie Miollan n’a été retrouvée lors des présentes recherches.

Observations

L’identification civile est solidement établie par les données d’état civil indexées. Le parcours résistant repose principalement sur son propre témoignage, reproduit dans l’ouvrage de Marcel Imbert et dans les travaux mémoriels consacrés au maquis de Boscodon.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité est confirmée par des données d’état civil et l’engagement résistant par un témoignage direct détaillé, cohérent avec celui de Marcel Imbert et la chronologie générale du maquis.

Chronologie

DateÉvénement
22 août 1921Naissance à Chorges.
19 mars 1943Refuse le STO et gagne Boscodon avec trois autres réfractaires.
16 avril 1943Regroupement des premiers hommes aux Terrassettes.
1943-1944Vie clandestine au sein du maquis de Boscodon.
Après-guerreTransmission de son témoignage sur le maquis.
23 janvier 2004Décès à Castelnau-le-Lez.

Sources consultées

Embrun en 1939-1945. « Miollan Bertin, maquisard du Boscodon ». Cette page reproduit son témoignage sur le refus du STO, l’arrivée du 19 mars 1943, les premiers refuges et la constitution du maquis. Témoignage de Bertin Miollan

Fichier INSEE des personnes décédées, données indexées. Ces données ont permis de préciser ses prénoms, sa date et son lieu de naissance ainsi que sa date et son lieu de décès.

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