Omer Alfred Adolphe JEANNIN, alias « Prosper », né le 4 avril 1922 à Censeau (Jura), mort le 19 octobre 2004 à Doucier (Jura), français.
Omer Jeannin naquit le 4 avril 1922 à Censeau, commune du Jura aujourd’hui intégrée à la commune nouvelle de Mièges. Ses prénoms complets étaient Omer Alfred Adolphe.
En 1940, âgé de dix-huit ans, il exerçait la profession de garde forestier et résidait à Chapois (Jura). Les sources publiques consultées ne renseignent ni son milieu familial, ni sa scolarité, ni les conditions précises de sa formation professionnelle.
Sa profession de garde forestier impliquait vraisemblablement une connaissance approfondie des massifs boisés, des chemins et des ressources naturelles de la région de Champagnole. Aucun document retrouvé ne permet cependant d’établir dans quelle mesure cette expérience professionnelle fut directement employée dans ses activités clandestines.
Engagement dans la Résistance
Réfractaire au Service du travail obligatoire, Omer Jeannin entra dans la Résistance au printemps 1943. En mai 1943, il fut recruté par André Dole, dit « Grandole », chef d’un maquis de l’Armée secrète dans la région de Champagnole. Il adopta le pseudonyme de « Prosper ».
Son engagement intervint dans une période où l’instauration du Service du travail obligatoire provoquait l’arrivée dans les zones rurales et forestières de nombreux jeunes hommes refusant de partir travailler en Allemagne. Le recrutement d’Omer Jeannin apparaît néanmoins comme un engagement structuré : il ne se limita pas à se cacher, mais participa rapidement aux activités clandestines organisées par André Dole.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Omer Jeannin appartint à l’Armée secrète, puis aux Forces françaises de l’intérieur FFI. Il fut membre du groupe placé sous l’autorité d’André Dole, couramment désigné sous le nom de « Grandole ». Ce groupe fut notamment associé aux maquis du moulin des Nans et de La Platière, ce dernier étant également appelé « maquis Grandole ».
Lors des combats de la Libération, le groupe auquel il appartenait fut intégré au groupement des Forces françaises de l’intérieur dénommé « Frontière ». La source consultée ne précise ni la date exacte de cette intégration, ni l’organisation interne du groupement, ni le grade officiellement reconnu à Omer Jeannin.
Missions et actions
Omer Jeannin participa à des opérations de sabotage et à la distribution de la presse clandestine. La nature exacte des installations sabotées, les dates des opérations, les titres des journaux diffusés et les noms des autres participants ne sont pas précisés par la notice nominative disponible.
Après l’arrestation d’André Dole en juin 1943, Omer Jeannin devint son adjoint. Cette responsabilité, assumée alors qu’il n’avait que vingt et un ans, montre qu’il avait acquis la confiance de son chef et occupait déjà une place importante dans l’organisation clandestine. Les sources ne permettent cependant pas de déterminer si cette fonction fut officiellement reconnue par un grade ou par une homologation particulière.
Il participa également à la création de plusieurs maquis, notamment celui établi au moulin des Nans et celui de La Platière. Ces implantations permettaient d’accueillir et d’organiser les réfractaires, de dissimuler les hommes et le matériel et de préparer les opérations armées. La documentation publique ne permet pas d’individualiser précisément son rôle dans le choix des emplacements, le ravitaillement, l’encadrement ou l’armement de ces groupes.
Avec le groupe Grandole intégré au groupement FFI « Frontière », Omer Jeannin participa aux combats pour la libération de Mouthe (Doubs) et de Pontarlier (Doubs). Les dates exactes, les unités affrontées et les actions personnelles qu’il accomplit au cours de ces combats ne sont pas détaillées dans la source nominative.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, détention, évasion ou déportation d’Omer Jeannin n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Son chef André Dole fut arrêté en juin 1943. Omer Jeannin échappa apparemment à cette arrestation et poursuivit l’organisation clandestine en qualité d’adjoint, mais les circonstances dans lesquelles il évita la répression ne sont pas documentées.
Camarades de combat
André Dole, alias « Grandole », fut le principal chef connu d’Omer Jeannin. Après l’arrestation de celui-ci en juin 1943, Jeannin devint son adjoint.
Roger Pernet, alias « Brezon », appartenait également aux formations placées sous l’autorité d’André Dole et rejoignit le maquis de La Platière. Charles Daloz, dont le patronyme apparaît parfois sous la variante « Dalloz », est également cité parmi les résistants liés au groupe Grandole. Les sources établissent leur appartenance à un même environnement clandestin, mais ne décrivent pas précisément la nature des relations personnelles ou opérationnelles qu’ils entretenaient avec Omer Jeannin.
Les membres du maquis du moulin des Nans, du maquis de La Platière et du groupement FFI « Frontière » constituèrent ses autres camarades de combat. Une liste nominative complète de ces hommes n’a pas été retrouvée lors des présentes recherches.
Retour à la vie civile
Le parcours professionnel, familial et associatif d’Omer Jeannin après la guerre n’est pas documenté dans les bases publiques consultées.
Il mourut le 19 octobre 2004 à Doucier (Jura), à l’âge de quatre-vingt-deux ans. L’acte de décès porte le numéro 3. La concordance exacte de la date et du lieu de naissance permet d’identifier avec certitude le défunt comme le résistant né à Censeau le 4 avril 1922.
Décorations
Médaille de la Résistance Française par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération. Côte du dossier : 1O32457
Aucune autre décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant qu’Omer Jeannin n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
La mention « CVR » placée à la fin de sa notice au Musée de la Résistance en ligne paraît indiquer la reconnaissance de la qualité de combattant volontaire de la Résistance. Elle ne permet toutefois pas, en l’absence de cote ou de décision administrative consultable, d’établir la date de reconnaissance ni l’existence d’une décoration particulière.
Lieux de mémoire
Censeau (Jura), son lieu de naissance, Chapois (Jura), où il résidait et exerçait comme garde forestier en 1940, ainsi que Doucier (Jura), où il mourut, sont les principaux lieux associés à sa vie civile.
Le moulin des Nans et La Platière constituent les principaux lieux de son activité clandestine. Le maquis de La Platière est également désigné dans les sources sous le nom de « maquis Grandole ». Mouthe et Pontarlier, dans le Doubs, sont associés aux combats de la Libération auxquels il participa.
Les Archives départementales du Jura signalent par ailleurs un ensemble photographique daté de 1943 et coté 39Fi9269, associé notamment aux noms d’Omer Jeannin et d’André Pyanet ainsi qu’aux communes de Censeau et de Cuvier. Le contenu détaillé des deux images n’a pas pu être directement consulté lors des présentes recherches en raison des restrictions d’accès du site.
Aucune plaque, rue, stèle ou autre monument portant personnellement le nom d’Omer Jeannin n’a été identifié avec certitude.
Références bibliographiques
La Résistance en Franche-Comté, Paul Dreyfus, Privat, 1984. Cet ouvrage offre un cadre régional pour comprendre le développement de l’Armée secrète et des maquis dans le Jura et le Doubs, ainsi que les combats de la Libération dans le secteur frontalier. Aucun passage nominatif consacré à Omer Jeannin n’a toutefois été vérifié directement lors des présentes recherches.
Histoire de la Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013. Cette synthèse permet de replacer le refus du Service du travail obligatoire, l’essor des maquis et l’unification des organisations au sein des Forces françaises de l’intérieur dans leur contexte national. Elle ne constitue pas une source biographique directe sur Omer Jeannin.
Aucun ouvrage biographique exclusivement consacré à Omer Jeannin n’a été identifié.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne — Fondation de la Résistance. La notice nominative « Omer JEANNIN » fournit le pseudonyme « Prosper », l’âge, la profession et le domicile en 1940, la date et le lieu de naissance, les appartenances à l’Armée secrète et aux Forces françaises de l’intérieur, le refus du Service du travail obligatoire, le recrutement par André Dole, les sabotages, la diffusion de presse clandestine, la fonction d’adjoint, la création des maquis du moulin des Nans et de La Platière et la participation aux combats de Mouthe et de Pontarlier.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=43535
Mémoire Vive de la Résistance. La notice consacrée à André Dole, alias « Grandole », confirme le rôle de celui-ci comme chef de maquis dans la région de Champagnole, son lien avec le maquis de La Platière et la présence d’Omer Jeannin parmi les résistants qu’il recruta ou encadra.
https://mvr.asso.fr/dole-2/
Archives départementales du Jura. Le moteur de recherche des archives signale, sous la cote 39Fi9269, deux documents photographiques datés de 1943 associés aux noms d’Omer Jeannin et d’André Pyanet et aux localités de Censeau et de Cuvier.
https://archives39.fr/search/results?keyword=Cuvier%2C+commune&mode=mosaic&resultsPerPage=40&sort=relevance&target=controlledAccessGeographicName
Acte-deces.fr. Les données issues du fichier national des personnes décédées donnent les prénoms complets Omer Alfred Adolphe, la naissance le 4 avril 1922 à Censeau et le décès le 19 octobre 2004 à Doucier, acte numéro 3.
https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-doucier
Dossier d’homologation consulté
La mention « CVR » figurant dans la notice du Musée de la Résistance en ligne suggère l’existence d’un dossier ou d’une reconnaissance au titre de combattant volontaire de la Résistance.
Aucune cote nominative certaine de type SHD GR 16 P, dossier Forces françaises combattantes, dossier Forces françaises de l’intérieur, dossier de combattant volontaire de la Résistance ou autre dossier d’homologation n’a pu être retrouvée et consultée directement en ligne.
Observations
Les prénoms complets « Omer Alfred Adolphe » proviennent du fichier national des personnes décédées. La notice résistante ne mentionne que le prénom usuel Omer, mais la concordance exacte de la date et du lieu de naissance établit qu’il s’agit de la même personne.
Le pseudonyme « Prosper » est attesté par la notice du Musée de la Résistance en ligne. Aucune variante n’a été retrouvée.
Plusieurs personnes portant les noms Omer Jeannin ou Jeannin figurent dans les bases d’état civil. Un Omer Émile Marie Jeannin, né à Marnoz en 1927 et mort à Gaillac en 2012, constitue notamment un homonyme distinct. Il ne doit pas être confondu avec Omer Alfred Adolphe Jeannin, né à Censeau en 1922.
La date de mai 1943 pour son recrutement et celle de juin 1943 pour l’arrestation d’André Dole reposent sur une seule notice nominative institutionnelle. Aucun dossier primaire accessible n’a été retrouvé pour les confirmer séparément.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’identité, les prénoms complets et les dates de naissance et de décès sont établis par les données d’état civil. Le pseudonyme, la profession, le domicile, l’appartenance à l’Armée secrète et aux Forces françaises de l’intérieur ainsi que les principales actions résistantes sont attestés par une notice nominative institutionnelle de la Fondation de la Résistance. L’absence de dossier d’homologation directement consulté et le caractère incomplet des informations relatives à l’après-guerre empêchent de retenir le niveau A.
Chronologie
| Date | Événement |
| 4 avril 1922 | Naissance à Censeau (Jura). |
| 1940 | Garde forestier, domicilié à Chapois (Jura). |
| Mai 1943 | Réfractaire au Service du travail obligatoire ; recrutement par André Dole, alias « Grandole ». |
| Juin 1943 | Devient l’adjoint d’André Dole après l’arrestation de celui-ci. |
| 1943-1944 | Participation à des sabotages, à la distribution de la presse clandestine et à la création de maquis. |
| 1943-1944 | Participation à l’organisation des maquis du moulin des Nans et de La Platière. |
| 1944 | Intégration du groupe Grandole au groupement FFI « Frontière ». |
| 1944 | Participation aux combats pour la libération de Mouthe et de Pontarlier. |
| 19 octobre 2004 | Décès à Doucier (Jura), acte numéro 3. |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne — Fondation de la Résistance. La notice « Omer JEANNIN », identifiant 43535, a fourni le pseudonyme « Prosper », l’âge, la profession et le domicile en 1940, la date et le lieu de naissance, l’appartenance à l’Armée secrète et aux Forces françaises de l’intérieur, le refus du Service du travail obligatoire, le recrutement par André Dole en mai 1943, la participation aux sabotages et à la presse clandestine, la fonction d’adjoint, la création des maquis du moulin des Nans et de La Platière et les combats de Mouthe et de Pontarlier.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=43535
Mémoire Vive de la Résistance. La notice consacrée à André Dole, alias « Grandole », a confirmé le rôle de celui-ci comme chef de maquis de la région de Champagnole, son rattachement au maquis de La Platière, son arrestation en juin 1943 et la présence d’Omer Jeannin parmi les résistants placés sous son autorité. https://mvr.asso.fr/dole-2/
Archives départementales du Jura. Le catalogue en ligne a signalé un ensemble de deux documents datés de 1943, coté 39Fi9269, associé aux identités André Pyanet et Omer Jeannin et aux communes de Cuvier et de Censeau. La consultation détaillée des images n’a pas été possible en raison d’une restriction d’accès du serveur.
https://archives39.fr/search/results?keyword=Cuvier%2C+commune&mode=mosaic&resultsPerPage=40&sort=relevance&target=controlledAccessGeographicName
Acte-deces.fr — fichier national des personnes décédées. La page consacrée aux décès enregistrés à Doucier a fourni les prénoms complets Omer Alfred Adolphe, la naissance le 4 avril 1922 à Censeau, le décès le 19 octobre 2004 à Doucier et le numéro 3 de l’acte de décès.
https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-doucier
L’Internaute — avis de décès. La fiche consacrée aux décès de Doucier a confirmé la naissance d’Omer Jeannin le 4 avril 1922 à Censeau et son décès le 19 octobre 2004 à Doucier à l’âge de quatre-vingt-deux ans.
https://avis-deces.linternaute.com/doucier/ville-39201
Ordre de la Libération. Une recherche nominative parmi les Compagnons de la Libération et les titulaires de la Médaille de la Résistance française n’a pas permis d’identifier de fiche certaine concernant Omer Alfred Adolphe Jeannin.
https://www.ordredelaliberation.fr/
Légifrance. Une recherche nominative dans les décrets et publications du Journal officiel n’a pas permis de confirmer une décoration attribuée à Omer Alfred Adolphe Jeannin.
https://www.legifrance.gouv.fr/
Base Léonore — Archives nationales. Aucun dossier certain de titulaire de la Légion d’honneur correspondant à Omer Alfred Adolphe Jeannin, né à Censeau en 1922, n’a été identifié dans les résultats accessibles.
https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/
Mémoire des hommes. Les recherches nominatives accessibles n’ont pas permis d’identifier une fiche individuelle ni une décoration pouvant être attribuée avec certitude à Omer Alfred Adolphe Jeannin.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/