Roger Marcellin Jean Désiré PERNET, alias « Brezon », né le 6 février 1922 au Larderet (Jura), mort le 10 février 2013 à Champagnole (Jura), français.
Roger Pernet naquit au Larderet, commune rurale du Jura, le 6 février 1922. En 1940, âgé de dix-huit ans, il exerçait la profession de cultivateur et demeurait dans sa commune natale. Les sources publiques consultées ne donnent aucune indication sur ses parents, sa scolarité, sa formation professionnelle ni ses obligations militaires antérieures à son engagement clandestin.
Engagement dans la Résistance
Son entrée dans la Résistance fut directement liée à son refus du Service du travail obligatoire. Devenu réfractaire, Roger Pernet prit contact avec André Dole, connu sous le pseudonyme de « Grandole », qui organisait et encadrait des maquis dans la région de Champagnole. Il adopta lui-même le pseudonyme de « Brezon ».
La date exacte de cette prise de contact n’est pas précisée par la notice conservée au Musée de la Résistance en ligne. Elle intervint nécessairement dans le contexte de l’instauration et de l’extension du Service du travail obligatoire à partir de 1943, mais aucune date plus précise ne peut être retenue sans document complémentaire.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Roger Pernet appartint aux Forces françaises de l’intérieur FFI. Il fut intégré au bataillon Valmy du groupement Nord-Jura, puis rejoignit le maquis de La Platière, également associé dans les sources à André Dole et au groupe dit « Grandole ».
Les sources disponibles ne précisent pas son grade, son unité élémentaire, la date exacte de son incorporation ni la durée reconnue de ses services dans les Forces françaises de l’intérieur.
Missions et actions
La documentation nominative accessible établit son incorporation au bataillon Valmy et sa présence au maquis de La Platière, mais ne décrit aucune opération individuelle qui puisse lui être attribuée avec certitude. Son parcours s’inscrit néanmoins dans l’action des maquis du Nord-Jura placés sous l’autorité d’André Dole, qui recrutaient notamment des réfractaires au Service du travail obligatoire et participèrent à la mobilisation armée précédant la libération du département.
Il serait historiquement imprudent de lui attribuer personnellement un sabotage, un combat ou une mission de liaison en l’absence de journal de marche, de dossier d’homologation consultable ou de témoignage nominatif.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, détention, évasion, blessure, exécution ou déportation concernant Roger Pernet n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Camarades de combat
André Dole, alias « Grandole », fut son recruteur et son chef de maquis. Les pages consacrées à ce dernier citent également Omer Jeannin et Charles Daloz parmi les résistants ayant reconnu son autorité ou son rôle de recrutement.
L’appartenance de Roger Pernet au bataillon Valmy et au maquis de La Platière permet de le rattacher à cette communauté combattante, sans qu’une liste complète de ses camarades directs ait été retrouvée.
Retour à la vie civile
Après la libération du département du Jura, Roger Pernet s’engagea pour la durée de la guerre. La source ne précise ni l’unité régulière dans laquelle il servit, ni les opérations auxquelles il participa jusqu’à la fin du conflit, ni sa date de démobilisation.
Son parcours professionnel et familial après 1945 demeure insuffisamment documenté dans les bases publiques consultées. Il conserva un lien avec Le Larderet et mourut à Champagnole le 10 février 2013, quatre jours après son quatre-vingt-onzième anniversaire. Son acte de décès porte le numéro 22.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Roger Pernet n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
La mention « CVR » figurant à la fin de la notice du Musée de la Résistance en ligne paraît renvoyer au statut ou au dossier de combattant volontaire de la Résistance. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, la preuve d’une décoration déterminée.
Lieux de mémoire
Aucune plaque, rue, stèle ou inscription commémorative portant personnellement le nom de Roger Pernet n’a été retrouvée dans les ressources publiques consultées.
Le Larderet, son lieu de naissance et son domicile en 1940, ainsi que le secteur de Champagnole et le site du maquis de La Platière constituent les principaux lieux associés à son parcours.
Aucune photographie certaine de Roger Pernet n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Références bibliographiques
La Résistance dans le Jura, François Marcot, Cêtre, 1985. Ouvrage de référence pour replacer l’engagement des maquisards jurassiens dans l’organisation départementale de la Résistance, le développement des maquis et les opérations de 1944. Il fournit le contexte historique nécessaire à l’étude du bataillon Valmy, du secteur de Champagnole et des groupes armés auxquels appartint Roger Pernet.
La Résistance en Franche-Comté, Paul Dreyfus, Privat, 1984. Synthèse régionale permettant de replacer le parcours de Roger Pernet dans l’histoire plus générale de la Résistance franc-comtoise et des combats de la Libération.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. La fiche « Roger PERNET » constitue la principale source biographique nominative retrouvée. Elle établit son pseudonyme « Brezon », sa naissance, sa profession de cultivateur, son domicile au Larderet, son statut de réfractaire au STO, son contact avec André Dole, son entrée au bataillon Valmy, son passage au maquis de La Platière et son engagement après la libération du département.
Fiche Roger PERNET — Musée de la Résistance en ligne
Service historique de la Défense. Les instruments de recherche relatifs aux formations FFI permettent de documenter l’existence de formations dénommées « Bataillon Valmy ». La seule identité de dénomination ne permet toutefois pas d’attribuer automatiquement à Roger Pernet une cote collective sans vérification archivistique supplémentaire.
Service historique de la Défense
Le Progrès / Libra Memoria. L’avis publié à la suite de son décès établit que l’Association des Anciens Combattants d’Andelot et environs considérait Roger Pernet comme l’un de ses membres ou camarades.
Dossier d’homologation consulté
La notice du Musée de la Résistance en ligne se termine par la mention « CVR », vraisemblablement issue d’une carte ou d’un dossier de combattant volontaire de la Résistance. Aucune cote de dossier individuel n’est cependant indiquée sur la page publique.
Aucune cote certaine de type SHD GR 16 P, dossier Forces françaises combattantes, Forces françaises de l’intérieur, Déporté et interné résistant ou Combattant volontaire de la Résistance n’a pu être retrouvée et directement consultée en ligne au nom de Roger Marcellin Jean Désiré Pernet.
Observations
Plusieurs personnes nommées Roger Pernet figurent dans les bases consacrées à la Résistance. Il y a quatre résistants de ce nom décoré de la médaille de la résistance. Un autre Roger Pernet, âgé de quarante ans en 1940, chauffeur à Challes-les-Eaux et membre de l’Armée secrète de Savoie en 1944, constitue un homonyme distinct. La présente notice concerne exclusivement Roger Marcellin Jean Désiré Pernet, né au Larderet le 6 février 1922, cultivateur et membre du maquis de La Platière.
Le pseudonyme est orthographié « Brezon » dans la source nominative. Aucune variante orthographique confirmée n’a été retrouvée.
La page MVR intitulée « Groupe Grandole » situe à tort ou sans justification documentaire suffisante un groupe de ce nom en Haute-Garonne, autour de Fronton, sous le commandement d’un supposé « Robert Grandole ».
Cette présentation est incompatible avec les notices nominatives concernant Roger Pernet et André Dole, qui situent « Grandole » dans la région de Champagnole, dans le Jura. Pour la présente notice, les informations nominatives et géographiquement concordantes du Musée de la Résistance en ligne ont été retenues.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité complète et les dates d’état civil sont confirmées par les données du fichier des personnes décédées. L’engagement résistant, le pseudonyme, la profession, le refus du Service du travail obligatoire et les rattachements au bataillon Valmy et au maquis de La Platière sont établis par une notice nominative institutionnelle du Musée de la Résistance en ligne. Certaines étapes du parcours militaire et de la vie après-guerre demeurent cependant non documentées.
Chronologie
| Date | Événement |
| 6 février 1922 | Naissance au Larderet (Jura). |
| 1940 | Cultivateur domicilié au Larderet ; âgé de dix-huit ans. |
| 1943 ou 1944 | Réfractaire au Service du travail obligatoire ; prise de contact avec André Dole, dit « Grandole ». |
| 1943 ou 1944 | Incorporation au bataillon Valmy du groupement Nord-Jura et entrée au maquis de La Platière. |
| 1944 | Participation à la Résistance au sein des Forces françaises de l’intérieur. |
| Après la libération du Jura | Engagement militaire pour la durée de la guerre. |
| 10 février 2013 | Décès à Champagnole (Jura), acte numéro 22. |
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance. La recherche nominative n’a pas permis d’identifier une page individuelle intitulée « Roger Pernet ». La page « DOLE André Alias Grandole » confirme le rôle d’André Dole dans les maquis de la région de Champagnole et cite Roger Pernet parmi les résistants l’ayant reconnu comme chef ou recruteur. https://mvr.asso.fr/dole-2/
Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance. La notice nominative « Roger PERNET », identifiant 43335, a fourni le pseudonyme « Brezon », la date et le lieu de naissance, l’âge, la profession, le domicile, l’appartenance aux Forces françaises de l’intérieur, le refus du Service du travail obligatoire, le contact avec André Dole, le bataillon Valmy, le maquis de La Platière et l’engagement après la libération du département.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=43335
Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance. La notice d’un homonyme, identifiant 34787, a été consultée pour le contrôle des homonymies. Elle concerne un Roger Pernet né vers 1900, chauffeur à Challes-les-Eaux et résistant en Savoie ; elle a permis d’écarter une fusion erronée des deux parcours.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=34787
Acte-deces.fr, données issues du fichier national des personnes décédées. La page consacrée aux décès enregistrés à Champagnole en 2013 a fourni les prénoms complets Roger Marcellin Jean Désiré, la date et le lieu de naissance, la date et le lieu de décès ainsi que le numéro de l’acte.
https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-champagnole-2013
Libra Memoria. L’avis de décès de Roger Pernet a confirmé son décès le 10 février 2013 à l’âge de quatre-vingt-onze ans et ses attaches avec Champagnole et Le Larderet.
https://www.libramemoria.com/defunts/pernet-roger/bd3fe9f5fc084c1fb5b758eadefad313
Ordre de la Libération. Une recherche nominative a été effectuée parmi les Compagnons de la Libération et les ressources relatives à la Médaille de la Résistance française. Aucun résultat certain concernant Roger Marcellin Jean Désiré Pernet n’a été identifié ; les résultats portant sur Jacques Pernet ou d’autres homonymes ont été écartés.
https://www.ordredelaliberation.fr/
Légifrance. Une recherche nominative dans les décrets et publications du Journal officiel n’a pas permis d’identifier avec certitude une décoration attribuée au Roger Pernet né au Larderet en 1922. Les occurrences relatives à d’autres personnes portant le même patronyme ont été écartées.
https://www.legifrance.gouv.fr/