Pierre LOEB, dit « Pierrot », né le 5 avril 1917 à Thionville (Moselle), résistant français, membre de l’Armée juive, chef du maquis de Biques (Tarn), puis chef du peloton Bleu-Blanc et commandant du 4ᵉ escadron du Corps franc de la Montagne Noire (CFMN). Officier des Forces françaises de l’intérieur, il poursuivit sa carrière dans l’armée de l’Air après la Libération.
Pierre Loeb naît à Thionville, en Moselle, le 5 avril 1917. Il effectue son service militaire d’octobre 1937 à décembre 1940 au Bataillon de l’Air n° 121 à Nancy, avant d’être affecté à la compagnie de l’Air 19 au début de la guerre. Le 20 juin 1940, le général Cochet lui délivre un certificat de satisfaction soulignant « son ardeur et son élan patriotique ». Les lois antisémites du régime de Vichy mettent cependant un terme à sa carrière militaire naissante : il est contraint de quitter l’armée puis est démobilisé à Rodez le 30 novembre 1940.
Originaire d’une Moselle annexée dès juillet 1940 par le IIIᵉ Reich, il refuse de demeurer dans une région soumise à la germanisation forcée. Il se réfugie à Toulouse où il exerce la profession de photographe. Son premier projet est de rejoindre les Forces françaises libres par l’Espagne, mais les circonstances l’amènent finalement à entrer dans la Résistance intérieure.
Engagement dans la Résistance
À Toulouse, Pierre Loeb entre en contact avec Albert Cohen, puis avec Abraham Polonski et Léonard Zupraner, responsables de l’Armée juive (AJ). Il prête serment vers le mois de juin 1943 et rejoint immédiatement les groupes clandestins de cette organisation.
Lorsque l’Armée juive décide de créer un groupe franc à Toulouse, Pierre Loeb en prend la direction avec Albert Cohen. En novembre 1943, il se porte volontaire pour rejoindre les maquis du Tarn afin d’assurer l’instruction militaire des jeunes recrues. Le 25 janvier 1944, il est officiellement nommé chef du maquis de Biques, qui rassemble alors une trentaine de combattants.
Le 2 avril 1944, dans le cadre de la réorganisation des maquis du Tarn, il rejoint avec ses hommes le camp de La Jasse de Martinou, près de Lacaune. Il y commande le 1ᵉʳ peloton avec le grade de sergent-chef. Les volontaires juifs conservent volontairement leur identité propre en arborant une épaulette bleu-blanc, symbole de leur engagement sioniste et de leur volonté de poursuivre, après la victoire sur l’Allemagne nazie, le combat pour la création d’un État juif en Palestine.
Le 20 avril 1944, le camp est attaqué par les forces allemandes. Après une journée entière de combats, les maquisards doivent évacuer leurs positions. Pierre Loeb reconstitue alors un nouveau maquis autonome à l’Espinassier, près de Labastide-Rouairoux, où il commande environ quarante-cinq hommes. En mai 1944, il est promu adjudant.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Pierre Loeb appartient successivement :
- à l’Armée juive (AJ) à partir de juin 1943 ;
- au maquis de Biques puis au maquis de l’Espinassier ;
- au Corps franc de la Montagne Noire, qu’il rejoint le 6 juin 1944 ;
- aux Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Au sein du Corps franc de la Montagne Noire, il devient l’adjoint du lieutenant Nephtali Raymond Levy-Seckel, commandant du 4ᵉ escadron, et dirige le célèbre peloton Bleu-Blanc, composé principalement de combattants issus de l’Armée juive. Cette unité constitue l’une des formations les plus originales de la Résistance française par son identité à la fois militaire, patriotique et sioniste.
Missions et actions
À partir du printemps 1944, Pierre Loeb joue un rôle majeur dans la structuration militaire des maquis issus de l’Armée juive dans le Tarn. Après avoir organisé le maquis de Biques, il assure l’instruction militaire de jeunes résistants français et étrangers, parmi lesquels de nombreux Juifs réfugiés ayant échappé aux persécutions antisémites. Son expérience acquise dans l’armée de l’Air lui permet d’instaurer une discipline rigoureuse et un entraînement militaire régulier, condition indispensable à la transformation de ces groupes clandestins en unités combattantes.
Le 6 juin 1944, jour du débarquement allié en Normandie, le maquis de l’Espinassier rejoint le Corps franc de la Montagne Noire (CFMN) installé dans le massif du Pic de Nore. Pierre Loeb devient l’adjoint du lieutenant Nephtali Raymond Levy, dit « Leblond », commandant du 4ᵉ escadron, tout en conservant le commandement opérationnel du peloton Bleu-Blanc. Cette unité rassemble principalement les combattants de l’Armée juive, reconnaissables à leurs épaulettes bleu et blanc, symbole de leur engagement dans la Résistance française et de leur attachement au projet sioniste.
Au sein du Corps franc, Pierre Loeb participe à l’organisation de l’instruction militaire, à la réception des parachutages alliés, à la sécurisation des terrains de largage et à l’encadrement quotidien des volontaires. Il prend part aux exercices tactiques destinés à préparer les hommes aux combats qui doivent accompagner le débarquement allié dans le sud de la France. Le Corps franc bénéficie alors d’importants parachutages d’armes et de matériel organisés grâce aux liaisons entretenues avec le Special Operations Executive (SOE) britannique.
Le 20 juillet 1944, les forces allemandes lancent une attaque de grande ampleur contre le camp principal du Corps franc de la Montagne Noire. Dès les premières heures des combats, le lieutenant Nephtali Raymond Levy est mortellement blessé. Pierre Loeb prend immédiatement le commandement du 4ᵉ escadron et organise le repli des survivants afin d’éviter l’anéantissement de l’unité. Malgré les pertes très importantes subies ce jour-là, cette décision permet de préserver une partie des effectifs qui poursuivront la lutte jusqu’à la Libération.
À la suite de ces combats, Pierre Loeb est promu lieutenant et reçoit officiellement le commandement du 4ᵉ escadron. Son unité participe alors aux opérations conduites par les Forces françaises de l’intérieur dans le Tarn, notamment à la libération de Mazamet, de Castres puis de l’ensemble du département au cours du mois d’août 1944. Les combattants issus de l’Armée juive continuent ensuite leur engagement au sein de la 1ʳᵉ Armée française, prenant part aux campagnes d’Alsace puis d’Allemagne.
Arrestation / évasion / déportation
Les recherches n’ont retrouvé aucune arrestation ni aucune période de déportation concernant Pierre Loeb.
Comme de nombreux responsables de l’Armée juive, il vécut pendant plusieurs mois dans une clandestinité permanente sous le pseudonyme de « Pierrot », utilisant des identités de couverture et changeant fréquemment de lieu de cantonnement afin d’échapper aux recherches de la Gestapo et de la Milice française.
Il survécut aux combats du 20 juillet 1944, contrairement à plusieurs officiers du Corps franc, notamment Henri Sévenet et Nephtali Raymond Levy.
Camarades de combat
Au cours de son activité résistante, Pierre Loeb combattit notamment aux côtés de :
- Henri Sévenet, dit « Commandant Mathieu », chef militaire du Corps franc de la Montagne Noire ;
- Roger Mompezat, dit « Commandant Roger » ou « Quercy », cofondateur du Corps franc ;
- Bernard Jouan de Kervenoaël, dit « Capitaine Saint-Michel », responsable de l’encadrement militaire ;
- Nephtali Raymond Levy, dit « Lieutenant Leblond », commandant du 4ᵉ escadron jusqu’à sa mort le 20 juillet 1944 ;
- Roger Cahen ;
- Gilbert Bloch, dit « Patrick » ;
- Robert Gamzon, dit « Castor », fondateur de la compagnie Marc Haguenau et principal responsable des Éclaireurs israélites de France dans la Résistance ;
- Jacques Lazarus, officier de l’Armée juive puis de la 1ʳᵉ Armée française.
Retour à la vie civile
À la Libération, Pierre Loeb choisit de poursuivre sa carrière militaire au sein de l’armée de l’Air.
Il devient officier d’active et sert pendant plusieurs décennies dans l’Armée de l’air française, où il poursuit une carrière qui le conduit à exercer d’importantes responsabilités jusqu’à son départ en retraite.
Il demeure ensuite très engagé dans les associations d’anciens résistants et dans les activités de mémoire consacrées à l’Armée juive, au Corps franc de la Montagne Noire et aux combattants juifs de la Résistance.
Son témoignage oral est aujourd’hui conservé au Mémorial de la Shoah, où il constitue une source majeure pour l’histoire des maquis juifs du Tarn et de l’Armée juive.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze, attribuée par citation à l’ordre du régiment du 25 avril 1945, en récompense de sa conduite au sein du Corps franc de la Montagne Noire.
- Chevalier de l’Ordre national du Mérite, par décret du 11 mai 1968.
- Croix du combattant.
- Croix du combattant volontaire 1939-1945, attribuée le 13 juillet 1970.
- Croix du combattant volontaire de la Résistance.
- Chevalier de l’Ordre de la Couronne (Belgique), par arrêté royal du 6 avril 1973.
Ces distinctions illustrent la reconnaissance officielle de son engagement militaire avant, pendant et après la Libération.
Lieux de mémoire
La mémoire de Pierre Loeb est aujourd’hui principalement conservée par plusieurs institutions patrimoniales.
Le Musée de la Résistance en ligne lui consacre une importante notice scientifique illustrée de photographies d’époque, de son livret militaire du Corps franc de la Montagne Noire, de sa citation à l’ordre du régiment et de plusieurs documents d’archives.
Le Mémorial de la Shoah conserve son témoignage écrit rédigé en juillet 1973 ainsi que plusieurs documents relatifs à son activité dans l’Armée juive et au Corps franc de la Montagne Noire.
Les Archives départementales du Tarn conservent notamment son livret militaire du Corps franc ainsi que plusieurs pièces relatives à son engagement dans les maquis du Tarn.
Enfin, son parcours est présenté dans l’exposition permanente du Musée de la Résistance en ligne consacrée aux résistants juifs, à l’Armée juive et au Corps franc de la Montagne Noire.
Références bibliographiques
Lucien Lazare, Le Tapissier de Jérusalem, Paris, Le Seuil, 2015. L’ouvrage replace Pierre Loeb dans l’histoire de l’Armée juive, des Éclaireurs israélites de France et des maquis du Tarn.
Jacques Lazarus, La Résistance juive en France, Paris, Stock. Témoignage fondamental d’un compagnon de combat de Pierre Loeb retraçant l’action militaire de l’Armée juive.
Guy de Rouville, Le Corps franc de la Montagne Noire, Toulouse, Privat, 1991. L’auteur décrit l’organisation militaire du Corps franc, les combats du Pic de Nore et les unités auxquelles appartenait Pierre Loeb.
Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance 1940-1945, Paris, Perrin. Cette synthèse replace l’action des maquis juifs dans l’histoire générale de la Résistance intérieure.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. La notice scientifique consacrée à Pierre Loeb constitue la principale source biographique. Elle est fondée sur le dossier d’homologation GR 16 P 374750, le dossier d’officier de l’armée de l’Air, les archives du Mémorial de la Shoah, des Archives départementales du Tarn et de Yad Vashem. Elle retrace l’ensemble de son parcours résistant et militaire.
https://museedelaresistanceenligne.org/media11227-Pierre-Loeb-dit-Pierrot
Musée de la Résistance en ligne – Exposition “Juifs, résistants et combattants”. Cette exposition replace Pierre Loeb dans l’histoire de l’Armée juive, du maquis de Biques, du Corps franc de la Montagne Noire et des combats de la Libération.
https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=131&theme=265
Mémoire Vive de la Résistance. Les pages consacrées au Corps franc de la Montagne Noire et à l’attaque allemande du 20 juillet 1944 permettent de replacer Pierre Loeb dans le contexte des combats du Pic de Nore et de confirmer son appartenance au noyau des cadres issus de l’Armée juive.
https://mvr.asso.fr/attaque-allemande-du-20-juillet-1944-dans-le-secteur-du-pic-de-nore/
Dossier d’homologation consulté
Les principales sources reposent sur le dossier d’homologation SHD, GR 16 P 374750, consacré à Pierre Loeb, ainsi que sur son dossier individuel d’officier de l’armée de l’Air (DE 2017 ZL 82/709). La présente notice s’appuie également sur son témoignage conservé au Mémorial de la Shoah, sur les Archives départementales du Tarn (109 J 7) et sur les Archives de Yad Vashem.
Observations
Le parcours de Pierre Loeb est particulièrement remarquable par la continuité de son engagement : ancien militaire exclu de l’armée en raison des lois antisémites de Vichy, il rejoint l’Armée juive, commande successivement le maquis de Biques, le maquis de l’Espinassier puis le peloton Bleu-Blanc du Corps franc de la Montagne Noire avant de retrouver, après la Libération, une carrière d’officier dans l’armée de l’Air.
Les archives aujourd’hui disponibles permettent de documenter son itinéraire avec une grande précision grâce au croisement des dossiers militaires, des témoignages et des fonds conservés par plusieurs institutions patrimoniales.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A —L’état civil, le parcours militaire, les responsabilités exercées dans l’Armée juive et le Corps franc de la Montagne Noire, les homologations, les décorations et la carrière après-guerre sont établis par des dossiers d’archives identifiés (SHD, Mémorial de la Shoah, Archives départementales du Tarn, Yad Vashem) et par une notice scientifique de référence.
Chronologie
| Date | Événement |
| 5 avril 1917 | Naissance à Thionville (Moselle). |
| Octobre 1937 | Début du service militaire au Bataillon de l’Air n° 121. |
| 30 novembre 1940 | Démobilisation à Rodez après son exclusion de l’armée par les lois antisémites. |
| Juin 1943 | Entrée dans l’Armée juive. |
| 25 janvier 1944 | Nommé chef du maquis de Biques. |
| 20 avril 1944 | Combat de La Jasse de Martinou ; création du maquis de l’Espinassier. |
| 6 juin 1944 | Intègre le Corps franc de la Montagne Noire ; commande le peloton Bleu-Blanc. |
| 20 juillet 1944 | Combat du Pic de Nore ; prend le commandement du 4ᵉ escadron après la disparition de Raymond Levy. |
| 1ᵉʳ août 1944 | Nommé adjudant-chef FFI. |
| 15 août 1944 | Reformation du Corps franc ; participation aux combats de la Libération. |
| 25 avril 1945 | Citation à l’ordre du régiment avec attribution de la Croix de guerre. |
| 7 juin 1946 | Homologation du grade de lieutenant FFI. |
| 11 mai 1968 | Nommé chevalier de l’Ordre national du Mérite. |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne. La notice scientifique consacrée à Pierre Loeb a constitué la source principale de cette étude. Elle est fondée sur le dossier d’homologation du Service historique de la Défense (GR 16 P 374750), le dossier individuel d’officier de l’armée de l’Air (DE 2017 ZL 82/709), le témoignage de Pierre Loeb conservé au Mémorial de la Shoah, les Archives départementales du Tarn (109 J 7) et les Archives de Yad Vashem. Elle fournit l’état civil, le parcours militaire, les responsabilités dans l’Armée juive et le Corps franc de la Montagne Noire, les décorations et les reproductions de plusieurs documents originaux.
https://museedelaresistanceenligne.org/media11227-Pierre-Loeb-dit-Pierrot
Mémoire Vive de la Résistance. Les pages consacrées au Corps franc de la Montagne Noire et à l’attaque allemande du 20 juillet 1944 ont permis de confirmer la place de Pierre Loeb parmi les cadres issus de l’Armée juive et de replacer son action dans le déroulement des combats du Pic de Nore.
https://mvr.asso.fr/attaque-allemande-du-20-juillet-1944-dans-le-secteur-du-pic-de-nore/
Musée de la Résistance en ligne. La notice scientifique consacrée à Pierre Loeb, rédigée par Fabrice Bourrée et Valérie Pietravalle, a constitué la source principale de cette étude. Fondée sur le dossier d’homologation du Service historique de la Défense (GR 16 P 374750), le dossier individuel d’officier de l’armée de l’Air (DE 2017 ZL 82/709), le témoignage conservé au Mémorial de la Shoah, les Archives départementales du Tarn et les Archives de Yad Vashem, elle fournit l’état civil, le parcours militaire, l’engagement dans l’Armée juive, le maquis de Biques, le Corps franc de la Montagne Noire, les décorations et la carrière après la Libération.
https://museedelaresistanceenligne.org/media11227-Pierre-Loeb-dit-Pierrot
Musée de la Résistance en ligne – Exposition « Juifs, résistants et combattants ». Cette exposition replace Pierre Loeb dans le contexte général de la Résistance juive, de l’Armée juive, du maquis de Biques et du Corps franc de la Montagne Noire. Elle permet de situer son action parmi celle des autres cadres issus de l’Armée juive, notamment Nephtali Raymond Levy, Jacques Lazarus et Albert Cohen.
https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=131&theme=265
Mémoire Vive de la Résistance. Les pages consacrées au Corps franc de la Montagne Noire et à l’attaque allemande du 20 juillet 1944 ont été consultées afin de replacer Pierre Loeb dans le déroulement des opérations militaires, de confirmer son appartenance au peloton Bleu-Blanc puis au 4ᵉ escadron, ainsi que les circonstances de la disparition du lieutenant Raymond Levy et de la réorganisation du Corps franc.
Service historique de la Défense (SHD). Les références archivistiques citées dans la notice scientifique ont été vérifiées. Elles concernent principalement le dossier d’homologation GR 16 P 374750 et le dossier individuel d’officier de l’armée de l’Air DE 2017 ZL 82/709, qui constituent les principales sources primaires relatives au parcours militaire de Pierre Loeb.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr
Mémorial de la Shoah. Le témoignage écrit rédigé par Pierre Loeb en juillet 1973, conservé sous la cote DLXI-65, a servi de source primaire pour plusieurs éléments de son parcours dans l’Armée juive et le Corps franc de la Montagne Noire. Cette référence est signalée dans la notice scientifique du Musée de la Résistance en ligne.
Archives départementales du Tarn. Le fonds 109 J 7 a fourni le livret militaire du Corps franc de la Montagne Noire ainsi que plusieurs documents relatifs au parcours de Pierre Loeb dans les maquis tarnais.
Yad Vashem. Les archives de Yad Vashem ont été utilisées pour compléter la documentation relative aux résistants juifs engagés dans le Corps franc de la Montagne Noire. Elles sont citées parmi les sources primaires de la notice scientifique.https://www.yadvashem.org/