La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MERLI Pierre Olinde alias « Nikli »,

Pierre Olinde MERLI, alias « Nikli », né le 6 février 1920 à Arezzo (Italie), mort le 3 novembre 2002 à Antibes (Alpes-Maritimes), de nationalité française.

Pierre Merli naît à Arezzo, en Toscane, dans une famille italienne qui s’établit ensuite en France. Il effectue des études de droit à Aix-en-Provence avant d’être mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale. En septembre 1939, il rejoint une unité d’artillerie française. Fait prisonnier lors de la campagne de 1940, il est interné en Allemagne avant de s’évader en 1941. Cette évasion marque le début de son engagement dans la Résistance.

Engagement dans la Résistance

Après son retour en France, Pierre Merli se réfugie à Nice en 1942. Avec d’autres évadés de captivité, il participe à la fondation du Mouvement national de résistance des prisonniers de guerre et déportés (MNRPGD). Il en devient rapidement le responsable régional, tandis que François Mitterrand en assure la direction nationale. Son nom de guerre est « Nikli ».

Appartenance à un réseau ou mouvement

  • Mouvement national de résistance des prisonniers de guerre et déportés (MNRPGD).
  • Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).
  • Responsable du maquis Morgan dans le Sud-Est.

Pierre Merli, alias « Nikli », exerce des responsabilités régionales dans le mouvement de Résistance des prisonniers de guerre dans le Sud-Est et participe à l’organisation de ses structures armées. Dans les Alpes-Maritimes, le maquis ou groupe « Morgan », créé et dirigé par Georges Foata, alias « Morgan », est lié au mouvement des prisonniers de guerre ainsi qu’au mouvement Combat. Il opère notamment dans le secteur du Cheiron puis dans la vallée de la Vésubie en 1944.

Missions et actions

À partir de 1943, Pierre Merli coordonne les activités clandestines entre Marseille et Nice. Sous le pseudonyme de « Nikli », il organise les liaisons entre les groupes de résistants, favorise le développement du maquis Morgan et contribue à la structuration de l’ORA dans le Sud-Est. Son action renforce l’efficacité des organisations militaires clandestines dans les Alpes-Maritimes au moment où la répression allemande s’intensifie après l’occupation de la zone sud.

Parallèlement à son activité résistante, il participe au sauvetage de personnes juives en facilitant notamment la production de faux papiers et leur passage vers des zones plus sûres.

Cette action humanitaire lui vaudra d’être reconnu après la guerre comme Juste parmi les Nations.

Arrestation / captivité

Prisonnier de guerre en 1940, Pierre Merli s’évade d’Allemagne en 1941. Durant le reste de l’Occupation, il échappe aux recherches des autorités allemandes et poursuit ses activités clandestines jusqu’à la Libération.

Camarades de combat

Pierre Merli agit aux côtés des responsables du MNRPGD et de l’ORA. Il entretient des liens étroits avec François Mitterrand, responsable national du MNRPGD, ainsi qu’avec les cadres de la Résistance militaire du Sud-Est.

Retour à la vie civile

À la Libération, il est chargé du reclassement des anciens prisonniers de guerre pour le ministère des Anciens Combattants. Il devient ensuite administrateur civil.

Sa carrière politique est particulièrement importante :

  • maire d’Antibes de 1971 à 1995,
  • sénateur des Alpes-Maritimes de 1980 à 1988
  • député de 1988 à 1997.

Décorations

  • Commandeur de la Légion d’honneur.
  • Croix de guerre 1939-1945.
  • Médaille de la Résistance française par décret du 31 Mars 1947 JO 13 juillet 1947 Source Ordre de la Libération Côte du dossier : 1O43693
  • Chevalier de l’Ordre du Mérite combattant.
  • Commandeur de l’Ordre de la Couronne de Belgique.
  • Juste parmi les Nations.

Lieux de mémoire

Son nom est associé à l’histoire de la Résistance dans les Alpes-Maritimes et à la ville d’Antibes dont il fut maire durant vingt-quatre années. Sa distinction de Juste parmi les Nations est conservée dans les archives de Yad Vashem.

Références bibliographiques

Jacques Isnard, Pierre Merli, Le Monde, 6 novembre 2002. Notice nécrologique retraçant son parcours de résistant et d’homme politique.

Justes parmi les nations. Les réseaux de la liberté, tome 1 — Yvon Bertorello, Éric Stoffel et Serge Scotto (scénario), Frédéric Allali et Michel Espinosa (illustrations), Éditions Plein Vent, 2023. Cet ouvrage est la référence imprimée la plus directement consacrée à l’action de Pierre Merli pendant l’Occupation. Il décrit la Résistance dans les Alpes-Maritimes face aux persécutions antisémites et présente Pierre Merli comme l’un des organisateurs du sauvetage des Juifs dans la région niçoise, parallèlement au réseau Marcel de Moussa Abadi et Odette Rosenstock. Il évoque notamment la fabrication de faux papiers et la mise à l’abri d’enfants et d’adultes juifs avec l’aide de religieux et d’autres résistants.

Les Alpes-Maritimes de 1939 à 1945 : un département dans la tourmente — Jean-Louis Panicacci, Éditions Serre, 1989. Ouvrage de référence de 398 pages consacré aux Alpes-Maritimes durant la Seconde Guerre mondiale, issu des travaux universitaires de Jean-Louis Panicacci. Il replace l’activité de Pierre Merli et du MNRPGD dans le contexte beaucoup plus large des occupations italienne et allemande, de la Résistance azuréenne, des persécutions contre les Juifs et de la Libération. Il constitue une source essentielle pour comprendre l’environnement politique, militaire et clandestin dans lequel agit « Nikli ».

La Résistance azuréenne — Jean-Louis Panicacci et Jean Garcin, Éditions Serre, 1994. Cette étude de 259 pages est spécifiquement consacrée aux mouvements clandestins et à la Résistance dans les Alpes-Maritimes et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle permet de replacer Pierre Merli parmi les responsables de la Résistance locale et d’étudier les différentes organisations présentes dans le département, leurs cadres et leurs actions. Sa bibliographie importante en fait également un point de départ utile pour poursuivre les recherches sur le MNRPGD, l’ORA et les réseaux azuréens.

Les Alpes-Maritimes dans la guerre, 1939-1945 — Jean-Louis Panicacci, Éditions De Borée, 2013. Cette vaste synthèse de près de 470 pages reprend et actualise plusieurs décennies de recherches consacrées aux Alpes-Maritimes pendant la guerre. L’auteur étudie successivement Vichy, les occupations italienne et allemande, les persécutions, la Résistance, les maquis, les opérations militaires et la Libération. L’ouvrage constitue un cadre particulièrement utile pour approfondir l’action du MNRPGD de Pierre Merli et ses rapports avec les autres organisations clandestines du département.

En territoire occupé. Italiens et Allemands à Nice, 1942-1944 — Jean-Louis Panicacci, Éditions Vendémiaire, 2012. L’ouvrage analyse les deux occupations successives de Nice, italienne puis allemande, et compare leurs politiques envers la population. Il étudie notamment la collaboration, la Résistance, l’évolution de l’opinion publique et la situation dramatique des Juifs réfugiés dans la région. Ce contexte est directement pertinent pour comprendre les activités clandestines de Pierre Merli, notamment la fourniture de faux papiers et la protection de personnes recherchées après l’arrivée des Allemands en septembre 1943.

L’UDSR ou la genèse de François Mitterrand — Éric Duhamel, préface d’Hubert Védrine, CNRS Éditions, 2007. Cette étude de 376 pages retrace l’histoire de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance et la constitution des réseaux politiques autour de François Mitterrand après la guerre. Elle est particulièrement pertinente pour Pierre Merli en raison de ses relations anciennes avec Mitterrand, nouées dans la Résistance, puis de son engagement à l’UDSR. L’ouvrage permet ainsi de suivre le prolongement politique, après la Libération, des liens constitués dans les réseaux de prisonniers de guerre et de résistants.

Références internet

Pierre Merli – Mémoire et Espoirs de la Résistance — Cette notice biographique est l’une des ressources numériques les plus directement consacrées à Pierre Merli. Elle retrace sa captivité, son évasion d’Allemagne en 1941, son installation à Nice, son rôle de chef régional du Mouvement national de résistance des prisonniers de guerre et déportés et son activité sous le pseudonyme « Nikli ». Elle indique également qu’il dirigea le maquis Morgan et souligne son rôle dans l’efficacité de l’ORA entre Marseille et Nice à partir de la fin de 1943. https://www.memoresist.org/resistant/pierre-merli/

Pierre Merli – Le Monde, 6 novembre 2002 — La notice nécrologique de Jacques Isnard constitue une source contemporaine importante sur le parcours de Pierre Merli. Elle confirme sa naissance le 6 février 1920 à Arezzo, sa captivité puis son évasion, sa participation au mouvement des prisonniers de guerre résistants et son rôle de chef régional. Elle mentionne explicitement le nom de guerre « Nikli », le maquis Morgan et son action en relation avec l’Organisation de résistance dans l’armée.
https://www.lemonde.fr/archives/article/2002/11/06/pierre-merli_4248789_1819218.html

Pierre Merli – Comité français pour Yad Vashem, dossier 933 — Cette source documente un aspect essentiel et particulièrement bien établi de l’activité clandestine de Pierre Merli : le sauvetage des Juifs. Elle explique comment il utilisa ses fonctions administratives comme couverture, procura de faux documents et organisa des mises à l’abri. Elle cite notamment Nathan-Marcel Konopnicki, Maurice Domniez et la famille de Serge Klarsfeld et rappelle que Yad Vashem reconnut Pierre Merli Juste parmi les Nations le 15 juillet 1975.
https://yadvashem-france.org/dossier/nom/933/

Pierre Merli – Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie — Cette notice développe l’activité de sauvetage de Pierre Merli dans les Alpes-Maritimes et ses fonctions de chef local de la Résistance. Elle présente son utilisation de l’administration comme couverture pour fournir de faux papiers aux personnes menacées et évoque son aide à Raissa Klarsfeld et à ses enfants après l’arrestation d’Arno Klarsfeld. La page reproduit également des informations relatives à son dossier de Juste parmi les Nations.
https://www.ajpn.org/juste-Pierre-Merli-1953.html

L’ORA dans les Alpes-Maritimes – Boris de Gueyer, Mémoire Vive de la Résistance — Cette étude est particulièrement importante pour reconstituer la place militaire de Pierre Merli dans la Résistance azuréenne. Elle décrit une réunion de juillet 1943 à Toulon avec Merli, chef départemental du MNRPG, et explique comment les effectifs et cadres de ce mouvement contribuèrent à la reconstitution de l’ORA. Pour mars 1944, elle donne « Merli, alias Neckli » comme chef départemental du MNRPG, variante orthographique intéressante du pseudonyme « Nikli ».
https://mvr.asso.fr/lora-dans-les-alpes-maritimes-par-boris-de-gueyer/

Un père et un grand-père résistants – Musée de la Résistance Azuréenne — Cette ressource contient le témoignage de l’historien Jean-Louis Panicacci à propos de son père, membre du MNRPGD. Il précise que le mouvement était présidé nationalement par François Mitterrand-Morland et, dans le département, par « Pierre Merli-Nikli ». Le témoignage apporte également des informations concrètes sur la fabrication clandestine de faux papiers au sous-sol de la Maison du Prisonnier, avenue Malausséna à Nice.
https://www.musee-resistance-azureenne.fr/la-presse-en-parle/

BD « Justes parmi les Nations » – Les Enfants et Amis Abadi — Cette présentation apporte un éclairage intéressant sur les réseaux de sauvetage des Juifs dans les Alpes-Maritimes. L’association explique que l’ouvrage met en parallèle deux organisations : le réseau Marcel créé par Moussa Abadi et Odette Rosenstock et celui constitué autour de Pierre Merli. La page est utile pour distinguer ces structures tout en comprenant leurs objectifs communs de protection des enfants et adultes juifs menacés par les persécutions.
https://www.lesenfantsetamisabadi.fr/fr/article20230424.html

Lancement de la bande dessinée « Juste parmi les Nations » – Comité français pour Yad Vashem — Cette page présente Pierre Merli comme l’un des organisateurs de la Résistance et du sauvetage des Juifs à Nice au moment où les Allemands remplacent les Italiens en septembre 1943. Elle met en relation son action avec celle du réseau Marcel, de Monseigneur Paul Rémond et de plusieurs religieux et pasteurs. Elle fournit ainsi une synthèse accessible du dispositif de solidarité qui permit de cacher plusieurs centaines d’enfants.
https://yadvashem-france.org/la-vie-du-comite/actualites/lancement-de-la-bande-dessinee-juste-parmi-les-nations-avec-les-editions-plein-vent-et-le-comite-francais-pour-yad-vashem/

Sociologie de la Résistance dans les Alpes-Maritimes – Jean-Louis Panicacci — Publié dans Provence historique en 1994, cet article universitaire analyse les caractéristiques sociales, professionnelles, politiques et religieuses des résistants des Alpes-Maritimes. Même s’il ne constitue pas une biographie de Pierre Merli, il offre un cadre scientifique particulièrement pertinent pour replacer le responsable du MNRPGD dans la sociologie générale des mouvements et des cadres de la Résistance azuréenne.
https://www.persee.fr/doc/prohi_0033-1856_1994_num_44_178_2467

Mouvement national des prisonniers de guerre et des déportés – Bibliothèque nationale de France — La notice du catalogue de la BnF décrit le périodique clandestin du Mouvement national des prisonniers de guerre et des déportés, organisation dont Pierre Merli fut l’un des responsables dans les Alpes-Maritimes. La publication, apparue clandestinement à partir de 1944, constitue une source primaire permettant d’étudier l’organisation, son discours et ses activités pendant la Résistance. La notice signale également l’existence d’une reproduction numérique conservée par Gallica.
https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb437857675

Stèle de la Pointe de l’Ilette, Antibes – Musée de la Résistance en ligne — Cette fiche patrimoniale apporte un élément intéressant sur le travail mémoriel ultérieur de Pierre Merli. Elle indique que la stèle fut inaugurée en 1992 par Pierre Merli, alors député-maire d’Antibes et présenté comme ancien chef régional du MNRPGD, en présence de Sir Brooks Richards, ancien responsable du SOE. Le monument rappelle notamment l’arrivée clandestine d’agents britanniques destinés à entrer en relation avec la Résistance azuréenne.
https://museedelaresistanceenligne.org/media4240-Stle-de-la-Pointe-de-lIlette-Antibes

Jacques Adam – Musée de la Résistance en ligne — Cette notice consacrée au résistant Jacques Adam apporte un témoignage indirect sur l’environnement clandestin de Pierre Merli à Nice. Elle précise qu’Adam connaissait Pierre Merli, présenté comme l’un des fondateurs du mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, et que Merli fréquentait la maison familiale. Elle permet donc de documenter les relations personnelles et militantes qui structuraient les premiers groupes résistants niçois.
https://museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=7665&sens=verso

Joséphine Della Sale, dite Sœur Thomasine – Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie — Cette notice documente le réseau de protection d’enfants lié à Pierre Merli. Elle indique que plusieurs enfants juifs, dont Édouard Konopnicki, Jacques et Henri Morgenstern, Isaac Niego et Claude Cohen, furent cachés au couvent Sainte-Marie de Peille et rattache explicitement ces sauvetages au réseau dirigé par Pierre Merli. Elle éclaire ainsi le fonctionnement concret de l’une des ramifications de son organisation de sauvetage. https://www.ajpn.org/juste-Josephine-Della-Sale-1918.html

Joséphine Della Sale – Comité français pour Yad Vashem — Le dossier consacré à Sœur Thomasine confirme que plusieurs enfants juifs furent cachés pendant l’hiver 1943-1944 au couvent de Peille et précise qu’ils appartenaient, avec des enfants non juifs de résistants, au dispositif de protection lié au réseau dirigé par Pierre Merli. Cette source institutionnelle complète utilement le dossier personnel de Merli et permet d’identifier certains bénéficiaires de son organisation clandestine. https://yadvashem-france.org/justes_de_france/13093/

Publications du Musée de la Résistance Azuréenne — Cette page rassemble les Documents, Témoignages, Recherches publiés par le Musée de la Résistance Azuréenne. Plusieurs dossiers concernent directement le cadre dans lequel agit Pierre Merli : communications clandestines, Libération des Alpes-Maritimes, Résistance azuréenne au pouvoir, libération de l’arrière-pays niçois et lieux de mémoire. Cette collection constitue une ressource spécialisée utile pour approfondir le contexte régional et identifier de nouvelles sources documentaires.
https://www.musee-resistance-azureenne.fr/publication/

Dossier d’homologation consulté

Aucun dossier nominatif du Service historique de la Défense n’a pu être identifié lors des présentes recherches.

Observations

Les principales sources concordent sur le parcours résistant de Pierre Merli, son rôle au sein du MNRPGD, son commandement du maquis Morgan et son engagement dans le sauvetage de Juifs pendant l’Occupation. Son action lui a valu la reconnaissance de Juste parmi les Nations par Yad Vashem.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A —Les éléments biographiques reposent sur des sources concordantes issues de Mémoire et Espoirs de la Résistance, du Sénat, de Le Monde et de Yad Vashem/AJPN.

Chronologie

DateÉvénement
6 février 1920Naissance à Arezzo (Italie).
Septembre 1939Mobilisation dans l’artillerie française.
1940Fait prisonnier en Allemagne.
1941Évasion de captivité.
1942Installation à Nice et entrée dans la Résistance.
1943Responsable régional du MNRPGD et chef du maquis Morgan (« Nikli »).
1945Reclassement des anciens prisonniers de guerre.
1971Élu maire d’Antibes.
1980Élu sénateur des Alpes-Maritimes.
1988Élu député.
3 novembre 2002Décès à Antibes.

Sources consultées

Les notices de Mémoire et Espoirs de la Résistance, Le Monde, le Sénat et AJPN – Les Justes parmi les Nations ont été croisées pour établir cette notice biographique. Elles concordent sur les principales étapes de son parcours résistant, ses responsabilités au sein du MNRPGD et de l’ORA, ainsi que sur sa reconnaissance comme Juste parmi les Nations.

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