André Maximin MERMET, alias « lieutenant Jean-Claude », puis « lieutenant Christian », né le 10 mars 1919 à Briançon (Hautes-Alpes), mort le 11 octobre 1944 à Briançon (Hautes-Alpes), français.
André Maximin Mermet naît le 10 mars 1919 à Briançon. Les sources biographiques disponibles le donnent comme instituteur avant ou pendant la guerre. Les présentes recherches n’ont pas permis de reconstituer avec suffisamment de précision son milieu familial, ses études ni sa formation militaire initiale.
Une difficulté documentaire mérite d’être signalée : une source historique locale consacrée aux maquisards des Hautes-Alpes l’appelle « Claude Mermet », alors que les données issues du Maitron reprises par l’AJPN l’identifient comme André Maximin Mermet. La concordance des pseudonymes « lieutenant Jean-Claude » puis « lieutenant Christian », du parcours dans le secteur de Chorges et des fonctions exercées permet néanmoins de rattacher ces informations au même résistant.
Engagement dans la Résistance
André Mermet appartient à l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA). Son activité est principalement documentée dans les Hautes-Alpes et particulièrement dans le secteur de Chorges.
Une source locale ancienne indique son arrivée dans le dispositif clandestin le 11 février 1944. Connu d’abord sous le pseudonyme de « lieutenant Jean-Claude », puis sous celui de « lieutenant Christian », il échappe de peu à une tentative d’arrestation de la Gestapo à l’école de La Bâtie-Vieille. Il se réfugie alors au Forest.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son appartenance à l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) est attestée par les données biographiques issues du Maitron. Son parcours s’inscrit ensuite dans le dispositif des Forces françaises de l’intérieur (FFI) des Hautes-Alpes et plus précisément dans le secteur B, organisé autour de Chorges.
Missions et actions
Après son passage au Forest, Mermet est envoyé par le lieutenant Jean-Bernard Rouxel à Bréziers comme instructeur militaire. Cette fonction correspond au rôle joué par plusieurs jeunes officiers et cadres militaires dans la transformation des groupes de réfractaires et de maquisards en formations capables de participer aux combats de la Libération.
Son rôle devient plus important après les arrestations qui frappent le commandement du secteur. La source de Richard Duchamblo indique qu’il devient chef du secteur B après l’arrestation de Casanova et des lieutenants Rouxel et Radius. Il commande donc le secteur dans la phase décisive précédant la libération des Hautes-Alpes.
Sous ses ordres, des maquisards du secteur participent notamment aux opérations conduisant à la libération de Gap, puis de Briançon.
Arrestation / évasion / déportation
André Mermet échappe de justesse à la Gestapo lorsque celle-ci vient l’arrêter à l’école de La Bâtie-Vieille. Il réussit à gagner le maquis et poursuit son activité clandestine.
Aucune déportation n’est documentée.
Après la Libération, son destin reste directement lié aux opérations militaires : il est victime d’une mine dans le Queyras, à Aiguilles, et meurt des suites de cet accident de guerre à Briançon le 11 octobre 1944.
Camarades de combat
Son parcours est directement associé à Paul-Marie Radius et Jean-Bernard Rouxel, jeunes officiers engagés dans l’encadrement militaire des maquisards. Rouxel est notamment celui qui l’envoie à Bréziers comme instructeur.
La documentation mentionne également Louis Rouxel, frère de Jean-Bernard, qui rejoint le maquis de Bréziers comme adjoint de Mermet.
Retour à la vie civile
André Mermet ne connaît pas de retour durable à la vie civile. Après avoir participé aux opérations de la Libération, il est mortellement blessé par l’explosion d’une mine dans le Queyras et décède le 11 octobre 1944, moins de deux mois après la libération de Gap.
Décorations
Médaille de la Résistance Française à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération Côte du dossier : 1O43714
Aucune autre décoration n’a pu être confirmée avec suffisamment de précision dans les bases institutionnelles consultées lors des présentes recherches. Cela ne signifie pas qu’André Mermet n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être documentée avec certitude dans les sources accessibles.
Lieux de mémoire
Son décès à la suite de l’explosion d’une mine dans le secteur d’Aiguilles et son rattachement à Briançon inscrivent sa mémoire dans l’histoire de la Libération des Hautes-Alpes. Les présentes recherches n’ont toutefois pas permis d’identifier avec certitude un monument ou une voie portant spécifiquement son nom.
Références bibliographiques
Richard DUCHAMBLO, Maquisards et Gestapo, Gap, Imprimerie Ribaud Frères. Cette source locale constitue l’un des documents les plus utiles pour reconstituer l’organisation des maquis des Hautes-Alpes. Elle apporte des renseignements particulièrement précis sur Mermet, ses pseudonymes, son arrivée en février 1944, son passage au Forest et à Bréziers et sa prise de commandement du secteur B.
Références internet
AJPN – Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie. La page consacrée aux arrestations dans les Hautes-Alpes reprend les données du Maitron concernant André Maximin Mermet : naissance le 10 mars 1919 à Briançon, pseudonymes « lieutenant Jean-Claude » et « lieutenant Christian », profession d’instituteur, appartenance à l’ORA et décès le 11 octobre 1944. AJPN — Arrestations à Briançon
Bibliothèque numérique IDBE. La numérisation de Maquisards et Gestapo de Richard Duchamblo apporte les informations les plus détaillées sur le rôle opérationnel de Mermet dans le secteur B : arrivée le 11 février 1944, pseudonymes, fuite devant la Gestapo, fonction d’instructeur et prise de commandement après les arrestations de Casanova, Rouxel et Radius. Maquisards et Gestapo — document numérisé
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P attribuable avec certitude à André Maximin Mermet n’a été retrouvée dans les résultats accessibles lors des présentes recherches.
Observations
La principale divergence porte sur le prénom. Maquisards et Gestapo utilise Claude Mermet, tandis que la notice issue du Maitron reprise par l’AJPN donne André Maximin Mermet. Les pseudonymes et le parcours sont concordants.
Il convient donc de retenir André Maximin MERMET comme identité civile, tout en conservant la variante « Claude Mermet » dans l’appareil critique.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’identité et l’engagement sont établis par des sources concordantes ; plusieurs aspects du parcours demeurent néanmoins insuffisamment documentés par des sources institutionnelles directement accessibles.
Chronologie
| Date | Événement |
| 10 mars 1919 | Naissance à Briançon (Hautes-Alpes). |
| 11 février 1944 | Arrivée documentée dans le dispositif clandestin du secteur. |
| 1944 | Échappe à la Gestapo à La Bâtie-Vieille. |
| 1944 | Envoyé à Bréziers comme instructeur militaire. |
| 1944 | Devient chef du secteur B après les arrestations de Casanova, Rouxel et Radius. |
| août 1944 | Participation du secteur aux opérations de Libération. |
| 11 octobre 1944 | Mort à Briançon après avoir sauté sur une mine à Aiguilles. |
Sources consultées
AJPN. La page relative aux arrestations dans les Hautes-Alpes, reprenant le Maitron, a fourni l’état civil d’André Maximin Mermet, ses pseudonymes, sa profession d’instituteur, son appartenance à l’ORA et les circonstances générales de sa mort. https://www.ajpn.org/arrestation-1-5023.html
Bibliothèque numérique IDBE. Maquisards et Gestapo de Richard Duchamblo a fourni les renseignements sur son arrivée le 11 février 1944, sa fuite devant la Gestapo, son passage au Forest, son envoi à Bréziers comme instructeur et sa prise de commandement du secteur B. https://bibliotheque.idbe.bzh/data/cle_287/maquisards_et_gestapo_3A_livret.pdf