Olivier GIRAN, né le 14 septembre 1920 à Sèvres, 92 – Hauts-de-Seine, France, fusillé le 16 avril 1943 à Angers (Maine-et-Loire), français.
Fils du pasteur protestant Étienne Giran, Olivier Giran effectue ses études avant de s’engager volontairement dans l’armée française au début de la Seconde Guerre mondiale. Élève officier de réserve, il est nommé aspirant en mai 1940. L’armistice de juin 1940 interrompt sa carrière militaire naissante.
Engagement dans la Résistance
Refusant la défaite, il tente d’abord de rejoindre la France libre. Après l’échec de cette tentative et une première arrestation, il rejoint à l’automne 1941 Michel Hollard, ami de sa famille, qui vient de créer le réseau de renseignement AGIR. Très rapidement, il devient l’un de ses plus proches collaborateurs.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Olivier Giran appartient au réseau AGIR, réseau de renseignement travaillant pour le Secret Intelligence Service (SIS) britannique.
Le Maitron le présente comme l’adjoint de Michel Hollard. Cette fonction est également reprise par les synthèses mémorielles consacrées au réseau AGIR.
Missions et actions
Bras droit de Michel Hollard, Olivier Giran participe à l’organisation du réseau dès 1941.
Il effectue plusieurs missions clandestines vers la Suisse afin d’assurer la transmission des renseignements recueillis par AGIR auprès des services britanniques installés à Berne. Il participe également à l’acheminement de réfugiés, notamment néerlandais, vers la frontière suisse.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté en juin 1942 à la suite d’une dénonciation, il est successivement détenu à Dijon, transféré à Fresnes puis à la prison d’Angers.
Le tribunal militaire allemand de la Feldkommandantur 595 le condamne à mort.
Il est fusillé au stand de tir de Belle-Beille, à Angers, le 16 avril 1943, à l’âge de vingt-trois ans. Avant son exécution, il adresse à ses parents une dernière lettre devenue l’un des témoignages les plus émouvants de la Résistance.
« Oui, Vive la France ! Les hommes sont lâches, traîtres, ou salauds ; la France est pure, propre, vivante, je suis heureux, je ne meurs ni pour une faction, ni pour un homme, mais pour l’idée à moi de la servir, pour elle, pour mon patrimoine, pour vous deux que j’adore. Je suis heureux, je vous aime. On ouvre. Adieu. Je vous embrasse fort. Olivier. »
Camarades de combat
Il agit aux côtés de Michel Hollard, fondateur du réseau AGIR.
Les sources le montrent également en relation avec plusieurs passeurs et agents du réseau engagés dans les liaisons avec la Suisse.
Retour à la vie civile
Sans objet. Olivier Giran est exécuté par les autorités allemandes le 16 avril 1943.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur (à titre posthume).
- Médaille de la résistance Française à titre posthume par décret du 18 novembre 1959 JO 13 Décembre 1959 source Ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O27002
- Croix de guerre 1939-1945.
- Croix de la Résistance néerlandaise (Verzetskruis 1940-1945).
Les présentes recherches n’ont pas permis de retrouver les décrets officiels correspondants.
Lieux de mémoire
Une plaque et plusieurs hommages commémoratifs rappellent son exécution à Angers.
Son nom est également associé à la mémoire du réseau AGIR et aux itinéraires empruntés par Michel Hollard entre la France et la Suisse.
Références bibliographiques
George Martelli, L’Homme qui a sauvé Londres. Michel Hollard. Ouvrage de référence retraçant la création du réseau AGIR et le rôle d’Olivier Giran comme adjoint de Michel Hollard.
Olivier Giran, Lettres de prison. Recueil de la correspondance écrite entre son arrestation et son exécution, document de première importance pour comprendre son parcours et son état d’esprit.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. La notice consacrée au réseau AGIR confirme qu’Olivier Giran est présenté par le Maitron comme l’adjoint de Michel Hollard et qu’il est abattu par la Gestapo à Angers le 16 avril 1943.
Les guerres d’hier au jour le jour. Biographie détaillée retraçant son engagement militaire, son entrée dans AGIR, son arrestation, son procès et son exécution.
Dossier d’homologation consulté
Les présentes recherches n’ont pas permis d’identifier avec certitude la cote de son dossier d’homologation au Service historique de la Défense.
Observations
Les sources consultées sont concordantes sur son rôle d’adjoint de Michel Hollard, son activité au sein du réseau AGIR, son arrestation en 1942 et son exécution à Angers le 16 avril 1943.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — Plusieurs sources mémorielles concordantes permettent d’établir avec certitude son identité, son engagement résistant, son rôle au sein du réseau AGIR et les circonstances de son exécution. L’absence d’accès direct à son dossier d’homologation et aux décrets de décoration conduit toutefois à retenir le niveau B plutôt que le niveau A.
Chronologie
| Date | Événement |
| 11 février 1920 | Naissance à Paris. |
| Décembre 1939 | Engagement volontaire dans l’armée. |
| Automne 1941 | Entre au réseau AGIR. |
| Juin 1942 | Arrestation par la Gestapo. |
| 30 mars 1943 | Condamnation à mort. |
| 16 avril 1943 | Fusillé à Angers. |
Sources consultées
Le site Mémoire Vive de la Résistance a fourni les informations relatives au réseau AGIR, au rôle d’Olivier Giran comme adjoint de Michel Hollard et à sa mort le 16 avril 1943.
L’article « 16 avril 1943 : Olivier Giran est fusillé à Angers » a fourni les éléments biographiques détaillés relatifs à sa formation militaire, son engagement dans AGIR, son arrestation, son procès, son exécution et ses décorations.
Le site Éditions Ampelos, consacré à l’ouvrage Lettres de prison, a confirmé son parcours dans le réseau AGIR, ses missions vers la Suisse, son arrestation et les circonstances de sa détention.