Simone BOIREL, née Chauvet, née le 27 mars 1905 à Cavaillon (Vaucluse), française.
Simone Chauvet épouse Boirel exploite avec son mari l’Hostellerie de Pierrelatte (Drôme), établissement situé sur la route nationale 7. Cette position privilégiée, fréquemment utilisée par les autorités militaires allemandes, lui procure un accès direct à des renseignements d’intérêt militaire.
Engagement dans la Résistance
Elle entre dans le réseau AGIR réseau de renseignement créé en 1941 par Michel Hollard et travaillant pour les services britanniques le 13 novembre 1942.
Agent P2, elle devient chef de service pour missions spéciales, participant à l’organisation du renseignement mise en place par Michel Hollard au profit de l’Intelligence Service britannique.
Missions et actions
Depuis son hôtel de Pierrelatte, Simone Boirel observe les déplacements des unités allemandes circulant sur l’axe Rhône–Méditerranée. Elle recueille des renseignements sur les mouvements militaires ennemis et les transmet à Michel Hollard.
Pour des raisons de sécurité, leurs rencontres s’effectuent dans le train de nuit reliant Dijon. Michel Hollard monte dans le dernier wagon ; Simone Boirel le rejoint à Pierrelatte, échange discrètement avec lui les billets contenant les renseignements recueillis, puis redescend à Montélimar avant de reprendre un train vers Pierrelatte. Cette méthode de transmission clandestine est décrite dans les témoignages et travaux consacrés au réseau AGIR.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est arrêtée le 21 novembre 1943.
Détenue à la prison de Limoges, elle est libérée par les FFI le 22 août 1944.
Camarades de combat
Retour à la vie civile
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer avec précision son parcours après la Libération.
Décorations
- Croix du combattant volontaire de la Résistance. Mention confirmée par le Musée de la Résistance en ligne.
Lieux de mémoire
Son parcours est présenté par le Musée de la Résistance en ligne dans le cadre de la mémoire de la Résistance dans la Drôme et le Vercors.
Références bibliographiques
L’Homme qui a sauvé Londres. Michel Hollard, le héros méconnu, George Martelli, Les Arènes, 2016. Cet ouvrage retrace l’action du fondateur du réseau AGIR et évoque le rôle de Simone Boirel, propriétaire de l’Hostellerie de Pierrelatte, qui recueillait et transmettait les renseignements sur les mouvements allemands le long de la Nationale 7 grâce à un système de rendez-vous clandestins avec Michel Hollard.
La Résistance dans la Drôme – Le Vercors, ouvrage collectif, AERI (Association pour des Études sur la Résistance Intérieure), 2007. Cette synthèse départementale présente les principaux réseaux et mouvements de Résistance dans la Drôme. Elle contient la notice biographique de Simone Boirel, son engagement au sein du réseau AGIR, son arrestation en 1943 et sa libération en août 1944.
Histoire du réseau AGIR, Michel Hollard et collaborateurs, diverses éditions et publications mémorielles. Cet ouvrage retrace la création, l’organisation et les missions du réseau AGIR. Il replace Simone Boirel parmi les principaux agents de renseignement opérant dans la vallée du Rhône, en lien direct avec Michel Hollard.
La Résistance dans la Drôme, Jean-Claude Bachelet (dir.), Éditions Peuple Libre / ANACR Drôme, 1995. Cet ouvrage retrace l’organisation de la Résistance dans le département, les réseaux de renseignement, les arrestations et les principaux acteurs locaux, notamment les membres du réseau AGIR implantés à Pierrelatte.
Histoire de la Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013 (rééd.). Cette synthèse nationale présente le fonctionnement des réseaux de renseignement travaillant pour les Alliés. Bien que Simone Boirel n’y soit pas citée individuellement, le contexte historique du réseau AGIR et de ses missions de renseignement y est largement développé.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne – Simone BOIREL. Cette notice biographique constitue la principale source disponible sur Simone Boirel. Elle présente son état civil, son activité de gérante de l’Hostellerie de Pierrelatte, son engagement dans le réseau AGIR à partir de 1942, son arrestation par les autorités allemandes, son internement à Limoges, sa libération par les FFI ainsi que ses décorations et la référence de son dossier d’homologation SHD.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=14541
Musée de la Résistance en ligne – Notice PDF Simone BOIREL. Cette version imprimable reprend l’intégralité de la notice biographique et facilite la consultation des principales informations concernant son engagement dans le réseau AGIR, son arrestation et sa détention.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=14541
Mémoire Vive de la Résistance – Réseau AGIR. Cette étude historique retrace l’organisation du réseau AGIR, ses responsables, ses méthodes de renseignement et le rôle de Simone Boirel comme agent P2 et chef de service pour missions spéciales chargée de transmettre les renseignements recueillis à Pierrelatte.
Mémoire des Hommes – Ministère des Armées. Cette base permet de retrouver les dossiers individuels d’homologation des résistants, notamment les dossiers de la sous-série GR 16 P cités pour Simone Boirel.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Service historique de la Défense. Le Service historique de la Défense conserve le dossier individuel de résistante de Simone Boirel, référencé sous la cote GR 16 P 124783, mentionnée dans la notice du Musée de la Résistance en ligne.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr
GénéaFrance – Simone Chauvet. Cette base recense les références d’état civil et renvoie vers les bases de Mémoire des Hommes concernant Simone Chauvet, née à Cavaillon en 1905, permettant de confirmer les éléments d’identification.
https://www.geneafrance.com/?d=84&n=CHAUVET
La Résistance Française – Base issue de Mémoire des Hommes. Cette base interroge les dossiers individuels d’homologation des résistants français et permet de retrouver les informations administratives relatives aux membres du réseau AGIR.
https://resistance.geneafrancobelge.eu
Ville de Cavaillon – Publications des Archives municipales. Les Archives municipales proposent plusieurs publications consacrées à l’histoire locale, notamment à la Seconde Guerre mondiale et à la Libération de Cavaillon, utiles pour replacer Simone Boirel dans le contexte cavaillonnais.
https://www.cavaillon.fr/publications.html
Fondation de la Résistance – Musée de la Résistance en ligne. Ce portail national rassemble les notices biographiques, les expositions virtuelles et les ressources documentaires consacrées à la Résistance française, dont celle de Simone Boirel.
https://www.museedelaresistanceenligne.org
Ordre de la Libération – Base des médaillés de la Résistance française. Cette base documentaire permet de vérifier les titulaires de la Médaille de la Résistance française et d’accéder aux informations historiques relatives aux décorations attribuées aux résistants. Elle constitue une ressource complémentaire pour les recherches prosopographiques.
https://www.ordredelaliberation.fr
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense :
- GR 16 P 124783
- GR P 28 4 421 76
Observations
Les sources sont concordantes sur son rôle d’agent P2, de chef de service pour missions spéciales et sur ses missions de renseignement au profit de Michel Hollard.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — Une source institutionnelle mémorielle détaillée, recoupée par les travaux consacrés au réseau AGIR, permet d’établir avec certitude son identité, son engagement résistant et ses principales activités. Certaines informations sur sa vie avant et après la guerre demeurent cependant lacunaires.
Chronologie
| Date | Événement |
| 27 mars 1905 | Naissance à Cavaillon (Vaucluse). |
| 13 novembre 1942 | Entrée dans le réseau AGIR. |
| 21 novembre 1943 | Arrestation. |
| 22 août 1944 | Libération par les FFI. |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne. Notice nominative « Simone BOIREL ». État civil, réseau AGIR, fonctions d’agent P2, chef de service pour missions spéciales, arrestation, libération et décorations.
Musée de la Résistance en ligne (version PDF). Compléments sur ses missions de renseignement à Pierrelatte, les modalités de transmission avec Michel Hollard, les références archivistiques SHD et la Croix du combattant volontaire de la Résistance.
Mémoire Vive de la Résistance. Notice « Réseau AGIR » utilisée pour le contexte historique du réseau et la place de Simone Boirel dans son organisation.