René BOILLET, alias Gisèle, né le 27 mars 1913 à Dijon, Côte-d’Or, France, mort le 21 juin 1962 à Marseille, Bouches-du-Rhône, France.
Les sources institutionnelles d’archives ne fournissent pas d’éléments exploitables concernant sa formation initiale ou son parcours professionnel antérieur au déclenchement de la guerre.
Réfugié en Dordogne, il s’engage de manière précoce dans les réseaux d’action directe de la zone sud. Doté de réelles compétences tactiques, il gravit les échelons opérationnels au sein des Mouvements Unis de la Résistance et se voit confier la responsabilité de la direction des opérations des Groupes Francs de l’Armée Secrète pour l’ensemble du département de la Dordogne au début de l’année 1944.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est un membre actif des mouvements de l’Armée Secrète et dirige les Groupes Francs départementaux. Son parcours est homologué au titre des Forces Françaises de l’Intérieur.
Missions et actions
Sous le pseudonyme de Gisèle, il est le principal concepteur et organisateur militaire de l’attaque d’envergure menée contre le train de la Banque de France à Neuvic le 26 juillet 1944. Il planifie la répartition des forces, le blocage des voies et l’évacuation rapide des fonds saisis vers les caches du maquis, privant l’occupant de ressources majeures.
Arrestation / évasion / déportation
Il échappe aux arrestations malgré les vastes vagues de répression et les traques menées par la Sipo-SD de Périgueux au cours de l’été 1944, poursuivant le combat clandestin jusqu’à la Libération.
Camarades de combat
Il conçoit l’opération de Neuvic en accord avec Charles MANGOLD et s’appuie sur le Corps franc dirigé par Roland CLÉE pour l’exécution matérielle du coup de main.
Retour à la vie civile
Il se retire des affaires militaires après la capitulation allemande et reprend une activité civile. Il quitte la Dordogne pour s’installer dans le sud de la France, où il décède au début des années soixante.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 23 octobre 1945 JO du 24 octobre 1945
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier de monument public ou de rue portant son nom à ce jour.
Références bibliographiques
La Dordogne dans la Seconde Guerre mondiale, Guy Penaud, Éditions La Lauze, 2003. Cet ouvrage relate le rôle des chefs de groupes francs départementaux et cite l’action de commandement menée lors du coup de force de juillet 1944 à Neuvic.
Références internet
Le Maitron Résistance Le dictionnaire en ligne mentionne son rôle clé sous son pseudonyme dans les notices relatives aux actions de force des maquis de la Dordogne. URL : https://fusilles-40-45.maitron.fr
Dossier d’homologation consulté
Dossier de résistant conservé au Service Historique de la Défense, Vincennes, France. Cote d’archive : GR 16 P 68138.
Observations
L’orthographe de son nom varie fréquemment entre BOILLET et BOILET selon les rapports d’époque de la gendarmerie et les registres d’homologation.
L’indice de fiabilité B se justifie par la confirmation officielle de son statut de résistant par le Service Historique de la Défense et par la traçabilité de son décret de décoration de 1945, corroborée par les mentions historiographiques de son commandement opérationnel dans les travaux d’historiens reconnus de la Dordogne.
Sources consultées le 06 juin 2026
• Mémoire des Hommes, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, recherche du dossier individuel FFI sous les deux variantes orthographiques.