Roland CLÉE, né le 27 février 1913 à Strasbourg, Bas-Rhin, France, mort le 27 février 2004 à Mutzig, Bas-Rhin, France.
Les sources consultées ne permettent pas de préciser les éléments de sa jeunesse, de sa formation initiale ou de son parcours scolaire et universitaire d’avant-guerre.
Il s’engage activement dans la lutte clandestine en Dordogne après s’être extrait d’Alsace. Il rejoint les rangs de l’Armée Secrète où ses capacités d’organisation lui permettent de mettre sur pied une unité de combat mobile et d’élite.
Il devient le commandant de cette formation qui prend le nom de Corps franc Roland, opérant principalement dans la région de Périgueux et s’illustrant dans des actions de harcèlement contre les forces d’occupation allemandes et leurs collaborateurs de la Milice française.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartient de manière principale au mouvement de l’Armée Secrète en Dordogne. Ses services et son unité sont rattachés et homologués au titre des Forces Françaises de l’Intérieur lors de l’unification des structures militaires clandestines de l’été 1944.
Missions et actions
À la tête du Corps franc Roland, il conçoit et exécute de nombreux sabotages ferroviaires, routiers et logistiques. Son action la plus marquante se déroule le 26 juillet 1944 lors de l’attaque d’un train de la Banque de France en gare de Neuvic, opération d’envergure nationale destinée à financer les maquis de la région et les structures nationales de la Résistance. Il participe activement à la sécurisation du site et au transport des fonds saisis. Il survit aux violents combats de la Libération dans le département.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées indiquent qu’il n’a jamais été arrêté, capturé ou déporté par les services de répression allemands ou vichystes, étant parvenu à maintenir la clandestinité de son unité jusqu’à la Libération.
Camarades de combat
Il opère sous la supervision de Charles MANGOLD et de René BOILLET, responsables militaires de l’Armée Secrète en Dordogne, et mène l’opération de Neuvic en coordination étroite avec des agents de liaison comme Jean-Paul SERET-MANGOLD.
Retour à la vie civile
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il choisit de poursuivre une carrière au sein de l’armée d’active française, atteignant le grade de chef de bataillon. À l’issue de son parcours militaire, il se reconvertit dans le secteur civil et retourne s’installer en Alsace où il termine son existence au début des années deux mille.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 15 juin 1946 JO du 11 juillet 1946
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier de lieu de mémoire, de plaque ou de monument portant explicitement son nom à titre individuel.
Références bibliographiques
Le train de Neuvic, Jean-Jacques Gillot, Éditions d’Albret, 2004. Cet ouvrage historique retrace l’organisation de l’attaque du train de la Banque de France en Dordogne. L’auteur y détaille le rôle opérationnel du chef de corps franc et l’articulation de l’opération.
Références internet
Mémoire des Hommes Le site officiel du ministère des Armées confirme son homosexualité et son statut de militaire des Forces Françaises de l’Intérieur grâce à son dossier individuel. URL : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Dossier d’homologation consulté
Dossier de résistant conservé au Service Historique de la Défense, Vincennes, France. Cote d’archive : GR 16 P 132448.
Observations
Les sources d’archives et d’état civil confirment que sa date de décès correspond exactement au jour anniversaire de sa naissance.
L’indice de fiabilité B est attribué à cette notice car elle s’appuie directement sur une source primaire officielle via la présence de sa fiche et de sa cote au Service Historique de la Défense ainsi que le décret officiel de sa décoration, bien que les détails biographiques sur sa jeunesse et sa vie civile proviennent de sources secondaires croisées de portée régionale.
Sources consultées le 06 juin 2026
• Mémoire des Hommes, https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, validation du dossier FFI de Roland Clée.
• Secrétariat général pour l’administration, https://www.defense.gouv.fr, recoupement des décrets de la médaille de la Résistance.