La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le Maquis de Bayons constitue un maquis FTP implanté dans le secteur de Bayons, Basses-Alpes, France, durant l’année 1944.

Les sources situent son développement dans le contexte de l’extension des maquis bas-alpins après l’instauration du Service du travail obligatoire (STO) et l’occupation totale de la zone sud en novembre 1942.

Le relief montagneux du massif des Monges et l’isolement relatif du secteur favorisent l’installation de groupes clandestins. Le maquis accueille des réfractaires au STO, des militants communistes, des résistants FTP et des hommes venus des environs de Sisteron et de la vallée de la Durance.

Les sources mentionnent également la forme « maquis de Tramalou » ou « Tramalao », correspondant à une implantation du groupe dans le secteur de Bayons. Des divergences orthographiques existent selon les documents consultés.

Organisation interne

Le maquis fonctionne selon une organisation de type militaire propre aux Francs-tireurs et partisans (FTP). Les groupes sont répartis dans des fermes isolées, bergeries et campements de montagne. Les liaisons avec les autres formations résistantes des Basses-Alpes sont assurées par des agents de liaison et des responsables départementaux FTP.

Le maquis dépend des structures FTP départementales intégrées progressivement aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) durant l’été 1944. Les effectifs fluctuent selon les périodes, les opérations et les mouvements de réfractaires.

Actions menées pendant la Résistance

Le Maquis de Bayons participe à des actions armées contre les forces allemandes et les autorités collaborationnistes dans le département des Basses-Alpes.

Les sources mémorielles et archivistiques associent le maquis à l’attaque de la citadelle de Sisteron en juillet 1944, opération menée afin de libérer des prisonniers résistants détenus par les autorités allemandes et françaises collaborationnistes.

Des opérations de harcèlement, des embuscades et des actions de sabotage sont également signalées dans le secteur montagneux reliant Sisteron, Bayons et les vallées voisines. Les maquisards assurent aussi des missions de surveillance et de protection des itinéraires utilisés par la Résistance.

Le 26 juillet 1944, des représailles allemandes sont menées dans le secteur de Bayons après les opérations résistantes autour de Sisteron. Plusieurs résistants (21) sont tués ou exécutés. Ils ont leur non sur la stèle de Mémoire de Bayons.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le maquis entretient des relations avec les FTP des Basses-Alpes et avec d’autres formations FFI du département. Les opérations menées autour de Sisteron impliquent une coordination avec d’autres groupes résistants régionaux.

Les sources signalent également des contacts avec les structures départementales issues des Mouvements unis de Résistance (MUR) et de l’Armée secrète (AS), dans le cadre de l’unification progressive des forces résistantes sous l’autorité FFI en 1944.

Chefs et figures marquantes

Marcel Put appartient aux maquis de Bayons et laisse après-guerre un témoignage détaillé sur la Résistance dans les Basses-Alpes et les opérations du maquis.

Pierre Roux participe aux activités de la 12e compagnie FTP stationnée au maquis de Tramalao, commune de Bayons. Les sources indiquent qu’il est impliqué dans les combats du secteur.

Marcel Roux, frère de Pierre Roux, appartient également à cette compagnie FTP liée au maquis de Bayons.

Les sources disponibles demeurent fragmentaires concernant la hiérarchie complète du maquis et plusieurs identités apparaissent uniquement dans des témoignages ou notices individuelles.

Victimes et morts

Des résistants (21) liés au maquis sont tués lors des opérations allemandes de juillet 1944.

Des paysans , les trois frères Pustel, ont aussi été tués dans l’attaque du maquis de Bayons.

Gilbert Pustel meurt à Bayons le 26 juillet 1944.

Lucien Pustel meurt également à Bayons le 26 juillet 1944.

Des notices du Maitron signalent aussi des victimes non identifiées exécutées à Bayons dans le contexte des représailles allemandes suivant les actions résistantes de Sisteron.

Survivants identifiés

Marcel Put survit à la guerre et publie après-guerre plusieurs témoignages consacrés à la Résistance dans les Basses-Alpes et au maquis de Bayons.

Plusieurs anciens FTP du secteur poursuivent leur engagement au sein des FFI jusqu’à la Libération du département durant l’été 1944.

Fin du réseau

Le maquis cesse progressivement son existence autonome lors de l’intégration des unités FTP aux FFI à l’été 1944. Après la Libération des Basses-Alpes, les groupes armés sont réorganisés dans les structures militaires régulières françaises.

Les combats de juillet et août 1944, ainsi que les opérations de Libération de Sisteron et des vallées alpines, marquent la fin de l’activité clandestine du maquis.

Conséquences et mémoire

Le Maquis de Bayons demeure associé à la Résistance armée dans les Basses-Alpes et aux opérations menées contre les forces allemandes durant l’été 1944.

La mémoire locale du maquis est entretenue par des associations mémorielles, des témoignages d’anciens résistants et des relevés commémoratifs départementaux. Des monuments aux morts et plaques commémoratives rappellent les combats et les victimes du secteur.

Références bibliographiques

Marcel Put, Mémoires de Marcel Put. Chapitre V – Le maquis de Bayons, publication mémorielle éditée par Mémoire Vive de la Résistance, témoignage direct d’un ancien maquisard FTP décrivant l’organisation du maquis, la vie clandestine dans le massif des Monges, les opérations menées dans le secteur de Bayons et les combats liés à Sisteron durant l’été 1944.

Jean-Marie Guillon, La Résistance en Provence, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, ouvrage de synthèse consacré aux mouvements de Résistance en Provence et dans les Alpes du Sud, comprenant des développements sur les maquis des Basses-Alpes, les FTP régionaux et les opérations militaires de l’été 1944.

Association des anciens résistants des Alpes-de-Haute-Provence, Hoche et Hélène dans la Résistance. Basses-Alpes 1943-1945, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, recueil documentaire fondé sur des archives départementales et témoignages locaux présentant les maquis des Basses-Alpes, les groupes FTP et les opérations résistantes dans les vallées alpines.

François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, dictionnaire historique contenant des notices sur les FTP, les maquis alpins, les structures FFI et les responsables régionaux de la Résistance intérieure française.

Thomas Pouty et Laurent Douzou (dir.), Le Maitron. Dictionnaire biographique des fusillés, exécutés, massacrés, morts en action et morts en déportation 1940-1944, Paris, Éditions de l’Atelier, ensemble biographique recensant plusieurs résistants liés au Maquis de Bayons, les victimes des représailles allemandes et les membres des FTP des Basses-Alpes.

Références internet

Mémoire Vive de la Résistance Témoignage de Marcel Put consacré directement au Maquis de Bayons, à son organisation et aux opérations menées dans les Basses-Alpes durant l’été 1944.   https://mvr.asso.fr/memoires-de-marcel-put_-ch_v_-le-maquis-de-bayons/

Mémoire Vive de la Résistance Version PDF originale du chapitre consacré au Maquis de Bayons rédigé par Marcel Put, contenant le récit détaillé des déplacements du maquis et des combats du secteur.   https://mvr.asso.fr/wp-content/uploads/2012/09/Memoires-de-marcel-PUT_CH_V-Maquis-de-Bayons.pdf

Mémoire Vive de la Résistance Chapitre consacré à l’attaque de la citadelle de Sisteron, opération impliquant des résistants liés au Maquis de Bayons en juillet 1944. URL : https://mvr.asso.fr/memoires-de-marcel-put_-chapitre-vi-lattaque-de-la-citadelle-de-sisteron/

Mémoire Vive de la Résistance Chapitre consacré à la Résistance dans les Basses-Alpes présentant le contexte régional de formation des maquis et des groupes FTP du département.   https://mvr.asso.fr/memoires-de-marcel-put_-chapitre-iii_-la-resistance-dans-les-basses-alpes/

Maitron Fusillés 1940-1944 Notices biographiques et mémorielles relatives aux résistants tués à Bayons lors des représailles allemandes du 26 juillet 1944.  : https://fusilles-40-44.maitron.fr/inconnu-1-a-bayons-le-26-juillet-1944/

Fiabilité

Fiabilité B — Sources croisées entre témoignages mémoriels, notices biographiques Maitron, archives régionales et documentation historique sur la Résistance alpine, mais documentation institutionnelle détaillée limitée sur la structure complète du maquis.

Sources consultées — date de vérification : 7 mai 2026

Mémoire Vive de la Résistance : https://mvr.asso.fr/memoires-de-marcel-put_-ch_v_-le-maquis-de-bayons/

Mémoire Vive de la Résistance : https://mvr.asso.fr/wp-content/uploads/2012/09/Memoires-de-marcel-PUT_CH_V-Maquis-de-Bayons.pdf

Mémoire Vive de la Résistance : https://mvr.asso.fr/memoires-de-marcel-put_-chapitre-vi-lattaque-de-la-citadelle-de-sisteron/

Mémoire Vive de la Résistance : https://mvr.asso.fr/memoires-de-marcel-put_-chapitre-iii_-la-resistance-dans-les-basses-alpes/

Mémoire Vive de la Résistance : https://mvr.asso.fr/put/

Maitron Fusillés 1940-1944 : https://fusilles-40-44.maitron.fr/inconnu-1-a-bayons-le-26-juillet-1944/

Maitron : https://fusilles-40-44.maitron.fr/roux-marcel-eugene-pseudonyme-dans-la-resistance-andre-brun/

Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : https://www.archives04.fr/

MémorialGenWeb : https://www.memorialgenweb.org/

Musée de la Résistance en ligne : https://museedelaresistanceenligne.org/

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024