Les sources consultées attestent l’existence d’activités résistantes organisées dans le secteur de Barrême, Basses-Alpes, France, durant les années 1943 et 1944.
Les documents utilisent principalement les appellations « maquis de Barrême » et « groupes FFI de Barrême ». Le développement de ces groupes s’inscrit dans l’extension des maquis alpins après l’instauration du Service du travail obligatoire (STO) et l’occupation allemande de la zone sud en novembre 1942.
Le secteur montagneux de Barrême, situé entre Digne-les-Bains et Castellane, favorise l’implantation de groupes clandestins grâce à ses reliefs escarpés et à ses zones rurales isolées. Les maquis accueillent des réfractaires au STO, des membres des Mouvements unis de Résistance (MUR), de l’Armée secrète (AS), des Francs-tireurs et partisans (FTP) ainsi que des résistants isolés.
Les sources disponibles ne permettent pas d’identifier avec certitude une date unique de création ni un fondateur unique du Maquis de Barrême.
Organisation interne
Les groupes résistants du secteur de Barrême fonctionnent selon une organisation clandestine compartimentée caractéristique des maquis alpins. Les implantations sont dispersées dans les fermes, bergeries et zones montagneuses afin de limiter les risques de repérage par les forces allemandes et la Milice française.
Les structures résistantes du secteur sont progressivement intégrées aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) durant l’année 1944. Les archives départementales montrent des liens entre les groupes de Barrême, de Digne-les-Bains et de Castellane.
Les sources consultées ne permettent toutefois pas de reconstituer précisément la hiérarchie complète du Maquis de Barrême ni ses effectifs exacts.
Actions menées pendant la Résistance
Les groupes résistants du secteur de Barrême participent à des missions de renseignement, de diffusion de tracts clandestins, de protection des réfractaires au STO et d’actions de sabotage contre les infrastructures utilisées par les forces d’occupation.
Les sources départementales et mémorielles évoquent des actions de surveillance des axes routiers reliant Digne-les-Bains à Castellane ainsi que des opérations de liaison avec d’autres maquis alpins.
Après le débarquement de Provence du 15 août 1944, les formations FFI du secteur participent aux opérations de Libération des Basses-Alpes et à la sécurisation des voies de communication alpines.
Aucune source directement consultée ne permet cependant d’attribuer avec certitude une opération militaire spécifique au seul Maquis de Barrême sans risque de confusion avec les autres groupes FFI départementaux.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le Maquis de Barrême entretient des liens avec les structures départementales des MUR, de l’Armée secrète, des FTP et des FFI.
Les sources historiques montrent l’existence de coordinations avec les groupes résistants de Digne-les-Bains, Castellane et des autres secteurs montagneux des Basses-Alpes.
L’unification progressive des mouvements résistants sous l’autorité des FFI durant l’année 1944 renforce ces coopérations régionales.
Chefs et figures marquantes
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier avec certitude un chef unique spécifiquement désigné comme commandant du Maquis de Barrême.
Plusieurs résistants des Basses-Alpes liés aux structures FFI départementales circulent entre différents groupes alpins, mais les documents disponibles ne permettent pas de rattacher formellement ces responsables au seul secteur de Barrême.
Conformément aux règles de prudence historiographique, aucun nom supplémentaire ne peut être intégré sans recoupement documentaire suffisant.
Victimes et morts
Les bases mémorielles départementales recensent plusieurs résistants morts dans les Basses-Alpes durant les combats et les répressions de l’année 1944.
Les sources consultées ne permettent cependant pas d’établir une liste nominative exclusivement rattachée au Maquis de Barrême sans risque de confusion avec d’autres groupes résistants départementaux.
Survivants identifiés
Des résistants du secteur de Barrême survivent à la guerre et participent après 1945 aux associations mémorielles et d’anciens combattants des Alpes-de-Haute-Provence.
Les archives départementales conservent des témoignages et documents relatifs à la Résistance dans le secteur de Barrême.
Fin du réseau
Le Maquis de Barrême cesse progressivement son activité clandestine après la Libération des Basses-Alpes durant l’été 1944.
Les unités FFI issues des maquis alpins sont ensuite intégrées aux structures militaires françaises régulières ou dissoutes après la fin des opérations régionales.
Conséquences et mémoire
Le Maquis de Barrême fait partie de la mémoire résistante des Alpes-de-Haute-Provence. Plusieurs monuments, plaques commémoratives et cérémonies rappellent les activités résistantes dans le secteur de Barrême et des vallées voisines.
Les archives départementales et les associations mémorielles locales conservent des documents consacrés aux maquis alpins des Basses-Alpes.
Références bibliographiques
Association des anciens résistants des Alpes-de-Haute-Provence, Hoche et Hélène dans la Résistance. Basses-Alpes 1943-1945, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, ouvrage documentaire consacré à la Résistance départementale, aux groupes FFI des Basses-Alpes et aux maquis actifs dans les secteurs montagneux de Digne-les-Bains, Barrême et Castellane.
Jean-Marie Guillon, La Résistance en Provence, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, étude historique consacrée aux mouvements résistants provençaux et alpins, comprenant des développements sur les maquis des Basses-Alpes et les opérations de Libération régionales.
François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, dictionnaire historique présentant les maquis français, les structures FFI, les mouvements clandestins et les principaux acteurs de la Résistance intérieure.
Henri Noguères, Histoire de la Résistance en France, Paris, Robert Laffont, synthèse générale consacrée aux mouvements de Résistance, au développement des maquis et aux structures clandestines françaises durant l’Occupation.
Thomas Pouty et Laurent Douzou (dir.), Le Maitron. Dictionnaire biographique des fusillés, exécutés, massacrés, morts en action et morts en déportation 1940-1944, Paris, Éditions de l’Atelier, base biographique recensant les résistants des Basses-Alpes et plusieurs acteurs des maquis alpins départementaux.
Références internet
Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence Dossier documentaire « Hoche et Hélène dans la Résistance. Basses-Alpes 1943-1945 » consacré à la Résistance départementale et aux maquis alpins des Basses-Alpes. URL : https://www.archives04.fr/savoir/publications/catalogues-petits-journaux-guides-et-instruments-de-recherche-etudes-historiques/hoche-et-helene-dans-la-resistance-basses-alpes-1943-1945
Mémoire Vive de la Résistance Ressources mémorielles consacrées à la Résistance dans les Basses-Alpes et aux lieux de mémoire départementaux liés aux maquis alpins. https://mvr.asso.fr/resistance-dans-les-basses-alpes-aujourdhui-alpes-de-haute-provence/
Musée de la Résistance en ligne Ressources historiques consacrées aux maquis et aux mouvements de Résistance dans les Alpes du Sud et en Provence durant l’Occupation. https://museedelaresistanceenligne.org/
Maitron Notices biographiques relatives aux résistants des Basses-Alpes engagés dans les formations FFI et les maquis alpins. https://maitron.fr/
Mémoire des Hommes Base mémorielle du ministère des Armées recensant les résistants morts pour la France dans les Basses-Alpes durant la Seconde Guerre mondiale. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Fiabilité B — Sources croisées entre archives départementales, documentation mémorielle régionale et travaux historiques généraux sur les maquis alpins, mais absence de documentation exhaustive spécifiquement consacrée au seul Maquis de Barrême.
Sources consultées — date de vérification : 7 mai 2026
Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence : https://www.archives04.fr/savoir/publications/catalogues-petits-journaux-guides-et-instruments-de-recherche-etudes-historiques/hoche-et-helene-dans-la-resistance-basses-alpes-1943-1945
Mémoire Vive de la Résistance : https://mvr.asso.fr/resistance-dans-les-basses-alpes-aujourdhui-alpes-de-haute-provence/
Musée de la Résistance en ligne : https://museedelaresistanceenligne.org/
Maitron : https://maitron.fr/
Mémoire des Hommes : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Gallica : https://gallica.bnf.fr/
Service Historique de la Défense : https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
FranceArchives : https://francearchives.gouv.fr/