La Côte-d’Or est une zone de passage obligé pour les forces d’occupation remontant du Sud après le débarquement de Provence. Le tunnel de Blaisy-Bas, par sa longueur et sa configuration, constitue un goulet d’étranglement idéal pour une action de blocage durable. L’opération est coordonnée avec les maquis de la vallée de l’Ouche.
L’opération se produit le 21 août 1944 à Blaisy-Bas, Côte-d’Or, France. Dans le but d’interrompre définitivement la ligne PLM (Paris-Lyon-Marseille) pour gêner le repli de la 19e armée allemande, des résistants des maquis de Bourgogne font dérailler un train de marchandises à l’entrée du tunnel.
L’obstruction est complétée par le dynamitage des parois à l’intérieur de l’ouvrage, provoquant un éboulement partiel. Le bilan immédiat est le blocage total de l’une des artères ferroviaires les plus fréquentées de France, forçant les Allemands à abandonner leurs transports par rail dans ce secteur.
Héros et figures marquantes
Le capitaine MERCIER dirige les opérations militaires des FFI dans cette zone et valide le plan de destruction du tunnel. Il survit aux combats de la Libération et participe à la réorganisation de la vie civile dans le département.
Victimes
Aucune victime résistante n’est signalée lors de l’explosion, les équipes ayant pris soin de s’éloigner avant la déflagration.
Survivants
Les maquisards ayant participé au dynamitage ont poursuivi le harcèlement des colonnes allemandes sur la route nationale voisine jusqu’à la libération de Dijon.
Conséquences
Le tunnel reste fermé pendant plusieurs mois après la guerre en raison de l’importance des dégradations. La portée stratégique est majeure car elle a empêché l’évacuation de milliers de soldats et de tonnes de matériel vers l’Est.
Mémoire et lieux commémoratifs
Stèle commémorative située près de l’entrée du tunnel rappelant les actions de la Résistance, Blaisy-Bas, Côte-d’Or, France.
Références bibliographiques
La Résistance en Côte-d’Or, Gilles HENNEQUIN, Dijon, Éditions de l’Armançon, 1998. Cet ouvrage détaille les opérations de sabotage sur la ligne PLM et le rôle des maquis bourguignons.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Cartographie des sabotages ferroviaires en Bourgogne durant l’été 1944. http://www.museedelaresistanceenligne.org/
Sources consultées : Maitron Résistance, Fondation de la Résistance, SHD, Gallica BnF. Date de vérification : 26 avril 2026.