Émilienne NOÉ, née le 11 septembre 1924 à Montceau-les-Mines, Saône-et-Loire, France, morte le 22 mai 2011 à Saint-Vallier, Saône-et-Loire, France.
Émilienne Noé grandit dans le bassin minier de Saône-et-Loire avant de s’installer en Côte-d’Or. Elle est issue d’une famille patriote. Au début de l’Occupation, elle réside à Lusigny-sur-Ouche où elle est employée de maison. Sa jeunesse est marquée par la précarité des années de guerre et l’influence de son père engagé dans l’aide aux réfractaires.
Elle s’engage activement au début de l’année 1944 au sein des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Son profil de jeune femme non suspecte lui permet d’assurer des missions de liaison essentielles pour le maquis naissant de Lusigny-sur-Ouche.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Elle appartient au détachement Bir-Hakeim des FTPF. Bien que les femmes n’aient pas toujours eu de grade officiel à cette période dans les structures FTP locales, elle est reconnue comme combattante à part entière pour ses activités de renseignement et de liaison.
Missions et actions
Mimi assure la liaison entre les cadres du maquis stationnés en forêt et les agents de ville à Dijon et Arnay-le-Duc. Elle transporte des plis confidentiels et des informations sur les mouvements des troupes allemandes dans la vallée de l’Ouche. Elle participe également à la logistique de ravitaillement.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est capturée le 30 mars 1944 lors de l’attaque du maquis de Lusigny-sur-Ouche.
Après une période d’interrogatoire à Dijon, elle est transférée au fort de Romainville.
Le 18 avril 1944, elle est déportée depuis la gare de l’Est à Paris vers le camp de Ravensbrück dans le convoi dit des 27000. Elle reçoit le matricule 35246. Elle est ensuite transférée au kommando de Schlieben, dépendant de Buchenwald, où elle travaille pour l’usine d’armement HASAG.
Elle est libérée en mai 1945.
Camarades de combat
Elle était étroitement liée à Jean Mothet, fusillé après leur arrestation commune, et à son père Henri Fournier qui soutenait le groupe.
Retour à la vie civile
Après son rapatriement en mai 1945, elle retrouve la Saône-et-Loire. Elle se marie et devient Émilienne Simonin. Elle consacre une partie de sa vie à témoigner de la déportation auprès des jeunes générations et participe activement aux cérémonies du souvenir à Lusigny-sur-Ouche.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 3 juillet 1946 JO du 11 juillet 1946
- Croix de guerre 1939-1945 avec palme (mentionnée par les associations de déportés, sources non vérifiées au JO)
Lieu de mémoire
Une stèle commémorative située à l’entrée de la forêt de Lusigny-sur-Ouche, Côte-d’Or, France, rappelle son action et celle de son groupe.
Références bibliographiques
Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Cet ouvrage recense les détails du convoi du 18 avril 1944 et le parcours carcéral d’Émilienne Noé.
Références internet
Fondation pour la Mémoire de la Déportation Le site détaille la composition du convoi et les lieux de détention en Allemagne. https://www.bddm.org
Mémoire des Hommes Dossier individuel de déportée résistante. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Dossier d’homologation consulté
Dossier de déportée résistante au Service historique de la Défense (SHD), Caen : cote 21 P 608144.
Observations
Une incertitude subsiste dans certaines sources locales sur son nom de famille à la naissance (parfois citée comme Fournier, du nom de son père, mais son dossier officiel est au nom de Noé).