Henri FOURNIER, né le 27 juillet 1891 à Lusigny-sur-Ouche, Côte-d’Or, France, mort le 14 novembre 1968 à Lusigny-sur-Ouche, Côte-d’Or, France.
Henri Fournier est un enfant du pays. Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il revient à Lusigny-sur-Ouche où il travaille comme agriculteur et exploitant forestier. Sa connaissance parfaite des bois de la région sera un atout majeur pour la Résistance.
Dès 1943, il s’oppose à l’occupation en aidant les jeunes qui fuient le STO. Son engagement est de nature logistique et civique. Il transforme sa propriété en base arrière pour les maquisards du secteur.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il agit en qualité de soutien civil pour les FTPF de la zone de l’Auxois. Il n’apparaît pas dans les organigrammes militaires mais est répertorié comme membre de la résistance sédentaire par les historiens locaux de la Côte-d’Or.
Missions et actions
Sa mission principale est le ravitaillement du camp de Lusigny-sur-Ouche.
Il utilise ses moyens de transport agricoles pour acheminer clandestinement de la nourriture, du bois de chauffage et des vêtements.
Il joue également un rôle de guetteur, informant le maquis de la présence de patrouilles allemandes dans le village.
Arrestation / évasion / déportation
Il est appréhendé par les troupes allemandes le 30 mars 1944 lors de la rafle qui suit l’attaque du maquis.
Bien qu’interrogé brutalement sur ses liens avec les maquisards il parvient à être relâché après quelques semaines de détention faute de preuves formelles de commandement.
Camarades de combat
Il travaille en lien étroit avec les membres de sa famille et les responsables du détachement Bir-Hakeim stationnés près de sa commune.
Retour à la vie civile
Henri Fournier reprend ses activités agricoles à Lusigny-sur-Ouche après la guerre. Il reste une figure de référence pour les anciens combattants FTP du département.
Décorations
Aucune décoration mentionnée dans les bases nationales consultées.
Lieu de mémoire
Son nom est associé aux plaques mémorielles du village de Lusigny-sur-Ouche, Côte-d’Or, France, qui rendent hommage aux civils ayant soutenu la Résistance.
Références bibliographiques
La Côte-d’Or dans la guerre de Jean-François Bazin. Ce livre évoque le rôle des familles rurales dans la survie des petits maquis de l’Ouche en 1944.
Références internet
Mémorial GenWeb Le site mentionne son identité au sein des listes de résistants de la Côte-d’Or. https://www.memorialgenweb.org
Dossier d’homologation consulté
Dossier non identifié au SHD.
Observations
L’absence de dossier d’homologation au SHD peut indiquer qu’il n’a pas sollicité de reconnaissance officielle après-guerre, se considérant comme un citoyen ayant accompli son devoir.