Camille ATRUX, né le 24 août 1909 à Thônes, Haute-Savoie, France, mort le 3 août 1944 à Thônes, Haute-Savoie, France.
Né à Thônes, Camille Atrux effectue son service militaire dans la Marine à Toulon entre octobre 1930 et octobre 1931. Il épouse Marie Zoé Sonnerat le 5 avril 1932. Lors de la mobilisation générale de 1939, il est à nouveau affecté à Toulon jusqu’à sa démobilisation de juillet 1940. Dans le civil, il est mécanicien à Thônes.
Il rejoint la Résistance en mai 1943 dans le mouvement Combat. Sa mission porte surtout sur le ravitaillement des maquis, l’organisation de chalets-refuges et le placement des réfractaires au STO dans la région.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources l’inscrivent dans le mouvement Combat et dans l’Armée secrète du secteur de Thônes sous l’autorité du lieutenant Pierre Bastian, dit Barrat.
Missions et actions
Nommé chef de sizaine pour l’Armée secrète en avril 1943, Camille Atrux est arrêté le 2 mai 1943 puis interné huit jours au camp de Novel avant d’être libéré. Il reprend aussitôt son activité.
Lors de la montée au plateau des Glières, à partir du 31 janvier 1944, il fait partie de l’équipe chargée du ravitaillement et de la logistique extérieure du maquis. Il assure encore cette mission pendant l’attaque allemande et milicienne du 26 mars 1944. Il participe aussi au grand parachutage du 1er août 1944 sur le plateau des Glières.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté le 2 mai 1943 et brièvement interné au camp de Novel. Les sources consultées ne signalent ni évasion, ni déportation.
Camarades de combat
La notice cite Pierre Bastian, dit Barrat, et Tom Morel.
Retour à la vie civile
Il est tué le 3 août 1944 lors du bombardement de Thônes par la Luftwaffe, en représailles au parachutage des Glières.
Décorations
- Médaille de la Résistance française, à titre posthume. Décret du 8 juillet 2025. JO du 1er septembre 2025.
- Croix de guerre 1939-1945. Citation à l’ordre de la division, décision du 20 août 1945, mentionnée par l’Ordre de la Libération.
- Combattant volontaire de la Résistance, attribué à titre posthume le 25 février 1952, mentionné par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Il est inhumé à la nécropole nationale de Morette.
Références bibliographiques
Aucune référence bibliographique précise n’a été isolée dans les sources ouvertes consultées pour cette notice.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice de médaillé détaillant l’engagement dans Combat, les Glières, la mort et les distinctions. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/camille-atrux
Ordre de la Libération, lettre d’information de septembre 2025. Mention de la remise posthume de la médaille de la Résistance à son fils Roland Atrux. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-septembre-2025-0
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD n’apparaît dans les résultats consultés.
Observations
La notice de l’Ordre de la Libération est ici la source principale ; je n’ai pas trouvé, dans cette recherche, de seconde base institutionnelle détaillant autant son parcours.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « Camille Atrux » : identité, action aux Glières, décès, distinctions.