Jean-Annet ASTIER DE LA VIGERIE, né le 13 mars 1920 à Versailles, Yvelines, France, mort le 13 décembre 1976 à Paris, France.
Fils de François d’Astier de la Vigerie, Jean-Annet d’Astier de la Vigerie obtient un baccalauréat scientifique et prépare l’École polytechnique lorsqu’éclate la guerre. Il s’engage d’abord dans la cavalerie, puis rejoint l’aviation à Rabat.
Après l’armistice, sa propagande gaulliste lui vaut une arrestation au Maroc puis en France. Détenu à Nîmes, il s’évade et entre en clandestinité. Il s’engage alors dans le mouvement Libération, en liaison avec Yvon Morandat, tout en collaborant avec Combat et Franc-Tireur. En 1942, il passe en Suisse puis gagne le Royaume-Uni via l’Espagne et le Portugal avant de rejoindre Londres.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources officielles le rattachent successivement au mouvement Libération, au BCRA et au groupe de bombardement Lorraine de la France libre.
Missions et actions
Arrivé à Londres au début de juillet 1942, il sert au BCRA puis au 342e groupe de bombardement Lorraine sous le pseudonyme de Jean Baralier.
Abattu en mission le 3 octobre 1943 près de la forêt de Compiègne lors d’une attaque contre la centrale de Chevilly-Larue, il est fait prisonnier puis interné au Stalag II-A de Neubrandenburg.
Là, il organise un réseau de résistance avec Simon Stoloff et Jean Villain. Ce réseau s’étend à cinq stalags du nord-est allemand, mène des sabotages, collecte du renseignement et obtient notamment des plans relatifs aux armes V2 et V3.
En avril-mai 1945, il lance une insurrection régionale et organise le rapatriement de plus de 120 000 prisonniers de guerre et déportés français.
Arrestation / évasion / déportation
Il connaît une première détention à Nîmes, d’où il s’évade, puis une captivité de guerre après la perte de son avion en 1943. Les sources consultées ne le disent pas déporté au sens concentrationnaire, mais interné comme prisonnier au Stalag II-A.
Camarades de combat
Yvon Morandat, Simon Stoloff, Jean Villain et l’équipage du groupe Lorraine apparaissent dans les sources consultées.
Retour à la vie civile
De retour à Paris en juillet 1945, il est nommé député à l’Assemblée consultative, puis adjoint au directeur général de la Radiodiffusion française. Après sa démission en janvier 1946, il effectue des tournées d’information en Europe orientale, rejoint ensuite le cabinet du prince Bảo Đại en Indochine, devient en 1951 directeur de l’Information à Tahiti où il crée la radiodiffusion à Papeete, puis exerce comme ingénieur-conseil. En 1958, il est chargé de mission auprès d’Edmond Michelet. Sa vie d’après-guerre demeure marquée par les séquelles de ses blessures et de son internement.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette. Décret du 24 avril 1946. JO du 17 mai 1946.
- Chevalier de la Légion d’honneur. Décret du 30 décembre 1948.
Lieux de mémoire
Les sources ouvertes consultées ne mentionnent pas de lieu de mémoire nominatif précis.
Références bibliographiques
Aucune référence bibliographique précise n’a été isolée dans les sources ouvertes consultées pour cette notice.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice de médaillé très détaillée couvrant l’engagement clandestin, la France libre, la captivité et l’après-guerre. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/jean-annet-astier-de-la-vigerie-d
Wikipédia. Notice secondaire confirmant la chronologie générale et l’existence d’une page détaillée sur le résistant. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Annet_d%27Astier_de_La_Vigerie
Dossier d’homologation consulté
Dossier SHD non consulté directement ; cote 1O1565 signalée par l’Ordre de la Libération.
Observations
Une page détaillée existe sur Wikipédia ; les éléments retenus ici ont été prioritairement fondés sur la notice officielle de l’Ordre de la Libération.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « Jean-Annet Astier de la Vigerie » : identité, alias, engagement, captivité, après-guerre, décorations.
Wikipédia : confirmation de l’existence d’une notice détaillée et de la chronologie générale.