René Léon AMIOT, né le 15 janvier 1914 à Argenteuil, Seine-et-Oise, France, mort le 1 novembre 1985 à Lyon, Rhône, France.
René Amiot est fils d’un ingénieur en constructions navales. Il effectue son service militaire au 5e chasseurs d’Afrique à Alger en 1935-1936, puis devient ingénieur agricole dans le nord-est de la France.
Rengagé en 1939, il est détaché comme officier d’active à l’Intendance du Moyen-Congo en avril 1940. Ayant entendu l’appel du 18 juin, il rallie la France libre dès le lendemain par l’intermédiaire de l’ambassade britannique à Léopoldville.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les notices de l’Ordre de la Libération le rattachent aux unités BM 1, BM 11 et QG 50. Son parcours relève de la France libre combattante et de la 1re DFL, non d’un réseau intérieur clandestin individualisé.
Missions et actions
Caché au Congo à partir du 19 juin 1940, il participe activement avec le médecin général Sicé et le commandant Delange au ralliement sans heurts de Brazzaville au général de Gaulle le 28 août 1940.
Avec le BM 11, il prend part aux campagnes de Libye, où il est blessé par mine devant El Alamein en octobre 1942, puis de Tunisie, où il est de nouveau blessé en Tripolitaine en 1943.
Rejoignant ensuite la 1re Division française libre en Italie, il sert au service de santé et se distingue lors du bombardement du QG n° 50 le 13 juin 1944, en protégeant son personnel et en participant activement à l’évacuation des blessés.
Il débarque à Cavalaire le 15 août 1944 et participe à la campagne de France.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne signalent ni arrestation ni déportation. Elles mentionnent deux blessures de guerre, l’une par mine à El Alamein, l’autre par éclats d’obus en Tripolitaine.
Camarades de combat
La notice de l’Ordre de la Libération nomme explicitement Sicé et Delange dans les événements du ralliement de Brazzaville. Les autres compagnons immédiats de René Amiot au BM 11 ou au QG 50 ne sont pas détaillés dans les sources consultées.
Retour à la vie civile
Fin 1944, il est évacué sanitaire. Il poursuit après-guerre sa carrière au service de santé des troupes coloniales, notamment à Dakar. Placé en non-activité en 1955, il sert ensuite au titre de la coopération à Madagascar et au Gabon, où il dirige un hôpital de lépreux dans la province d’Oyem.
Revenu en France, il prend sa retraite en 1965 alors qu’il est chef des services administratifs de l’École du Pharo à Marseille, avec le grade de commandant.
Il poursuit ensuite des activités bénévoles auprès des lépreux d’Afrique noire, notamment pour les fondations Follereau et l’Ordre souverain de Malte, et mène encore une dernière mission dans le nord du Gabon en 1983.
Décorations
- Médaille de la Résistance française Décret du 26 mars 1945 JO du 30 mars 1945.
- Compagnon de la Libération Décret du 18 janvier 1946.
- Officier de la Légion d’honneur. Décret non retrouvé dans cette recherche.
- Officier de l’ordre national du Mérite,
- croix de guerre 1939-1945,
- médaille coloniale,
- médaille des blessés,
- croix du combattant volontaire,
- médaille du Levant,
- médaille commémorative 1939-1945 et
- médaille commémorative des services volontaires dans la France libre.
Ces distinctions sont explicitement listées dans la notice de l’Ordre de la Libération, sans que leurs décrets aient été recherchés ici un par un.
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne signalent pas de lieu de mémoire nominatif particulier.
Références bibliographiques
Aucun ouvrage nominatif n’a été directement consulté au cours de cette recherche. La page Wikipédia renvoie toutefois à une notice synthétique utile pour un premier cadrage biographique.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice de Compagnon détaillée, utilisée comme source principale pour le ralliement à la France libre, les campagnes, les blessures, la carrière sanitaire et les distinctions. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/rene-amiot
Wikipédia. Notice secondaire utile pour confirmer les grandes lignes de carrière et les dates extrêmes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Amiot
Dossier d’homologation consulté
Cote du dossier de médaille de la Résistance : 1O766. Le dossier n’a pas été ouvert en ligne au cours de cette recherche.
Observations
La recherche sur la Mémoire Vive de la Résistance a renvoyé une notice « Amiot » concernant Bernard Amiot, et non René Léon Amiot ; Une page complète d’information existe sur Wikipédia..
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « René AMIOT » : état civil, biographie, unités, campagnes, blessures, après-guerre, décorations, décès.
Ordre de la Libération, base des médaillés : décret de Médaille de la Résistance, JO, naissance, cote.
Wikipédia, page « René Amiot » : confirmation synthétique des dates et du déroulé de carrière.
Mémoire Vive de la Résistance, page « Amiot » : résultat non pertinent car consacré à Bernard Amiot.