La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

AMMAR Raymond Elie

Raymond Elie AMMAR, né le 1ᵉʳ juin 1898 au Caire (Égypte), mort le 18 février 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne)

Fils de Victor Ammar, Français originaire d’Alger, et de Marie Mosseri, Raymond Ammar grandit au Caire. Mobilisé en 1917, il sert au 111ᵉ puis au 149ᵉ RI, est blessé à l’automne 1918 lors des combats de la ligne Hindenburg et cité à l’ordre de la brigade.

Démobilisé en 1920, il s’établit à Paris pour des études de droit (licencié en 1924), prête serment en 1924 et s’inscrit au barreau de Paris en 1925. Il épouse en 1926 l’avocate Catherine Molina.

Rappelé brièvement en 1940 comme officier défenseur auprès de la justice militaire, il refuse le retour en zone occupée et s’installe un temps à Lyon.

En 1941, à la demande du bâtonnier, il devient l’avocat de Georges Mandel, détenu au fort du Portalet. Par sa constance à visiter quotidiennement son client, à porter des informations et à maintenir des liens avec l’extérieur, son activité le place clairement dans une aide active à une figure majeure de la Résistance.

Son action documentée s’inscrit dans le soutien à Georges Mandel, opposant de Vichy (fort du Portalet), puis dans la captivité qui suivit son arrestation.

Après le 11 novembre 1942, alors qu’il reste près du Portalet, il est arrêté puis transféré à Paris avant d’être déporté à Sachsenhausen-Oranienburg, au secret pendant près de deux ans. Fin 1944, il est envoyé sur des chantiers ferroviaires en Rhénanie (Oberlahnstein, Braubach), puis transféré à Bergen-Belsen où il meurt sous les coups, le 18 février 1945.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêté en novembre 1942, incarcéré à Paris, déporté à Sachsenhausen (cellule, régime de secret), puis au kommando de travaux sur le Rhin ; transfert final à Bergen-Belsen où il décède.

Camarades de combat

Dans sa captivité : Yvon Delbos, ancien ministre, détenu à la cellule voisine à Sachsenhausen ; témoins-déportés cités par sa veuve après-guerre. Son épouse, l’avocate Catherine Ammar, elle-même résistante et déportée, a œuvré au retour de sa mémoire.

Décorations

Lieux de mémoire

Mention sur le mémorial virtuel du barreau de Paris consacré aux « Avocats morts pour la France ». Aucune voie publique à son nom n’a été retrouvée dans les bases consultées.

Références bibliographiques

  • Le martyre de Georges Mandel 1940-1944, Antoine Mordacq, Passés Composés, 2025. Analyse serrée des années de captivité de Mandel, des responsabilités de Vichy et des transferts en Allemagne ; utile pour contextualiser l’action d’Ammar auprès de son client.
  • Georges Mandel, le moine de la politique, Bertrand Favreau, Fayard, 1996. Biographie de référence, replaçant Mandel dans la IIIᵉ République et détaillant son internement, sa déportation, son assassinat, et l’entourage professionnel qui l’assista.
  • Georges Mandel : L’homme qu’on attendait, Jean-Noël Jeanneney, Seuil, 1991. Portrait intellectuel et politique, clair et concis, permettant de comprendre les enjeux juridiques et politiques de sa défense.

Références internet

Musée du Barreau de Paris (notice « Catherine Ammar ») — parcours de son épouse, résistante et déportée, éclairant le contexte familial et mémoriel. https://www.museedubarreaudeparis.com/ Musée du Barreau de Paris

Mémoire – Avocats de Paris (notice « AMMAR Raymond (1898-1945) ») — biographie détaillée, documents et pièces d’archives (questionnaire, correspondances, discours). https://memoire.avocatparis.org/ memoire.avocatparis.org

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