Cécile Pearl WITHÉRINGTON, née le 24 juin 1914 à Paris, France, morte le 24 février 2008, lieu de décès non précisé avec certitude dans les sources institutionnelles consultées. Nationalité britannique.
Cécile Pearl Witherington naît à Paris de parents britanniques. Les notices détaillées consultées indiquent qu’elle grandit en France et qu’elle travaille jeune ; elles ne permettent pas de reconstituer ici un cursus scolaire complet avec le même degré de certitude que pour son engagement clandestin.
Après avoir quitté la France occupée, elle rejoint en Grande-Bretagne les services liés à l’effort de guerre, puis le SOE. Les sources concordent sur le fait qu’elle est parachutée en France dans la nuit du 22 au 23 septembre 1943 pour agir d’abord comme agent de liaison du réseau STATIONER de Maurice Southgate.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Pearl Witherington relève du SOE, section F. Les sources consultées la rattachent d’abord à STATIONER, puis au réseau WRESTLER, dont elle devient chef après l’arrestation de Maurice Southgate. Le Musée de la Résistance en ligne la donne comme chef de réseau du nord de l’Indre dans une liste issue des Archives nationales, et le SHD atteste l’existence d’un dossier GR 16 P 603699 à son nom marital.
Missions et actions
Les notices détaillées consultées montrent qu’elle organise liaisons, parachutages, instruction et coordination des groupes armés. La notice Wikipédia indique qu’après juin 1944 son réseau et les maquis qui lui sont liés comptent environ 2 000 combattants dans le nord de l’Indre ; ce chiffre provient de cette source secondaire détaillée et n’a pas été vérifié ici par un document primaire chiffré. Les sources institutionnelles consultées confirment néanmoins son rôle central comme chef de réseau WRESTLER.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne signalent ni arrestation ni déportation pour Pearl Witherington. Elles la présentent comme survivante et revenue en Grande-Bretagne après les opérations de 1944.
Camarades de combat
Les sources consultées la relient directement à Maurice Southgate, à Henri Cornioley et, dans le cadre plus large des réseaux SOE actifs dans la région, à des résistants locaux du secteur de Tendu, Dun-le-Poëlier et de la forêt de Gâtine. Le fonds conservé par l’Imperial War Museums confirme aussi les liens entre ses papiers et l’activité commune avec Henri Cornioley.
Retour à la vie civile
Après la guerre, elle épouse Henri Cornioley le 26 octobre 1944 à Kensington. Les notices détaillées consultées indiquent qu’elle s’installe ensuite à Paris et travaille pendant de longues années à la Banque mondiale. Plus tard, elle participe activement au travail mémoriel autour du SOE en France.
Décorations
- Légion d’honneur, officier, décret du 12 juillet 1996, Journal officiel du 13 juillet 1996. La publication Legifrance vise « Mme Cornioley, née Witherington (Cécile, Pearl), ancien chef d’un réseau de résistance ».
- Croix de guerre, mentionnée par la notice Wikipédia de Pearl Witherington ; décret nominatif non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O15155
- Commander of the Order of the British Empire, mentionnée par les notices biographiques consultées ; distinction britannique non vérifiée ici dans une source officielle directement consultée.
Lieux de mémoire
Une stèle commémore son parachutage à Tendu, selon la mairie de Tendu. Le Musée de la Résistance de Loir-et-Cher lui consacre également une notice biographique. Les sources consultées indiquent en outre un lien mémoriel fort avec La Chapelle-Montmartin et le secteur des Souches, mais ce dernier point n’a pas été vérifié ici par une source institutionnelle de même niveau.
Références bibliographiques
Code Name Pauline: Memoirs of a World War II Special Agent, Pearl Witherington Cornioley et Hervé Larroque, Chicago Review Press, 2013. Témoignage autobiographique majeur sur son parcours clandestin, utile pour éclairer l’expérience vécue, la formation SOE, les liaisons, les parachutages et la direction du réseau WRESTLER.
Des Anglais dans la Résistance. Le SOE en France 1940-1944, M. R. D. Foot, Tallandier, 2008. Ouvrage de référence cité par le Musée de la Résistance en ligne, utile pour replacer WRESTLER et STATIONER dans l’ensemble de la section F du SOE.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Document sur les brassards FFI mentionnant explicitement WRESTLER et indiquant Pearl Witherington comme chef de réseau dans le nord de l’Indre, à partir d’Archives nationales. URL complète : https://museedelaresistanceenligne.org/media7909-Liste-des-rseaux-du-SOE-pour-lesquels-des-brassards-doivent-tre-parachuts-2-juillet-1944
SHD / Musée de la Résistance en ligne. Répertoire des dossiers administratifs de résistantes et résistants donnant la cote GR 16 P 603699 pour WITHERINGTON épouse CORNIOLEY, Cécile Pearl, née le 24 juin 1914 à Paris. https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_W.pdf
Legifrance. Décret du 12 juillet 1996 portant promotion dans l’ordre national de la Légion d’honneur, visant Mme Cornioley, née Witherington (Cécile, Pearl). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000363952
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée ici comme source secondaire complémentaire pour le déroulé des missions, les pseudonymes, la carrière d’après-guerre et les décorations signalées sans décret retrouvé.: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pearl_Witherington
Dossier d’homologation consulté
SHD, GR 16 P 603699, WITHERINGTON épouse CORNIOLEY, Cécile Pearl, signalé dans le répertoire public des dossiers administratifs de résistantes et résistants.
Observations
Le site de la Mémoire Vive de la Résistance ne fournit pas, dans les résultats consultés, de fiche individuelle précise à son nom, mais une fiche de réseau SHIPWRIGHT et une fiche de circuit ACROBAT où elle est mentionnée ; type d’information MVR trouvé : fiche de réseau et fiche de circuit. Le lieu exact de décès n’a pas été confirmé ici par une source institutionnelle de même niveau que la cote SHD ou le décret Legifrance. Plusieurs détails opérationnels proviennent de Wikipédia et ont été utilisés comme source secondaire détaillée.
| Date | Événement |
| 24 juin 1914 | Naissance à Paris, France |
| 22-23 septembre 1943 | Parachutage en France pour STATIONER |
| mai 1944 | Prise de responsabilité comme chef de WRESTLER |
| 26 octobre 1944 | Mariage avec Henri Cornioley à Kensington |
| 12 juillet 1996 | Promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur |
| 24 février 2008 | Décès |
Sources consultées le 1 avril 2026
Musée de la Résistance en ligne, liste des réseaux SOE pour lesquels des brassards doivent être parachutés : mention de Pearl Witherington comme chef du réseau WRESTLER ; information issue des Archives nationales.
SHD / Musée de la Résistance en ligne, répertoire des dossiers administratifs : état civil sommaire et cote GR 16 P 603699.
Legifrance, décret du 12 juillet 1996 : promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur.
Wikipédia, notice « Pearl Witherington » : parcours détaillé dans STATIONER et WRESTLER, mariage, activité d’après-guerre, décorations signalées.
Imperial War Museums, fonds de papiers privés de C. P. Cornioley : confirmation archivistique de son activité dans STATIONER et WRESTLER et de ses pseudonymes.
Mairie de Tendu, notice mémorielle locale : stèle commémorant son parachutage.