Gustave BERTRAND, né le 17 décembre 1896 à Nice, Alpes-Maritimes, France, mort le 23 mai 1976 à Toulon, Var, France.
Les sources consultées identifient Gustave Joseph Marie François Alfred Bertrand comme un officier français issu du rang, né à Nice le 17 décembre 1896.
Wikipédia et le site du ministère des Armées s’accordent pour le présenter comme un spécialiste des transmissions et du renseignement radio, actif dès l’entre-deux-guerres dans la lutte contre les chiffres étrangers. Les sources consultées ne permettent toutefois pas, dans cette recherche, de détailler entièrement sa formation initiale.
Après l’effondrement de 1940, Gustave Bertrand poursuit clandestinement son activité au sein des services spéciaux français reconstitués en zone libre. Les sources consultées montrent qu’il joue alors un rôle central dans le renseignement radio et dans la continuité clandestine du service militaire de renseignement. La fiche MVR sur SR Kléber Central, recoupée par l’AASSDN, le donne comme chef du réseau Kléber à une phase ultérieure de son histoire.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Gustave Bertrand relève des services spéciaux militaires français et du réseau SR Kléber. Son action se situe à la jonction entre la cryptologie, le renseignement radio clandestin et le commandement du réseau. Sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance, l’information trouvée le concernant relève d’une fiche de réseau, « SR Kléber Central », et non d’une fiche individuelle à son nom exact.
Missions et actions
Avant et pendant la guerre, Gustave Bertrand est l’un des principaux artisans français de l’exploitation des renseignements obtenus sur Enigma.
Les sources consultées montrent qu’il reçoit et exploite, avec les Polonais et les Britanniques, les documents transmis par Hans-Thilo Schmidt, puis dirige le PC Bruno et ensuite le PC Cadix pour le déchiffrement.
Dans la clandestinité, il reprend la direction d’un service d’interception radio et de décryptage en zone libre, avant de prendre le commandement du réseau Kléber au début de 1943.
Les sources consultées établissent aussi qu’il est arrêté à Paris par l’Abwehr alors qu’il récupère un matériel radio venu de Londres. Elles indiquent que les Allemands tentent alors de l’utiliser dans un jeu de radio contre les Britanniques, mais que Bertrand prévient ses camarades et passe ensuite dans la clandestinité avant son évacuation vers la Grande-Bretagne par Lysander le 2 juin 1944.
Camarades de combat
Les sources consultées le relient à Louis Rivet, Paul Paillole, Henri Navarre, Louis Lochard et aux cryptanalystes polonais du Biuro Szyfrów. Elles le replacent aussi dans la coopération franco-polonaise et franco-britannique autour d’Enigma, puis dans l’environnement clandestin de Kléber.
Retour à la vie civile
Après son retour en Grande-Bretagne, Gustave Bertrand est affecté aux Forces françaises de l’Intérieur, puis à la DGER et au SDECE. Il prend sa retraite militaire en 1950 avec le grade de général de brigade.
Les sources consultées concordent ensuite pour montrer qu’il devient maire de Théoule-sur-Mer de 1953 à 1971 et qu’il publie en 1973 son témoignage Enigma ou la plus grande énigme de la guerre 1939-1945. Cette seconde partie de sa vie relève à la fois de la mémoire, de l’écriture du renseignement et de la vie civique locale.
Décorations
- Grand officier de la Légion d’honneur, mentionnée par Wikipédia et reprise par des sources mémorielles contemporaines ; décret précis de promotion non retrouvé dans cette recherche.
- Distinguished Service Order, mentionnée par Wikipédia ; source institutionnelle de remise non retrouvée dans cette recherche.
- Officier de la Legion of Merit, mentionnée par Wikipédia ; source institutionnelle de remise non retrouvée dans cette recherche.
- Croix de guerre 1914-1918
- Croix de guerre 1939-1945, mentionnées par Wikipédia ; décrets nominatifs non retrouvés dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Les sources consultées indiquent qu’il est inhumé à Théoule-sur-Mer et que son nom reste associé à la mémoire française du déchiffrement d’Enigma, notamment dans les publications récentes du ministère des Armées.
Références bibliographiques
Gustave Bertrand, Enigma ou la plus grande énigme de la guerre 1939-1945. Témoignage publié en 1973, fondamental pour l’histoire de la coopération franco-polonaise autour d’Enigma et pour la mémoire de l’action clandestine poursuivie par Bertrand pendant la guerre.
François Romon, Les écoutes radio dans la Résistance française, 1940-1945. Ouvrage utile pour replacer Gustave Bertrand dans l’histoire du renseignement radio clandestin, du PC Cadix et de la continuité des services français de renseignement.
Références internet
Ministère des Armées / DRM. Article de synthèse sur Gustave Bertrand, son rôle dans l’affaire Enigma et sa place dans l’histoire du renseignement militaire français. Consultable via la référence citée.
Mémoire Vive de la Résistance. Fiche « SR Kléber Central » mentionnant Gustave Bertrand comme chef du réseau à une phase de son histoire ; type d’information MVR trouvé : fiche de réseau. Consultable via la référence citée.
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée ici comme source secondaire complémentaire pour l’état civil, l’après-guerre et les décorations mentionnées sans décret retrouvé. Consultable via la référence citée.
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD de dossier de résistant n’a été retrouvée dans les sources ouvertes consultées pour ce portrait. Les sources consultées permettent en revanche de situer les archives de SR Kléber dans les fonds GR 17 P.
Observations
Les sources concordent sur le rôle majeur de Gustave Bertrand dans l’histoire d’Enigma et dans la continuité clandestine du renseignement français, mais la chronologie précise de son commandement proprement dit sur le seul « SR Kléber Central » varie selon les périodes et les sources. L’information MVR trouvée est une fiche de réseau, non une fiche individuelle.
| Date | Événement |
| 17 décembre 1896 | Naissance à Nice, Alpes-Maritimes, France |
| 1930 | Prise en charge de la section du chiffre du SR |
| 1940 | Direction du PC Bruno |
| juillet 1940 | Reconstitution clandestine du service de décryptage |
| début 1943 | Prise de commandement du réseau Kléber |
| 2 juin 1944 | Évacuation en Lysander vers la Grande-Bretagne |
| 1953-1971 | Maire de Théoule-sur-Mer |
| 23 mai 1976 | Décès à Toulon, Var, France |
Sources consultées le 1 avril 2026
Mémoire Vive de la Résistance, fiche « SR Kléber Central » : mention de Gustave Bertrand comme chef du SR Kléber ; type d’information MVR trouvé : fiche de réseau.
Ministère des Armées / DRM, article sur Gustave Bertrand : rôle dans Enigma, place dans le renseignement militaire français.
AASSDN, témoignage Guy Jousselin de Saint-Hilaire : accueil à Londres du « chef du réseau Kléber », commandant Gustave Bertrand, le 4 juin 1944.
Wikipédia, notice « Gustave Bertrand » : état civil, carrière, après-guerre, décorations signalées.
FranceArchives, fonds « SR Kléber » et « SR Kléber et sous-réseau Marco » : conservation archivistique des traces du réseau.