La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme principale retenue par les sources est « Essor », également écrit « ESSOR » dans certaines notices institutionnelles. Les sources consultées le présentent comme un journal clandestin étudiant créé en décembre 1943 dans le cadre de l’Organisation civile et militaire des jeunes. Plusieurs sources concordent sur cette date et sur son caractère proprement étudiant.

Essor apparaît comme le journal propre à une section ou un mouvement spécial étudiant au sein de l’OCMJ. François d’Humières participe à sa création et à sa rédaction ; Philippe Bernard en est secrétaire de rédaction puis rédacteur en chef à la suite d’arrestations ; Georges Barral y milite activement dans la section propagande. Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer toute la hiérarchie interne du titre, mais elles suffisent à montrer un noyau rédactionnel étudiant structuré.

Actions menées pendant la Résistance

Essor relève de la presse clandestine de Résistance et de l’encadrement militant étudiant. Le journal est diffusé d’abord à Paris, puis dans plusieurs villes universitaires, notamment Rennes, Lille, Caen et Bordeaux, selon la notice de François d’Humières dans l’Ordre de la Libération. La même documentation montre qu’Essor ne se limite pas à la propagande écrite : ses militants participent à la constitution de corps-francs, à des transports d’armes, puis au départ vers les maquis, en particulier celui de La Ferté-Saint-Aubin en juin 1944.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Essor est directement rattaché à l’Organisation civile et militaire des jeunes OMCJ. Il entretient des liens étroits avec le journal clandestin L’Avenir, qui lui est antérieur dans le même milieu, ainsi qu’avec le journal clandestin Essor comme organe d’un mouvement étudiant. Les parcours de Philippe Bernard et François d’Humières montrent aussi des connexions avec l’Union des étudiants patriotes, avec André Boulloche, délégué militaire régional, et avec les maquis de La Ferté-Saint-Aubin puis de la Creuse.

Chefs et figures marquantes

François d’Humières participe à la création et à la rédaction d’Essor, puis en assure la diffusion à Paris et dans plusieurs villes universitaires ; il est tué au combat le 31 janvier 1945 en Alsace après avoir poursuivi la lutte au sein des Commandos de France.

Philippe Bernard participe à la création du journal, en est secrétaire de rédaction puis rédacteur en chef ; il rejoint ensuite le maquis de la Creuse, combat à la Libération, est blessé en janvier 1945 et survit à la guerre.

Georges Barral milite dans la section propagande d’Essor après avoir été actif dans L’Avenir ; il est tué en action le 15 juillet 1944 à Richarville.

Victimes et morts

Les sources permettent d’identifier au moins Georges Barral, mort en action en juillet 1944, et François d’Humières, mort au combat en janvier 1945, parmi les figures directement liées à Essor. Les sources consultées ne permettent pas d’établir une liste complète des morts de l’ensemble du groupe étudiant.

Survivants identifiés

Philippe Bernard a survécu à la guerre. Les sources institutionnelles montrent qu’après son passage dans Essor puis dans les maquis, il est blessé au bras gauche le 31 janvier 1945, réformé après-guerre et mène ensuite une carrière civile de haut fonctionnaire et d’universitaire.

Comme journal clandestin, Essor disparaît dans le contexte du passage à l’action armée et de la dispersion des cadres étudiants au printemps et à l’été 1944, puis de la Libération. Les sources consultées ne signalent pas de dissolution formelle ; elles montrent plutôt une transformation du noyau étudiant en effectifs de maquis et en combattants FFI, puis en engagés réguliers à la fin de la guerre.

Conséquences et mémoire

Essor occupe une place importante dans l’histoire de la Résistance étudiante parisienne. Son rôle mémoriel est surtout porté par les biographies de François d’Humières, Philippe Bernard, Georges Barral et d’autres militants de l’OCMJ, plus que par une mémoire autonome du titre. Il témoigne du passage de la propagande clandestine à l’action armée chez une partie de la jeunesse résistante entre 1943 et 1944.

Références bibliographiques

François d’Humières, écrits et documentation relatifs à Essor et à l’Organisation civile et militaire des jeunes. Les notices institutionnelles disponibles montrent que sa trajectoire est l’une des plus utiles pour saisir l’histoire d’Essor, sa diffusion dans les villes universitaires et son insertion dans la Résistance étudiante.

Documentation de l’Ordre de la Libération sur Philippe Jacques Olivier Bernard. Bien qu’il s’agisse d’une notice individuelle, elle éclaire de manière très précise la création d’Essor, son secrétariat de rédaction, son évolution sous la répression et son prolongement vers les maquis de 1944.

Bruno Durand, “Georges Barral, le résistant inconnu mort en 1944 à Richarville”, Bulletin de la société historique de Dourdan en Hurepoix, n° 66, décembre 2013. Cet article, cité par le Musée de la Résistance en ligne, apporte des éléments concrets sur l’insertion d’Essor dans le mouvement étudiant résistant et sur les passages entre propagande, corps-francs et maquis.

Références internet

Ordre de la Libération. La notice de Philippe Bernard donne des informations précises sur la création d’Essor en décembre 1943, son secrétariat de rédaction, sa direction après des arrestations et son lien avec le maquis de La Ferté-Saint-Aubin. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/philippe-jacques-olivier-bernard

Ordre de la Libération. La notice de François d’Humières confirme qu’il participe à la création et à la rédaction d’Essor, puis à sa diffusion à Paris et dans plusieurs villes universitaires. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/francois-humieres-d

Musée de la Résistance en ligne. La notice sur Georges Barral atteste qu’en décembre 1943 un mouvement spécial étudiant doté de son propre journal, Essor, est créé dans le cadre de l’OCMJ. https://museedelaresistanceenligne.org/media5315-Stle-la-mmoire-de-Georges-Barral

Musée de Lorris. Cette notice mémorielle confirme le rattachement d’Essor au corps-franc étudiant et à l’environnement Thermopyles, utile pour comprendre la militarisation progressive de certains de ses membres. https://www.museelorris.fr/resistants/georges-henri-barral

Mémoire Vive de la Résistance. Le site ne comporte pas de fiche autonome sur Essor, mais plusieurs notices relatives à la mission Cannelle, à Georges Barral ou aux jeunes résistants permettent de vérifier sa mention comme journal clandestin étudiant. https://mvr.asso.fr/

Sources consultées

Sources consultées le 18 mars 2026 : Mémoire Vive de la Résistance, vérification d’absence de fiche spécifique ; Ordre de la Libération, résultats utiles et centraux ; Musée de la Résistance en ligne, résultat utile ; Musée de Lorris, résultat utile ; Maitron, résultat indirect par la notice Barral ; Fondation de la Résistance, recherche non concluante pour une fiche autonome spécifique ; Mémoire des Hommes, recherche non concluante pour le journal comme entité ; Gallica, non exploitée directement ici pour un exemplaire certain ; Service historique de la Défense, pas de dossier consulté directement ; Wikipédia, non utilisée comme source principale.

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