Le titre est attesté sous cette forme dans les notices de la Bibliothèque nationale de France, du Musée de la Résistance en ligne et de RetroNews. La forme avec apostrophe doit être retenue.
Création
L’Université libre est créé à Paris, France, à l’automne 1940. Le premier numéro conservé est daté de novembre 1940. Les sources concordent pour attribuer la fondation initiale à Georges Politzer, Jacques Solomon et Jacques Decour. Le journal naît dans le cadre de l’action clandestine dirigée vers les universitaires et les enseignants, avec pour objectif de rallier les intellectuels patriotes, de dénoncer la politique menée contre l’Université française et de diffuser une information de résistance dans les milieux de l’enseignement.
Organisation interne
À l’origine, le journal repose sur un noyau clandestin constitué autour de Georges Politzer, Jacques Solomon et Jacques Decour. Les premières diffusions s’appuient sur des réseaux de professeurs, de proches et d’amis, avant un élargissement à d’autres catégories de l’enseignement.
À partir de 1941, L’Université libre est rattaché au Front national pour l’indépendance de la France et devient l’organe des comités universitaires de ce mouvement.
Des sources bibliographiques et documentaires signalent ensuite une direction ou une animation assurée successivement par André Voguet, puis par Husson, et à partir d’octobre 1943 par René Maublanc. Les sources consultées ne permettent pas d’établir une hiérarchie clandestine complète et stable pour toute la durée de la guerre ; cette limite doit être signalée.
Diffusion et mode de diffusion
Le journal est diffusé clandestinement d’abord dans les lycées et milieux universitaires parisiens, notamment par des réseaux d’enseignants. Le Musée de la Résistance en ligne cite les lycées Jules Ferry et Fénelon parmi les premiers lieux de circulation.
La publication commence sous forme dactylographiée ou ronéotypée ; RetroNews indique qu’elle reste une simple feuille ronéotypée jusqu’en mars 1944, avant une impression plus professionnelle. Les notices consultées montrent une parution d’abord irrégulière, puis plus stable à partir de la fin de 1942. La BnF et RetroNews attestent une publication clandestine jusqu’en août 1944 ; RetroNews recense 99 numéros disponibles, tandis qu’une recherche universitaire du CNRS en analyse 105 sur la période novembre 1940-août 1944. Cette divergence de décompte doit être conservée comme telle.
Rédacteur en chef et journalistes
Georges POLITZER : cofondateur et rédacteur des premiers numéros. Arrêté en février 1942 ; fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942.
Jacques SOLOMON : cofondateur et principal rédacteur des premiers numéros. Arrêté en février 1942 ; fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942.
Jacques DECOUR, dit Daniel Decourdemanche : cofondateur et rédacteur. Arrêté le 17 février 1942 ; fusillé le 30 mai 1942.
André VOGUET : cofondateur selon le Maitron pour la publication et animateur du réseau après la chute de Jacques Solomon selon une étude historique ; survivant de la guerre. Les sources consultées le rattachent à l’animation et à l’organisation du journal plutôt qu’à un titre explicite et constant de rédacteur en chef.
Henri WALLON : collaborateur régulier cité parmi les rédacteurs ; survivant de la guerre.
Marcel PRENANT : collaborateur cité parmi les rédacteurs ; survivant de la guerre.
Francis COHEN : collaborateur du journal ; survivant de la guerre.
Paul DELANOUE : participe à l’équipe de direction à partir de l’automne 1943 selon le Musée de la Résistance en ligne ; survivant de la guerre.
Jeanne GAILLARD : participe à la diffusion des premiers numéros ; survivante de la guerre.
Hélène LANGEVIN-SOLOMON : participe activement à la diffusion du journal ; arrêtée, déportée à Auschwitz puis à Ravensbrück ; survivante.
Cécile ANGRAND : citée parmi les premières relais de diffusion ; survivante de la guerre d’après les éléments biographiques consultés.
Victimes et morts
Parmi les membres les plus directement liés à la fondation et à la première rédaction, les morts de guerre attestés sont Georges Politzer, Jacques Solomon et Jacques Decour, tous trois arrêtés en février 1942 puis exécutés en mai 1942. Les sources consultées ne permettent pas d’établir, à ce stade, une liste complète et exhaustive de toutes les victimes liées à l’ensemble de la chaîne de rédaction, d’impression et de diffusion sur toute la durée de la publication.
Résistants connus ayant survécu à la guerre
Les sources consultées permettent d’identifier au moins les survivants suivants liés à L’Université libre : André Voguet, Henri Wallon, Marcel Prenant, Francis Cohen, Paul Delanoue, Jeanne Gaillard, Hélène Langevin-Solomon et Cécile Angrand. Pour plusieurs autres collaborateurs occasionnels ou diffuseurs, les données restent incomplètes dans les notices accessibles.
Fin du Journal
La publication clandestine se poursuit jusqu’en août 1944. Après la Libération, le titre continue à paraître pendant l’immédiat après-guerre ; RetroNews signale une existence jusqu’en mai 1947 pour la collection de presse, mais la phase clandestine prend fin avec la Libération de Paris. Il ne s’agit donc pas d’un démantèlement brutal final comparable à d’autres titres plus précoces, mais d’une sortie de clandestinité suivie d’une poursuite légale temporaire.
Références bibliographiques
Dictionnaire historique de la Résistance sous la direction de François Marcot, Paris, Robert Laffont, 2006. Le plan détaillé diffusé par la Fondation de la Résistance atteste l’existence d’une entrée « Université Libre (L’) » rédigée par Cécile Vast, ce qui en fait une référence de synthèse reconnue.
La presse clandestine en France (1940-1944), Fondation de la Résistance, Lettre de la Fondation de la Résistance, n° 118, dossier thématique, 2025. Ce numéro de synthèse replace L’Université libre dans l’ensemble de la presse clandestine et précise sa destination aux enseignants et universitaires.
L’Université libre. Journal clandestin. Novembre 1940-août 1944 mémoire de recherche signalé par le CNRS, qui indique l’analyse de 105 numéros et constitue un travail spécialisé sur le titre.
La résistance à Paris. Rue par rue 1940-1944 ouvrage ou dossier de synthèse utilisé dans le PDF consulté sur Libre Résistance, qui localise notamment des lieux d’impression et de fondation du groupe. Cette référence a été utilisée ici comme appui contextuel, non comme source unique.
French Teachers in the Resistance Movement par René Maublanc, article de 1947 signalé par JSTOR, qui émane d’un acteur directement lié au journal et à la Résistance enseignante.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance Document « L’Université Libre Novembre 40 », utilisé pour la vérification préalable sur le site demandé et pour constater la présence d’un document numérisé, sans fiche historique autonome retrouvée lors de cette vérification. https://mvr.asso.fr/wp-content/uploads/2025/05/LUniversite-Libre-Novembre-40.pdf
Musée de la Résistance en ligne Notice « L’Université libre, n°1, novembre 1940 », source principale pour la création, le contexte, les fondateurs, les premiers réseaux de diffusion et la continuité de la publication. https://museedelaresistanceenligne.org/media10359-ILUniversit-libre-i-n1-novembre-1940
RetroNews Notice de titre « L’Université libre », utilisée pour la chronologie générale du titre, la description matérielle, la périodicité et le nombre de numéros disponibles dans la collection de presse. https://www.retronews.fr/journaux/universite-libre
data.bnf.fr Notice « L’Université libre (Paris. 1940) », utilisée pour la forme du titre et pour les indications sur les responsables successifs de la publication. URL : https://data.bnf.fr/32885814/l_universite_libre__paris__1940_/
Ordre de la Libération Chronologie indicative de la Seconde Guerre mondiale, utilisée ici comme source complémentaire attestant L’Université libre parmi les premières publications clandestines. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/chronologie-indicative-seconde-guerre-mondiale
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 : fiche non retrouvée pour L’Université libre, mais document numérisé retrouvé.
Maitron Résistance, vérification le 21 mars 2026 : notices consultées pour Georges Politzer, Jacques Solomon, Jacques Decour, André Voguet, Francis Cohen, Pierre Angrand, Jeanne Gaillard, Hélène Langevin-Solomon.
Fondation de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 : dossier sur la presse clandestine, bibliographie indicative, plan détaillé du Dictionnaire historique de la Résistance.
Musée de la Résistance en ligne, vérification le 21 mars 2026 : notice du numéro 1 et documents contextuels sur la naissance du titre.
Mémoire des Hommes, vérification le 21 mars 2026 : aucune notice directement exploitable retrouvée sur le titre lui-même dans les résultats accessibles par recherche web.
Ordre de la Libération, vérification le 21 mars 2026 : chronologie indicative mentionnant L’Université libre parmi les premières publications clandestines ; aucune fiche spécifique du journal retrouvée dans les résultats consultés.
Gallica, Bibliothèque nationale de France, vérification le 21 mars 2026 : existence matérielle du titre et de numéros numérisés attestée par les notices secondaires consultées, mais ouverture directe de plusieurs pages Gallica non aboutie dans les résultats web accessibles.
Service historique de la Défense, vérification le 21 mars 2026 : aucun résultat directement exploitable retrouvé sur le titre lui-même dans les résultats accessibles par recherche web.
Sites d’associations mémorielles locales, vérification le 21 mars 2026 : dossier Libre Résistance sur Paris utilisé comme source contextuelle complémentaire pour les lieux liés au groupe et à l’impression.
Wikipédia, vérification le 21 mars 2026 : consulté uniquement en contrôle complémentaire pour la chronologie générale et le décompte des numéros, sans usage isolé.