Pierre REBIÈRE, né le 10 juillet 1911 à Terrasson-Lavilledieu,Dordogne, France, mort le 5 octobre 1942 à Paris, France.
Fils d’un maréchal-ferrant, Pierre Rebière apprend le métier de son père après le certificat d’études et devient en 1928, à Tours, compagnon maréchal-ferrant du Devoir. Les sources consultées indiquent qu’il entre dans la Résistance en novembre 1940. Il est présenté comme militant de l’Organisation spéciale, puis comme responsable communiste actif dans le Sud-Ouest.
Certaines sources secondaires détaillées indiquent aussi qu’il participe à la mise en place de ce qui devient ensuite l’état-major local des FTPF dans le grand Sud-Ouest.
A Bordeaux, le 21 octobre 1941, Pierre Rebière abat Hans Reimers, conseiller d’administration militaire allemand. Cette action déclenche des représailles massives, dont l’exécution de cinquante otages au camp de Souge le 24 octobre 1941.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources secondaires détaillées indiquent qu’il est arrêté le 15 décembre 1941 par les brigades spéciales, remis ensuite aux autorités allemandes, condamné à mort en septembre 1942, puis fusillé le 5 octobre 1942 au stand de tir de Balard, à Paris. Le Mémorial du Mont-Valérien conserve en outre un billet clandestin annonçant son exécution du 5 octobre 1942.
Décorations
Les décorations suivantes sont mentionnées par les sources consultées, sans que les décrets aient été retrouvés dans cette recherche :
- Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, source Musée de la Résistance en ligne, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945 avec palme, source Musée de la Résistance en ligne, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 30 Mars 1947 JO 25 juillet 1947 (source ordre de la Libération).
- Côte du dossier : 1O53186
Les bases consultées dans cette recherche ne permettent pas d’attester avec certitude une autre décoration par décret identifié.
Lieux de mémoire
Depuis 1955, une rue de Paris porte son nom. Une plaque est apposée depuis 1949 au 59 rue Chardon-Lagache à Paris. Le stand de tir de Balard, lieu d’exécution, constitue également un lieu de mémoire de son parcours.
Références bibliographiques
Le Maitron. La notice consacrée à Pierre Rebière, sous ses pseudonymes de Résistance, constitue dans les sources consultées la base prosopographique principale pour son état civil, son engagement communiste, son entrée dans la Résistance et sa mort.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. La page sur l’attentat contre Hans Reimers a été utilisée pour confirmer le rôle de Pierre Rebière dans l’action du 21 octobre 1941 à Bordeaux et ses conséquences immédiates. URL complète : https://mvr.asso.fr/lattentat-du-21-octobre-1941-contre-le-colonel-hans-reimers/
Musée de la Résistance en ligne. La page « Plaque en hommage à Pierre Rebière, dit “Colonel Lucas” » fournit les éléments les plus précis retrouvés dans cette recherche sur sa naissance, sa formation, son exécution, ses hommages et les décorations mentionnées. URL complète : https://museedelaresistanceenligne.org/media5154-Plaque-en-hommage-Pierre-Rebire-dit-Colonel-Lucas
Mémorial du Mont-Valérien. La page consacrée à Pierre Rebière signale un billet clandestin annonçant son exécution du 5 octobre 1942. URL complète : https://www.mont-valerien.fr/ressources-historiques/le-mont-valerien-pendant-la-seconde-guerre-mondiale/lettres-de-fusilles/detail-lettres-fusiles/lettres-de-fusilles/rebiere-pierre/
Dossier d’homologation consulté
Les bases consultées ne permettent pas d’identifier une cote SHD certaine pour Pierre Rebière.
Observations La trajectoire générale de Pierre Rebière est solidement établie par les sources consultées : militant de l’OS, auteur de l’attentat contre Reimers, fusillé en 1942. En revanche, la présente recherche n’a pas retrouvé les décrets précis de ses décorations ni une cote SHD certaine. La notice mémorielle du Musée de la Résistance en ligne utilise en outre l’appellation « Colonel Lucas », qui relève de l’hommage postérieur et non de l’identification civile de première ligne.
Les sources donnent le 20 février 1909 pour sa date de naissance, nous avons retenue la date retenue par l’Ordre de la libération.
Sources consultées le 13 mars 2026.
Mémoire Vive de la Résistance, page « L’attentat du 21 octobre 1941 contre le Colonel Hans Reimers » : rôle de Pierre Rebière à Bordeaux et contexte des représailles.
Musée de la Résistance en ligne, page « Plaque en hommage à Pierre Rebière, dit “Colonel Lucas” » : état civil, métier, exécution, hommages et décorations mentionnées.
Mémorial du Mont-Valérien, page « Rebière Pierre » : billet annonçant l’exécution du 5 octobre 1942.
Le Maitron, notice « REBIÈRE Pierre » : confirmation biographique générale et pseudonymes de Résistance.