André BESSIÈRE, né le 2 décembre 1926 à Paris, France, mort le 5 janvier 2017 à Vias, Hérault, France.
Les sources consultées présentent André Bessière comme un jeune Parisien de parents héraultais. Elles indiquent qu’il vit l’exode de 1940 puis s’engage très tôt dans la Résistance alors qu’il est encore adolescent. Elles ne permettent pas, dans le cadre de cette recherche, de préciser davantage sa formation initiale.
André Bessière entre dans la Résistance au sein du Front national de la Résistance, dans la section du Xe arrondissement de Paris. Les sources concordent pour situer cet engagement en 1941 ou au tout début de 1942, ce qui impose de signaler une légère divergence chronologique.
Les sources consultées le rattachent au mouvement Front national. Elles ne permettent pas d’identifier, dans cette recherche, une autre appartenance clandestine homologuée avant sa déportation.
Les sources indiquent qu’il est d’abord affecté à la propagande et à la couverture des équipes d’action. Devenu chef de groupe en 1943, il tente ensuite de rejoindre les Forces françaises libres par la frontière espagnole après l’infiltration de son réseau.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées indiquent une première arrestation en octobre 1942, suivie d’une évasion. Elles indiquent ensuite son arrestation définitive le 10 janvier 1944 à la frontière espagnole, son incarcération à la citadelle de Perpignan, puis son transfert à Royallieu-Compiègne.
Déporté le 27 avril 1944 dans le « convoi des tatoués », il passe par Auschwitz, Buchenwald, Flossenbürg puis le kommando de Flöha, où il est affecté avec d’autres détenus à la fabrication de fuselages d’avions.
Après l’évacuation du camp à partir du 14 avril 1945, il survit à la marche de la mort jusqu’à Theresienstadt, où il est libéré par les Soviétiques les 8 ou 9 mai 1945 selon les sources. Il est rapatrié le 27 juin 1945.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent d’identifier comme compagnon de déportation à Flöha le poète Robert Desnos. Elles mentionnent également, dans le convoi du 27 avril 1944, la présence de futurs responsables publics comme André Boulloche et Marcel Paul.
Après la guerre, André Bessière devient l’un des principaux témoins du convoi des tatoués. Les sources indiquent qu’il publie plusieurs récits mémoriels et qu’il préside l’Amicale des déportés tatoués du 27 avril 1944.
Décorations
Les sources consultées mentionnent les distinctions suivantes, sans que les décrets aient été retrouvés dans cette recherche :
- Légion d’honneur, source associative mémorielle, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille militaire, source associative mémorielle, décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix de guerre avec palmes, source associative mémorielle, décret non retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
Les sources consultées rattachent sa mémoire à Vias, Hérault, France, où un hommage public lui a été rendu après son décès, ainsi qu’à la mémoire du convoi des tatoués et du kommando de Flöha.
Références bibliographiques
Destination Auschwitz avec Robert Desnos. Ouvrage d’André Bessière cité dans plusieurs ressources mémorielles. Il éclaire, à partir d’un témoignage direct, le parcours du convoi du 27 avril 1944, la déportation à Auschwitz, Flöha et la mort de Robert Desnos.
Revivre après ou l’impossible oubli. Ouvrage mémoriel mentionné dans les hommages associatifs consacrés à André Bessière. Il porte sur l’expérience concentrationnaire et sur les difficultés du retour après la déportation.
Références internet
Mémoire et Espoirs de la Résistance. Notice mémorielle consacrée à André Bessière, utilisée pour l’état civil, l’engagement au Front national, les arrestations, le parcours de déportation jusqu’à Flöha et le retour. https://www.memoresist.org/resistant/andre-bessiere-2/
Association française Buchenwald-Dora et Kommandos. Hommage biographique confirmant le décès d’André Bessière et plusieurs de ses distinctions.: https://asso-buchenwald-dora.com/andre-bessiere-1926-2017/
Wikipédia. Notice biographique détaillée utilisée comme source secondaire d’appoint pour recouper le parcours de déportation et la chronologie générale.: https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Bessière_(résistant)
Dossier d’homologation consulté
Les bases consultées ne permettent pas d’identifier une cote SHD certaine pour André Bessière.
Observations
Un André Augustin BESSIERE né le 14 octobre 1916 Cransac, 12 – Aveyron, France Alias: Robert, a été Médaillé de la Résistance par décret du 14 juin 1946 JO 11 juillet 1946 Côte du dossier : 1O5389, mais les dates et lieux de naissances divergent trop pour penser qu’il s’agit de la même personne.
Une divergence existe entre les sources consultées sur la date exacte d’entrée dans la Résistance, située soit en janvier 1941, soit en janvier 1942. Une autre divergence mineure existe sur la date précise de la libération à Theresienstadt, indiquée au 8 ou au 9 mai 1945 selon les sources.
Sources consultées le 13 mars 2026.
Mémoire Vive de la Résistance, page « Kommando de Flöha » : cadre historique du camp extérieur et mentions nominatives de déportés passés par Flöha.
Mémoire et Espoirs de la Résistance, notice « BESSIERE André » : état civil, engagement au Front national, arrestations, déportation et retour.
Association française Buchenwald-Dora et Kommandos, notice « André Bessière 1926-2017 » : décès et distinctions mentionnées.
Wikipédia, article « André Bessière (résistant) » : recoupement secondaire sur la chronologie générale.