René BIDOUZE, né le 15 décembre 1922 à Toulouse (France), mort le 14 novembre 2022 à Paris (France)
René Bidouze naît dans une famille modeste à Toulouse. Il commence sa carrière comme employé de bureau. Jeune militant, il s’imprègne de la culture syndicale et politique du Front populaire, ce qui forgera son engagement futur.
Dès 1941, refusant l’ordre nouveau, il s’engage dans la propagande clandestine. Son activité se concentre d’abord sur la distribution de tracts et l’organisation de la jeunesse ouvrière contre le Service du Travail Obligatoire (STO).
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il rejoint les Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP) et le Front National (mouvement de résistance créé par le Parti Communiste Français). Il opère principalement à Toulouse et dans le département de la Haute-Garonne.
Missions et actions
René Bidouze se spécialise dans l’action syndicale et de jeunesse. Il participe à l’organisation de manifestations patriotiques, notamment lors des dates symboliques comme le 11 novembre ou le 1er mai. Il aide à la mise en place de comités de résistance dans les entreprises toulousaines et participe à la presse clandestine locale. Lors de la Libération de Toulouse en août 1944, il est présent dans les combats urbains et l’installation des nouvelles structures administratives.
Arrestation / évasion / déportation
Il parvient à échapper aux rafles et à la répression durant toute la période de l’Occupation, restant dans la clandestinité active jusqu’à la Libération.
Camarades de combat
Il a collaboré avec les responsables du Front National de Haute-Garonne et les militants syndicaux de la CGT clandestine.
Retour à la vie civile
Après la guerre, René Bidouze devient une figure majeure du syndicalisme français. Il fait carrière dans l’administration fiscale et devient secrétaire général de la Fédération des Finances CGT, puis de l’Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires. Il est l’un des principaux rédacteurs du Statut général des fonctionnaires de 1946 aux côtés de Maurice Thorez.
Décorations
- Croix du combattant volontaire de la Résistance.
- Officier de la Légion d’honneur (promotion du 14 juillet 2013).
Lieux de mémoire
Compte tenu de son décès récent (2022), il n’y a pas encore de lieu de mémoire public à son nom, mais son œuvre syndicale est honorée par la CGT.
Références bibliographiques
Les fonctionnaires et la Résistance, René Bidouze, Le Cherche Midi, 2006. Dans cet ouvrage, il analyse l’engagement de ses pairs et son propre parcours.
De l’Occupation à la Libération : Toulouse, Henri Michel, Hachette, 1983.
Références internet
Le Maitron Notice biographique complète sur sa double carrière résistante et syndicale. https://maitron.fr/
L’Humanité Hommage lors de son décès retraçant son action dans la résistance toulousaine. https://www.humanite.fr/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 58837.
Observations : Sa longévité exceptionnelle a permis de recueillir de nombreux témoignages sur la résistance des agents de l’État à Toulouse.