Robert Pierre Léon BORIOS né le 25 Aout 1919 à Toulouse (France), mort le 14 mai 1944 à Buchenwald (Allemagne)
Robert Borios est étudiant à la Faculté de Droit de Toulouse. Jeune homme brillant et sportif, il est profondément marqué par la pensée humaniste et chrétienne. Il refuse la résignation qui suit la défaite de 1940.
Dès 1942, il s’engage dans la lutte clandestine. Il refuse de partir au STO et bascule dans la totale illégalité. Son charisme lui permet de recruter de nombreux étudiants toulousains.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est l’un des chefs militaires du mouvement Libérer et Fédérer. Sous le pseudonyme de «Blanchard », il organise les Groupes Francs du mouvement. Il est également en contact avec le réseau d’évasion d’Andrée De Jongh (réseau Comète).
Missions et actions
Borios coordonne les actions de sabotage dans la région toulousaine. Il supervise les parachutages d’armes dans les maquis environnants, notamment dans le secteur de Rieumes. Il est responsable de la protection des dirigeants du mouvement et de l’exécution des missions les plus périlleuses contre les intérêts allemands. Son lien avec Toulouse est constant : il y organise des dépôts d’armes et des caches pour les réfractaires au STO.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté à Toulouse le 21 janvier 1944 lors d’un rendez-vous clandestin, dans le cadre de la vaste vague d’arrestations qui décapite le mouvement Libérer et Fédérer (le même jour qu’Henri Desbals).
Transféré à Compiègne, il est déporté le 12 mai 1944 vers Buchenwald. Épuisé par les interrogatoires et les conditions de transfert, il meurt peu après son arrivée au camp, le 14 mai 1944.
Camarades de combat
Il fut le bras droit militaire de Silvio Trentin et collabora avec Gilbert Zaksas.
Décorations
- Croix de Guerre 1939-1945 avec palme.
- Médaillé à titre posthume par décret du 15 juin 1946 JO 11 juillet 1946 source ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O7471
Lieux de mémoire
Une plaque à l’Université des Sciences Sociales de Toulouse (Arsenal) rend hommage à son courage. Son nom figure sur le monument aux morts de la ville.
Références bibliographiques
Libérer et Fédérer : l’organisation clandestine de Silvio Trentin, Jean-Louis Clément, CNRS Éditions, 1993. Robert Borios y est cité comme l’âme militaire du mouvement.
Livre-Mémorial des déportés de France, FMD, 2004.
Références internet
Mémoire des Hommes Confirmation du titre de déporté-résistant. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Musée de la Résistance en ligne Notice sur le mouvement Libérer et Fédérer. https://museedelaresistanceenligne.org/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 74805.
Observations : Robert Borios incarne la jeunesse étudiante toulousaine sacrifiée. Les sources indiquent souvent « Blanchard » comme étant son identité de combat principale.
Sources consultées le 17 février 2026
- Maitron Résistance : Utilisation des notices biographiques pour les dates exactes et les parcours politiques (Langer, Bidouze).
- Mémoire des Hommes : Vérification des dossiers d’homologation SHD et des décrets de la Médaille de la Résistance.
- Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) : Confirmation des dates de décès en camp pour Desbals et Borios.
- Musée de la Résistance en ligne : Consultation des archives régionales sur le mouvement “Libérer et Fédérer” et la “35e Brigade FTP-MOI”.
- Archives municipales de Toulouse : Vérification de la toponymie (rues et places).
- Wikipédia : Croisement des informations pour René Bidouze (décès récent).