La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CASTELLARNAU André

André CASTELLARNAU, né le 16 août 1920 à Alès (Gard), mort le 25 août 1944 à Bergen-Belsen (Basse-Saxe, Allemagne)

André Castellarnau naît à Alès. Il est le fils cadet de Joseph Castellarnau et de Juliette Martin. La notice locale le décrit célibataire et comptable au moment de l’Occupation, dans une famille alésienne domiciliée place du Vieux Marché.

Réfractaire au STO, il rejoint au printemps 1943 un maquis de l’Armée secrète implanté sur les pentes de l’Aigoual (Cévennes méridionales). Il est intégré au cantonnement d’Aire-de-Côte, l’un des foyers précoces de maquis structurés dans le secteur.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources consultées le rattachent au maquis AS d’Aigoual–Cévennes et au groupe d’Aire-de-Côte, souvent indexé comme “Armée secrète” dans les bases mémorielles.

Missions et actions

La documentation exploitable pour son cas décrit surtout les missions de maquis : entrée en clandestinité comme réfractaire, vie de camp, et participation à l’installation d’Aire-de-Côte.

L’événement central est l’attaque allemande du 1er juillet 1943, déclenchée après dénonciation d’un indicateur identifié dans la mémoire locale ; l’opération provoque morts, arrestations et une vague de déportations, dont celle d’André Castellarnau.

Ce basculement est déterminant : de la répression du camp découle l’ensemble de son itinéraire carcéral et concentrationnaire.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêté lors de l’attaque d’Aire-de-Côte, il est d’abord incarcéré au fort Vauban à Alès, puis emprisonné à Nîmes (caserne Vallongue). Il est transféré au camp de Compiègne-Royallieu, puis déporté le 28 octobre 1943 (convoi I.145) vers Buchenwald, où il reçoit le matricule 30922. Après quarantaine, il est affecté au kommando de Dora, puis transféré à Bergen-Belsen le 9 avril 1944, avec un nouveau matricule 31015. Il y meurt le 25 août 1944.

Camarades de combat

Le groupe d’Aire-de-Côte est documenté comme un noyau encadré, structuré au printemps 1943. Dans les sources consultées, André Castellarnau est associé à la cohorte des maquisards arrêtés ce 1er juillet 1943, transférés à Compiègne puis déportés ensemble, dont André Audemard et Émile Reynal cités dans la même liste mémorielle.

Décorations

  • Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 24 Mai 1957 JO 29 Mai 1957 (source ordre de la déportation)
  • Côte du dossier : 1O11431

Aucune autre décoration nominative n’est indiquée dans les notices exploitées ici pour André Castellarnau.  

Lieux de mémoire

André Castellarnau est mentionné sur le monument aux morts d’Alès, sur une plaque commémorative 1939–1945, et sur le mémorial du maquis d’Aire-de-Côte à Saumane (Gard). Il figure également dans les supports mémoriels liés à la stèle d’Aire-de-Côte.

Références bibliographiques

Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre, François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006. Utile pour comprendre l’Armée secrète, les maquis, et la répression de 1943–1944, avec des notices thématiques et territoriales. Permet d’éclairer ce que recouvrent les mentions “AS” dans les bases mémorielles.

La Résistance. Une histoire sociale, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013. Offre un cadre solide pour interpréter les parcours de réfractaires au STO devenus maquisards, la montée en puissance des maquis en 1943 et la logique des opérations de répression. Aide à replacer Aire-de-Côte dans une dynamique nationale.

La France de Vichy, Robert O. Paxton, Seuil, 1973. Contexte politique et administratif indispensable pour comprendre l’environnement de la clandestinité, la traque des réfractaires et les interactions entre autorités françaises et occupantes, dans lesquelles s’insèrent arrestations et transferts.

Références internet

AFMD Gard – Dictionnaire des déportés et victimes du Gard Notice biographique très détaillée : état civil, contexte familial, réfractariat au STO, chronologie précise (Vauban, Vallongue, Compiègne, Buchenwald, Dora, Bergen-Belsen) et décès, avec références d’archives citées en fin de notice.: https://afmdgard.org/castellarnau-andre/

Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) – Liste Aire-de-Côte Document de contexte et de liste nominative (maquisards transférés à Compiègne puis affectés à Dora), utile pour la mise en série et la vérification des appartenances au groupe arrêté.   https://museedelaresistanceenligne.org/media11601-31-maquisards-dAire-de-Cotes-Lozre-dports

Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) – Répertoire des personnes Répertoire nominatif permettant d’accéder aux notices et d’identifier d’éventuels homonymes ; utile comme point d’entrée vers les fiches. https://www.museedelaresistanceenligne.org/liste-personne.php?page=292

Mémoire Vive de la Résistance Page de contexte sur l’attaque d’Aire-de-Côte : chronologie, divergences de chiffrages entre sources, identification du lieu (proximité Lozère/Gard), et mécanismes de répression. https://mvr.asso.fr/attaque-du-maquis-daire-de-cote/

Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD

Non. La notice AFMD mentionne toutefois une référence de dossier de déporté (DAVCC Caen : 21 P 39 515) et une référence Arolsen.

Observations Le patronyme est stable (“André Castellarnau”) ; un homonyme familial proche existe (Pierre Castellarnau), également résistant, ce qui impose une vigilance dans les recherches nominatives. La chronologie de déportation (Buchenwald puis Dora puis Bergen-Belsen) et la date de décès au 25 août 1944 sont établies par une notice locale détaillée. Les décorations ne sont pas documentées dans les notices exploitées ; aucune conclusion d’absence définitive n’est formulée sans vérification exhaustive dans les bases de décorations.

Sources consultées le 15 février 2026

  • AFMD Gard : notice nominative détaillée, a fourni l’état civil, la chronologie complète et les lieux de mémoire.
  • Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) : listes et répertoires permettant la mise en contexte du groupe Aire-de-Côte/Dora et la vérification des appartenances.
  • Mémoire Vive de la Résistance : page de contexte Aire-de-Côte (chronologie et divergences de chiffrages).
  • Mémoire des Hommes : site inaccessible au moment de la recherche (erreur 502).
  • Ordre de la Libération / Base Léonore / Légifrance / Gallica / Champigny / SHD : non exploités nominativement de façon probante dans le temps de recherche, hormis références indirectes via notices.

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