Éliane JEANNIN-GARREAU, née le 28 mars 1911 à Bayonne, morte le 15 juin 1999 à Châtillon (Hauts-de-Seine)
Née à Bayonne en 1911, Éliane Jeannin suit des études classiques puis est élève à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (section peinture). À la suite de difficultés familiales, elle travaille dans une grande banque, ce qui la place dans un environnement urbain et professionnel où elle dispose d’un réseau et de moyens pratiques utiles à l’activité clandestine.
Dès 1941, elle s’engage dans la Résistance en rejoignant l’OCMJ (Organisation civile et militaire des Jeunes), structure évoquée comme une filière de résistance précoce. Les sources convergent sur une activité de soutien clandestin : presse, assistance, et tâches de logistique (dont la fabrication de faux papiers, selon une source de synthèse).
Elle est présentée comme active dans la coordination et la diffusion clandestine.
Missions et actions
Les éléments retenus établissent qu’Éliane Jeannin-Garreau participe à l’activité clandestine à Paris et en proche banlieue, avec des tâches directement exposées : diffusion et presse clandestines, fabrication de faux papiers, accueil et soutien matériel.
Son domicile est identifié comme lieu de vulnérabilité puisqu’elle y est arrêtée.
Après son arrestation et son internement, les sources exploitables confirment sa résistance sous interrogatoire, et, en déportation, une attitude active de solidarité et d’encouragement, notamment autour du dessin comme forme de survie morale et de témoignage.
Dans les kommandos de travail, elle prend part au sabotage du travail imposé, décrit comme collectif et risqué, jusqu’à la libération.
Suivi de recherche : l’arrestation datée, la séquence Fresnes–Compiègne–Ravensbrück–Holleischen et la description du sabotage en camp proviennent d’une fiche mémorielle associative et d’une page Wikipédia détaillée, signalées dans les sources consultées.
Arrestation / évasion / déportation
Elle est arrêtée à son domicile le 31 août 1943, remise à la Gestapo et incarcérée à Fresnes, où elle est interrogée et torturée. Transférée ensuite, elle est déportée dans le premier grand convoi de femmes dit des “27000” vers Ravensbrück, puis envoyée à Holleischen pour le travail forcé, avant d’être libérée en mai 1945 et rapatriée mi-mai.
Camarades de combat
Les sources consultées mettent surtout en avant des compagnes de déportation et de résistance en captivité, et soulignent son rôle moral auprès d’autres détenues (encouragements, transmission, soutien). Les noms précis ne sont pas développés ici au-delà de ce qui est explicitement attesté dans les documents retenus.
Retour à la vie civile
Après la guerre, très éprouvée, elle reconstruit une vie familiale. Elle demeure engagée dans la mémoire de la déportation et dans la solidarité des survivantes, notamment via l’ADIR, et témoigne par l’écriture et le dessin. Elle meurt le 15 juin 1999 à Châtillon.
Décorations
- Légion d’honneur chevalier par décret du 14 janvier 1948; (Officier par décret du 4 septembre 1995) ;
- Croix de guerre 1939-1945 avec palmes Source Wikipédia
- Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 3 août 1946) Source Wikipédia
- Homologuée Lieutenant des forces françaises combattantes Source Wikipédia
Source Wikipédia ces informations n’ont pas été confirmées par les reherches faites sur les bases officielles.
Lieux de mémoire
Une rue lui est dédiée à Issy-les-Moulineaux, lieu associé à son activité clandestine et à son arrestation, et une rue lui est également dédiée à Bayonne, sa ville de naissance. Des aménagements de transport portant son nom sont mentionnés dans une source de synthèse, mais ne sont pas retenus ici comme lieux de mémoire municipaux sans confirmation institutionnelle directe dans les bases consultées.
Références bibliographiques
Ombre parmi les ombres – chronique d’une résistance (1941-1945), Éliane Jeannin-Garreau, Muller, 1991. Récit de résistance et de clandestinité, ancré dans des situations concrètes : peur, filatures, discipline du secret, choix moraux. Le lecteur y trouvera une compréhension incarnée de ce que signifie “tenir” dans la durée, et de la place des femmes dans les tâches de soutien et de liaison. Ouvrage central pour saisir son itinéraire et sa parole.
Les cris de la mémoire : Ravensbrück-Holleischen, 1943-1945, Éliane Jeannin-Garreau, auto-édition (à compte d’auteur), 1994. Recueil mêlant mémoire concentrationnaire et dessins : il permet d’approcher la déportation par l’image et la sensibilité d’une artiste. On y trouve une évocation des conditions de détention, du travail forcé, de la violence et de la survie. Utile pour comprendre la continuité entre expérience vécue et travail de mémoire après-guerre.
Un convoi de femmes : 1944-1945, Pierre-Emmanuel Dufayel, Vendémiaire, 2012. Ouvrage de contexte sur un convoi féminin et sur les trajectoires de déportées, utile pour recouper les étapes (Compiègne, Ravensbrück, kommandos) et comprendre l’organisation des transferts. Il offre un cadre historique, des repères chronologiques et des analyses qui aident à situer un parcours individuel dans une histoire collective. Mentionné comme piste de recoupement dans une source de synthèse.
Références internet
Légifrance – Décret du 4 septembre 1995 portant promotion et nomination (Légion d’honneur) Texte officiel mentionnant nominativement “Mme Garreau, née Jeannin (Alice, Gabrielle, dite Eliane)” et précisant son grade antérieur de Chevalier (14 janvier 1948), confirmant ainsi la chronologie des deux décrets. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000736653
Mémoire et Espoirs de la Résistance (M.E.R.) – fiche Éliane Jeannin-Carreau
Fiche mémorielle détaillant l’arrestation (31 août 1943), l’incarcération à Fresnes, la déportation, puis le travail forcé et le sabotage en camp. Source associative, précieuse pour la chronologie et le vécu, à croiser avec des archives. https://www.memoresist.org/resistant/eliane-jeannin-carreau/
Wikipédia – “Éliane Jeannin-Garreau”Page biographique donnant état civil complet, rappelant les activités clandestines (presse, faux papiers) et listant des décorations ; utile pour orienter la recherche et identifier des pistes, mais les décorations non recoupées dans des bases officielles sont signalées comme non confirmées ici. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89liane_Jeannin-Garreau
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote SHD nominative n’a été confirmée, dans les inventaires consultés en ligne, pour ce profil au moment de la recherche.
Observations Orthographe : la fiche mémorielle consultée emploie “JEANNIN-CARREAU” (sans double “r” dans “Garreau” et avec variante du nom composé), tandis que d’autres sources emploient “Jeannin-Garreau”. Cette divergence doit être traitée comme une variation d’usage (nom marital / variantes), et vérifiée sur actes d’état civil et/ou dossiers administratifs.
La Médaille de la Résistance (avec rosette) et la Croix de guerre (avec palmes) sont indiquées par Wikipédia mais non confirmées dans les bases officielles consultées en ligne lors de cette recherche ; elles sont donc présentées comme vraisemblables mais non confirmées officiellement ici.
Photo : aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées ; la documentation accessible en ligne met surtout l’accent sur les textes et témoignages.
Sources consultées le 15 février 2026
- Légifrance : confirmation officielle et nominative des décrets de Légion d’honneur (1948, 1995).
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation par recherche nominative sur le domaine Maitron (aucune notice dédiée trouvée).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation par recherche nominative (aucun résultat probant trouvé).
- Musée de la Résistance en ligne / Musée de Champigny (via recherches nominatives) : absence confirmée après consultation par recherche nominative (aucune fiche nominative dédiée trouvée).
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation par recherche nominative en ligne (aucun résultat probant trouvé).
- Ordre de la Libération : consultation de la base et des ressources en ligne (aucune fiche nominative “médaillé(e) de la Résistance” trouvée via les accès consultés).
- Base Léonore : consultation par recherche nominative via les accès en ligne (aucun dossier exploitable retenu dans cette synthèse).
- Mémoire et Espoirs de la Résistance : fiche mémorielle détaillée (source associative).
- Wikipédia : utilisée comme source de travail détaillée, explicitement signalée.