Daniel ARGOTE, né le 21 juillet 1910 à Bayonne, mort le 10 août 1944 à Orthez
Daniel Argote est instituteur, engagé dans un idéal civique et républicain qui transparaît dans les sources mémorielles locales. Avant-guerre, il s’implique dans des solidarités d’accueil et d’aide, notamment au moment des crises européennes des années 1930.
Après la défaite de 1940, il reprend des fonctions d’instituteur et de secrétaire de mairie à Sallespisse, commune proche d’Orthez, dans un contexte où la ligne de démarcation structure les passages, les contrôles et les circulations clandestines. Il contribue à des actions d’aide (passages, faux papiers) avant de s’engager dans une organisation armée.
À l’automne 1943, il se voit confier la direction de l’Armée secrète pour le secteur d’Orthez, devenant le chef militaire local chargé de coordonner les actions, l’armement et l’organisation.
Missions et actions
Dans le secteur d’Orthez, il coordonne la lutte armée, organise des liaisons, prépare des moyens logistiques et cherche à structurer l’action clandestine.
Après le 6 juin 1944, il met en place l’exfiltration de déserteurs polonais de l’armée allemande, d’abord par petits groupes, puis en préparant des sorties plus importantes. Cette activité, particulièrement exposée, le place au premier rang des cibles de la répression. Il est finalement abattu le 10 août 1944 à Orthez, pris dans une embuscade alors qu’il se déplace à bicyclette dans le cadre de ses missions. Les récits convergent sur le fait que son décès intervient dans un moment d’intensification de l’action armée locale et de traque des cadres résistants.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation suivie de déportation n’est retenue dans les sources exploitées ici : il est tué lors d’une action/embuscade le 10 août 1944.
Camarades de combat
Les sources mentionnent des camarades de l’Armée secrète ayant pris part à l’inhumation et à la continuité de l’action locale, ainsi que des résistants du secteur d’Orthez. Les noms cités dans les sources consultées ne sont pas développés ici au-delà de ce que les textes établissent explicitement.
Retour à la vie civile
Non applicable, Daniel Argote étant tué en août 1944.
Décorations
Aucune décoration nominative n’a été confirmée dans les bases officielles consultées en ligne (Ordre de la Libération, Légifrance, Base Léonore via les accès consultés).
Lieux de mémoire
Un collège porte son nom à Orthez (renommage en 1995). Une stèle commémorative se trouve sur le lieu où il a été abattu.
Des voies (avenue à Orthez, mention d’une rue à Bayonne) et des établissements scolaires dans des communes liées à son parcours sont également signalés par une source associative locale.
Références bibliographiques
Basses-Pyrénées, Occupation, Libération, 1940-1945, Louis Poullenot, J & D Éditions, 1995. Ouvrage de synthèse départementale très utile pour replacer les trajectoires locales dans l’enchaînement 1940-1945 : organisation des secteurs, montée en puissance des structures armées, répression, Libération. Il permet d’insérer le cas d’Orthez et de Sallespisse dans une chronologie plus large. Les pages signalées par une source associative constituent une piste de vérification en bibliothèque/archives.
Les Francs-Maçons sous l’Occupation et dans la Résistance, Jean Crouzet, Éditions Gascogne, 2003. Utile pour comprendre certains engagements civiques et réseaux de sociabilité dans le Sud-Ouest, en croisant histoire locale et formes d’engagement sous l’Occupation. Peut apporter un éclairage indirect sur des figures locales évoquées par des sources de terrain. À utiliser comme ouvrage de contexte, et non comme preuve unique pour une biographie.
Daniel Argote, du franc-maçon au résistant, Comité du Mémorial d’Orthez, Comité du Mémorial d’Orthez, 2004. Brochure centrée sur la mémoire locale, généralement construite à partir d’archives communales, témoignages et cérémonies. Elle est précieuse pour identifier les lieux (stèle, itinéraires, plaques) et la manière dont la ville a construit le souvenir du “chef de secteur”. Elle sert aussi de guide vers des documents primaires à retrouver.
Références internet
Ville d’Orthez – fiche “Stèle Daniel Argote”Page municipale décrivant le monument, sa localisation et rappelant explicitement son rôle de chef de l’Armée secrète du secteur d’Orthez, ainsi que sa mort le 10 août 1944. Source institutionnelle utile pour la toponymie mémorielle et la présentation publique du souvenir. https://www.mairie-orthez.fr/points-interets/stele-daniel-argote/
Wikipédia – “Daniel Argote”Page biographique détaillant la chronologie locale, l’organisation des exfiltrations de déserteurs polonais et les circonstances de l’embuscade. Informations à considérer comme vraisemblables et à recouper, mais utiles pour guider la recherche et identifier des pistes (presse locale, archives). https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Argote
BPSGM – notice “ARGOTE Daniel”Notice associative fournissant état civil, fonctions (instituteur, secrétaire de mairie), rôle dans l’Armée secrète et inventaire riche des lieux de mémoire (écoles, plaque, stèle). Source non officielle mais structurée, utile pour repérer bibliographie, toponymie et sites à vérifier. https://www.bpsgm.fr/argote-daniel/
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
La cote a été repérée dans l’inventaire des dossiers individuels : GR 16 P 16738.
Observations
Orthographe : les sources consultées convergent sur “Daniel Argote” et sur la naissance à Bayonne le 21 juillet 1910 et le décès à Orthez le 10 août 1944.
Décorations : aucune attribution nominative n’a été confirmée dans les bases officielles consultées en ligne ; l’absence est donc une absence de confirmation, et non une preuve d’inexistence d’une décoration.
Suivi de recherche : les éléments de chronologie fine (organisation des exfiltrations, circonstances détaillées de l’embuscade, enterrement) proviennent d’une page Wikipédia détaillée et d’une notice associative locale, signalées comme telles dans les sources consultées.
Sources consultées le 15 février 2026
- Ville d’Orthez (site municipal) : information institutionnelle sur la stèle, la date et le contexte mémoriel.
- Musée de la Résistance en ligne : repérage de la cote de dossier individuel dans l’inventaire GR 16 P.
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation par recherche nominative sur le domaine Maitron (aucune notice dédiée trouvée).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation par recherche nominative (aucun résultat probant trouvé).
- Musée de la Résistance en ligne (site musée) : absence confirmée après consultation par recherche nominative d’une page biographique dédiée (aucun résultat probant trouvé).
- Ordre de la Libération : consultation des bases “Compagnons” et “Médaille de la Résistance” (aucune fiche nominative trouvée via les accès consultés).
- Base Léonore / Légifrance : consultation en ligne pour recherche nominative (aucune preuve nominative retenue ici).
- Wikipédia : utilisée comme source de travail détaillée, explicitement signalée.
- Site associatif BPSGM : utilisé comme source mémorielle locale, explicitement signalée.