La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

RADIGUÈS Thérèse

Thérèse de RADIGUÈS, née le 27 juin 1865 à Liège, morte le 16 juin 1963 à Forest (Bruxelles)

Issue d’un milieu aristocratique, Thérèse Minette de Tillesse devient Thérèse de Radiguès de Chennevière à la suite de son mariage avec Henri de Radiguès en 1888. Au début de la Première Guerre mondiale, le couple met en place un service d’évasion au profit de soldats français, en utilisant leur château de Conneux comme relais.

Engagement dans la Résistance

Son engagement clandestin s’enracine dans la Première Guerre mondiale, au sein du réseau de renseignements La Dame Blanche.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, malgré son âge avancé (75 ans en 1940), elle reprend une activité clandestine et rejoint le réseau Clarence, mis sur pied par Walthère Dewé.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Elle appartient à La Dame Blanche (1914-1918) puis à Clarence (Seconde Guerre mondiale). Dans Clarence, elle figure parmi les cadres et participe au comité de direction avec d’autres femmes.

Missions et actions

Dans La Dame Blanche, elle agit comme chef d’un « peloton » (mentionnée comme chef du peloton 49) et anime un groupe d’agents, dans une logique d’observation et de renseignement. Dans Clarence, son domicile d’Ixelles sert d’état-major et de dépôt d’armes, ce qui la place au cœur du dispositif matériel et relationnel du réseau. Elle mobilise son entourage familial et social afin de soutenir la reconstitution et le fonctionnement de la clandestinité, dans une continuité de savoir-faire héritée de l’expérience 1914-1918.

Arrestation / évasion / déportation

Le 14 janvier 1944, Walthère Dewé est abattu à Ixelles alors qu’il se rend chez elle. Thérèse de Radiguès est arrêtée et interrogée, puis relâchée ; elle demeure ensuite sous surveillance.

Camarades de combat

Son action est étroitement liée à Walthère Dewé, fondateur et animateur de Clarence, ainsi qu’aux cadres du réseau, en particulier les responsables qui structurent les secteurs et les liaisons clandestines.

Retour à la vie civile

Après la guerre, aucun élément exploitable dans les bases obligatoires consultées ne permet de documenter précisément un parcours public ou associatif ; les informations retenues se limitent à celles confirmées par les notices consultées.

Décorations

La croix d’officier de l’Ordre de l’Empire britannique (OBE) est mentionnée comme attribuée après la Première Guerre mondiale pour services rendus. Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels français consultés pour les décorations.

Lieux de mémoire

La commune d’Ixelles a inscrit son nom parmi ceux proposés/attribués à de nouvelles voiries et espaces publics dans le cadre d’une politique de toponymie mettant à l’honneur des femmes ayant marqué l’histoire, dont des résistantes.

Références bibliographiques

Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Éliane Gubin, Lannoo Uitgeverij, 2006. Ouvrage de référence proposant des notices biographiques synthétiques et contextualisées. Pour Thérèse de Radiguès, il éclaire l’inscription de son engagement dans les réseaux de renseignement et la place des femmes dans la clandestinité belge. Le lecteur y trouvera une mise en perspective prosopographique utile pour situer son rôle au sein des structures.

Les femmes de l’ombre : l’histoire occultée des espionnes, Rémi Kauffer, Place des éditeurs, 2019. Étude consacrée aux espionnes et agentes de renseignement, utile pour comprendre les modalités concrètes du renseignement clandestin et les continuités entre guerres. L’ouvrage aide à replacer des trajectoires individuelles dans une histoire plus large des pratiques, des risques et des réseaux.

Services secrets belges, 1940-1945, Fernand Strubbe, Éditions Snoeck/Duculot, 1997. Synthèse sur les services et réseaux belges de renseignement et d’action, leurs méthodes et leurs liaisons. Le lecteur y trouvera des repères pour comprendre l’écosystème dans lequel s’inscrit Clarence, la logique des secteurs, et l’ampleur organisationnelle de ces structures.

Références internet

Wikipédia (article « Thérèse de Radiguès ») Page biographique structurée (état civil, engagements 14-18 et 39-45, rôle dans Clarence, épisode de l’arrestation de 1944). Utile pour la chronologie et les éléments nominaux, en particulier lorsque les bases françaises obligatoires ne documentent pas la trajectoire belge. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9r%C3%A8se_de_Radigu%C3%A8s

PDF communal – Ixelles / Elsene (information toponymie, noms de rues) Document de communication de la commune présentant le travail toponymique et l’inscription de plusieurs femmes dans l’espace public, dont Thérèse de Radiguès, explicitement identifiée comme résistante des réseaux Dame Blanche et Clarence. https://www.ixelles.be/site/downloads/publications/infoxl-2014-/infoxl20251112.pdf

Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD

Non – aucune cote SHD nominative repérée dans les sources SHD consultées pour ce profil (réseau belge, hors champ des dossiers d’homologation français courants).

Observations Orthographe retenue : « Thérèse de Radiguès de Chennevière » apparaît comme forme complète dans la notice biographique consultée ; l’usage « Thérèse DE RADIGUÈS » est conservé pour l’intitulé du portrait. Les bases françaises obligatoires consultées n’ont pas fourni de notice nominative exploitable ; les éléments biographiques proviennent principalement de la notice Wikipédia (et des références qu’elle mobilise) et d’un document communal d’Ixelles concernant la toponymie.

Sources consultées le 15 février 2026

  • Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (recherche nominative sans résultat exploitable).
  • Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (recherche nominative sans résultat direct).
  • Musée de la Résistance en ligne : absence confirmée après consultation (recherche nominative sans notice dédiée).
  • Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (profil belge, pas de notice nominative trouvée).
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation (recherche nominative sans résultat).
  • Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (pas de fiche nominative).
  • Base Léonore : absence confirmée après consultation (pas de dossier nominatif repéré).
  • Gallica BnF : absence confirmée après consultation (pas de notice immédiatement exploitable pour ce portrait).
  • SHD : aucune cote nominative repérée pour un dossier d’homologation français concernant ce profil.
  • Légifrance : absence confirmée après consultation (pas de décret nominatif repéré).
  • Wikipédia : notice détaillée utilisée pour l’état civil, l’engagement et l’épisode de janvier 1944.
  • Commune d’Ixelles (PDF toponymie) : utilisé pour le lieu de mémoire (inscription du nom dans l’espace public).
  • Mémoire Vive de la Résistance (MVR) : consulté ; page de réseau (fiche d’un réseau/mouvement) apportant un cadrage général sur Clarence.

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