La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BASTIN Jules Auguste Ghislain

Jules BASTIN, né le 23 mars 1889 à Roux, Belgique,  mort le 1er décembre 1944 à Groß-Rosen

Officier de l’armée belge, Jules Auguste Ghislain Bastin suit une formation militaire classique qui le mène à des responsabilités de commandement. Son état civil (naissance à Roux le 23 mars 1889) et son décès en déportation (1er décembre 1944 à Groß-Rosen) sont confirmés par une base d’autorité belge ; une notice biographique détaillée reprend les mêmes jalons.

Son entrée dans les structures clandestines s’inscrit dans l’évolution des mouvements armés belges au moment où les vagues d’arrestations de 1942 fragilisent les organisations existantes. Il s’impose comme un dirigeant appelé à consolider l’outil clandestin et à restaurer des liaisons indispensables à l’efficacité du mouvement.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il est explicitement rattaché à la Légion belge puis à l’Armée secrète / Geheim Leger dans la base d’autorité belge, qui le mentionne comme responsable de l’Armée de Belgique. Cette appartenance structurelle relie son nom à la chaîne organisationnelle Légion belge → Armée de Belgique → Armée secrète.

Missions et actions

À la fin de 1942, il succède à Charles Claser à la tête de la Légion belge et engage une phase de réorganisation en renommant l’organisation « Armée de Belgique ».

Les ressources consultées soulignent que ce changement vise à renforcer la cohérence militaire et à renouer une relation opérationnelle avec le gouvernement belge à Londres, enjeu majeur pour l’approvisionnement, les instructions et la reconnaissance. Son action se situe donc à la jonction entre l’héritage fondateur (Claser/Lentz) et la consolidation institutionnelle, dans un contexte de répression accrue.

La documentation indique qu’il est arrêté en 1943, ce qui interrompt cette phase de commandement et précipite une nouvelle crise de direction qui conduira à la prise de relais par Yvan Gérard.

Arrestation / évasion / déportation

Une notice d’autorité belge fait état d’un événement d’emprisonnement à partir du 24 novembre 1943. Il meurt en déportation à Groß-Rosen le 1er décembre 1944.

Camarades de combat

Il s’inscrit dans une succession directe de responsables des mouvements armés clandestins : il succède à Charles Claser et précède Yvan Gérard, qui reprend la direction au moment où l’organisation est menacée d’effondrement.

Retour à la vie civile

Jules Bastin meurt en déportation en 1944.

Décorations

Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels consultés : la notice biographique mentionne notamment le grand cordon de l’ordre de la Couronne (attribué à titre posthume en 1947), ainsi que des distinctions belges antérieures (ordre de Léopold avec palmes en 1918 ; croix de guerre 1914-1918).

Aucune confirmation nominative n’a été retrouvée dans les bases officielles françaises consultées pour cette fiche, ni dans la base d’autorité belge consultée (qui ne fournit pas de volet décorations).

Lieux de mémoire

Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels français obligatoires consultés : un monument Jules Bastin est signalé à Spa, érigé au square de la Résistance (mention d’un monument, daté du 30 septembre 1947).

Références bibliographiques

Armée Secrète : souvenirs de commandement, Yvan Gérard, La Renaissance du Livre, 1962. Récit de commandement centré sur la direction et la conduite de l’Armée secrète, utile pour comprendre la crise de direction après les arrestations et la logique d’organisation des zones, liaisons et coordinations. Même si l’ouvrage est postérieur, il éclaire l’environnement institutionnel dans lequel s’inscrit la succession de Bastin.

Contribution à l’histoire de l’Armée secrète 1940-1944, Victor Marquet, Pygmalion / Union des Fraternelles de l’Armée secrète, 1991-1995.
Ensemble documentaire et narratif sur l’Armée secrète et ses origines, utile pour suivre l’évolution des structures et replacer l’action de Bastin dans la transformation de la Légion belge en Armée de Belgique puis Armée secrète. Donne un cadre chronologique et organisationnel pertinent.

La guerre secrète des espions belges : 1940-1944, Emmanuel Debruyne, Lannoo, 2008. Ouvrage de référence pour situer les résistances belges dans l’ensemble des guerres clandestines (renseignement, action, liaisons). Il aide à comprendre pourquoi la reconnaissance par Londres, les flux d’instructions et la crédibilité des mouvements sont des enjeux décisifs au moment où Bastin prend la tête du mouvement.

Références internet

Resistance in Belgium (Archives de l’État belge / base “Resistance in Belgium”)
Notice nominative confirmant l’état civil (naissance, décès), l’appartenance à la Légion belge et à l’Armée secrète, et mentionnant un événement d’emprisonnement daté. https://data.arch.be/wiki/Item:Q53776

Wikipédia (notice biographique détaillée)
Article donnant une biographie structurée et des informations de décorations et de mémoire (monument), conservées ici avec mention explicite de leur origine Wikipédia et l’absence de confirmation dans les bases officielles françaises obligatoires consultées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Bastin_(militaire)

Belgium WWII (article de synthèse sur l’Armée secrète)
Texte de contextualisation indiquant la reconstitution du mouvement, l’encouragement du gouvernement de Londres et l’arrière-plan des premières livraisons/parachutages, utile pour situer l’action de direction dans la période Bastin-Gérard. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/armee-secrete.html

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Aucune cote SHD nominative relative à Jules Bastin n’a été identifiée dans les instruments consultés pour cette recherche.

Observations

Les dates et lieux de naissance et de décès concordent entre la base d’autorité belge et la notice biographique détaillée. Le lieu de décès est donné comme Groß-Rosen (camp de concentration), avec variations de transcription possibles (Groß-Rosen / Gross-Rosen). Les décorations et le lieu de mémoire (monument à Spa) proviennent de Wikipédia et n’ont pas été confirmés dans les sites officiels français obligatoires consultés pour cette fiche. Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche.

Suivi de recherche

Sources consultées le 14 février 2026

  • Maitron Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom et variantes, aucun résultat pertinent).
  • Fondation de la Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • Musée de la Résistance en ligne : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • Mémoire des Hommes (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • Ordre de la Libération (Compagnons / Médaille de la Résistance) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • Base Léonore (Légion d’honneur) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • Gallica BnF : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
  • SHD : aucune cote d’homologation identifiée via les instruments consultés.
  • Légifrance : Absence confirmée après consultation (recherche nominative, aucun décret pertinent).
  • Mémoire Vive de la Résistance (mvr.asso.fr) : aucune fiche nominative retrouvée ; pages consultées de type articles généraux (pas de fiche de résistant, réseau ou mouvement pour ce nom).
  • Resistance in Belgium (Archives de l’État belge) : notice nominative exploitée pour l’état civil, l’appartenance et l’emprisonnement.
  • Belgium WWII : contextualisation de l’Armée secrète et de son fonctionnement.
  • Wikipédia : notice détaillée exploitée pour biographie et éléments de décorations/mémoire, conservés avec mention d’origine Wikipédia.

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