Robert LENTZ, né le 20 octobre 1885 à Gand, Belgique, mort le 10 novembre 1949 à Bruxelles
Militaire belge, Robert Jules Charles Oscar Lentz sert avant et pendant les deux guerres mondiales. Son profil est celui d’un cadre militaire expérimenté, auquel la défaite de 1940 donne l’impulsion de reconstituer dans la clandestinité une organisation armée structurée. Les éléments d’état civil (naissance) sont confirmés par une base d’autorité belge ; la date et le lieu de décès sont donnés par une notice biographique détaillée.
Engagement dans la Résistance
Dès 1940, il s’engage dans l’organisation clandestine d’une résistance armée en Belgique occupée. Il fonde l’Armée belge reconstituée, initiative qui s’inscrit dans les premières tentatives de structuration paramilitaire clandestine.
Il est identifié comme fondateur et responsable de l’Armée belge reconstituée, et associé à la dynamique de fusion avec la Légion belge qui aboutit, en 1941, à une structure unifiée. La base d’autorité belge confirme sa position de responsable (« in charge of ») au sein de l’Armée belge reconstituée.
Missions et actions
Son rôle central réside dans la création et l’encadrement d’une armée clandestine, pensée comme une continuité de l’armée nationale après la défaite.
La documentation historique souligne le rapprochement progressif entre son organisation et celle de Charles Claser, rapprochement qui se matérialise par une fusion réelle sous la dénomination « Légion belge » à l’été 1941.
Cette étape, essentielle pour la suite de l’histoire de l’Armée secrète, est explicitement datée et contextualisée par une ressource historique dédiée. La trajectoire attribue ainsi à Lentz un rôle d’architecte organisationnel : mise sur pied, négociations d’unification, et structuration d’une résistance militaire clandestine susceptible d’être reconnue et coordonnée.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté le 8 mai 1942 à son domicile à Bruxelles, puis détenu en Belgique avant d’être transféré en Allemagne. Il passe par plusieurs prisons avant d’être déporté à Sachsenhausen en janvier 1945. Il survit à une marche de la mort fin avril 1945, est libéré début mai 1945 et rentre à Bruxelles. Ces éléments sont fournis par une notice biographique détaillée ; ils ne sont pas confirmés, au même niveau de détail, par la base d’autorité belge consultée, qui reste centrée sur l’identification et les affiliations.
Camarades de combat
Son action s’articule avec celle de Charles Claser dans le processus de fusion des mouvements armés clandestins. Dans la continuité de commandement des structures issues de cette fusion, son parcours se rattache aux dirigeants successifs Jules Bastin et Yvan Gérard pour l’Armée de Belgique puis l’Armée secrète.
Retour à la vie civile
Après la Libération, il revient à Bruxelles mais demeure durablement affaibli par la détention et la déportation. Il meurt en 1949 à Bruxelles.
Décorations
Aucune décoration nominative confirmée n’a été retrouvée dans les bases officielles françaises consultées ni dans la base d’autorité belge consultée pour cette fiche. La notice Wikipédia consultée comporte une section « Reconnaissances » non renseignée.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif n’a été confirmé dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
Pour le roi et la patrie : la noblesse belge dans la Résistance, Marie-Pierre d’Udekem d’Acoz, Racine, 2002. Ouvrage de synthèse qui documente l’engagement de milieux et de figures de la Belgique occupée dans la Résistance, avec des notices et des références permettant de contextualiser des parcours militaires et clandestins. Utile pour replacer la résistance armée et ses acteurs dans l’environnement politique et social de l’époque.
Le léopoldisme, Robert Meire, P. Legrain, 1986. Étude consacrée aux enjeux politiques belges autour de la monarchie et des débats de légitimité pendant et après la guerre. Peut éclairer l’arrière-plan idéologique et les suspicions qui pèsent sur certains mouvements armés clandestins, dont la réception par les autorités en exil.
La guerre secrète des espions belges : 1940-1944, Emmanuel Debruyne, Lannoo, 2008. Permet d’inscrire la résistance armée dans l’écosystème plus large de la clandestinité (renseignement, contre-espionnage, liaisons avec Londres). Le lecteur y trouvera un cadre utile pour comprendre la concurrence, les coordinations et les contrôles qui structurent la résistance belge.
Références internet
Resistance in Belgium (Archives de l’État belge / base “Resistance in Belgium”)
Notice d’autorité nominative donnant l’identité complète (dont les prénoms), la date de naissance, et l’identification comme responsable de l’Armée belge reconstituée. https://data.arch.be/wiki/Item:Q7813
Belgium WWII (ligne du temps / repères de 1940) Repère l’existence dès 1940 des premiers groupes paramilitaires clandestins, citant explicitement l’Armée belge reconstituée de Robert Lentz parmi les exemples. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/ligne-du-temps.html
Wikipédia (notice biographique détaillée) Article donnant l’état civil complet (naissance et décès) et un récit détaillé de l’arrestation, des lieux de détention, de la déportation et de la libération. Les éléments d’état civil ont été comparés avec la base d’autorité belge pour la naissance, mais le décès n’y est pas renseigné dans la notice d’autorité consultée. https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Lentz
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote SHD nominative relative à Robert Lentz n’a été identifiée dans les instruments consultés pour cette recherche.
Observations
La base d’autorité belge consultée confirme l’identité, les prénoms et la date de naissance, ainsi que la fonction de responsable au sein de l’Armée belge reconstituée, mais ne fournit pas la date ni le lieu de décès. La date et le lieu de décès (10 novembre 1949, Bruxelles) proviennent d’une notice Wikipédia détaillée et doivent être considérés comme vraisemblables mais non confirmés, à ce stade, par les bases officielles obligatoires françaises ou par la notice d’autorité belge consultée. Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Suivi de recherche
Sources consultées le 14 février 2026
- Maitron Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom et variantes, aucun résultat pertinent).
- Fondation de la Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Musée de la Résistance en ligne : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Mémoire des Hommes (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Ordre de la Libération (Compagnons / Médaille de la Résistance) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Base Léonore (Légion d’honneur) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Gallica BnF : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- SHD : aucune cote d’homologation identifiée via les instruments consultés.
- Légifrance : Absence confirmée après consultation (recherche nominative, aucun décret pertinent).
- Mémoire Vive de la Résistance (mvr.asso.fr) : aucune fiche nominative retrouvée ; pages consultées de type articles généraux (pas de fiche de résistant, réseau ou mouvement pour ce nom).
- Resistance in Belgium (Archives de l’État belge) : notice nominative exploitée pour l’identification et la fonction au sein de l’Armée belge reconstituée.
- Belgium WWII : repères chronologiques et contextualisation de l’existence de l’Armée belge reconstituée.
- Wikipédia : notice détaillée exploitée pour le récit d’arrestation, de déportation et de libération, et pour le décès (non confirmé par les bases officielles consultées).