Yvan GÉRARD, né le 16 mars 1889 à Liège, Belgique, mort en 1967
Officier belge, Yvan Gérard poursuit une carrière militaire qui le conduit à commander le 12e Régiment de Ligne à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à la campagne de 1940, est fait prisonnier, puis revient de captivité à l’été 1942. Sa naissance à Liège le 16 mars 1889 est explicitement donnée par une notice archivistique institutionnelle ; cette même notice indique son décès en 1967, sans préciser le jour ni le lieu.
Engagement dans la Résistance
À son retour de captivité, il s’engage dans la résistance clandestine. Il prend le contrôle de l’Armée secrète à Liège en novembre 1942, puis succède à Jules Bastin en avril 1943 à la tête de l’Armée secrète.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est rattaché à l’Armée de Belgique / Leger van België, composante du continuum organisationnel de l’Armée secrète. Une base d’autorité belge identifie explicitement Yvan (Ivan) Gérard comme responsable (« in charge of ») de l’Armée de Belgique.
Missions et actions
Son action se situe dans une phase critique : l’organisation issue des mouvements antérieurs est fragilisée par les arrestations, et il s’attache à la remettre sur pied avec l’appui du gouvernement belge à Londres.
Une ressource historique de référence sur l’Armée secrète souligne que ses efforts, encouragés par Londres, s’accompagnent d’instructions et de fonds transmis à l’été 1943, puis d’une reprise des parachutages à partir de mars 1944. Il joue donc un rôle de reconstruction, de rationalisation et de liaison politique et logistique.
Au printemps 1944, se sentant menacé, il quitte la Belgique pour Londres et est remplacé au commandement opérationnel par le général Pire. À la Libération, il revient en Belgique en septembre 1944 et reçoit, dès le 3 septembre, une mission de coordination des « Troupes de l’intérieur » pour le compte des Alliés et du gouvernement belge, fonction qui le place au cœur de l’intégration des forces résistantes dans le cadre du rétablissement de l’autorité.
Arrestation / évasion / déportation
Aucun élément confirmé d’arrestation ou de déportation n’a été retrouvé dans les bases consultées pour cette fiche.
Camarades de combat
Sa prise de commandement s’inscrit dans la succession directe de Jules Bastin, et dans l’organisation du commandement ultérieur assuré par le général Pire à partir de mars 1944. Il est également associé, dans l’appareil de coordination de septembre 1944, aux structures gouvernementales et alliées qui encadrent l’action des troupes de l’intérieur.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il poursuit des responsabilités dans l’appareil militaire belge et prend la tête d’un service de liaison militaire jusqu’en 1945, avant une mise à la retraite anticipée en 1946. Il décède en 1967.
Décorations
Aucune décoration nominative confirmée n’a été retrouvée dans les bases officielles françaises consultées . Les sources belges consultées pour cette fiche (notice institutionnelle Cegesoma et base d’autorité “Resistance in Belgium”) ne fournissent pas de liste de décorations.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif (rue, établissement, plaque) n’a été confirmé dans les bases consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
Armée Secrète : souvenirs de commandement, Yvan Gérard, La Renaissance du Livre, 1962. Ouvrage rédigé par l’intéressé, signalé par une notice institutionnelle, et centré sur l’expérience de commandement. Le lecteur y trouvera un point de vue interne sur l’organisation, la chaîne de commandement et les enjeux de coordination avec Londres, utile pour documenter la période 1943-1944.
Contribution à l’histoire de l’Armée secrète 1940-1944, Victor Marquet, Pygmalion / Union des Fraternelles de l’Armée secrète, 1991-1995.
Travail historique en plusieurs fascicules, recommandé dans une notice institutionnelle, utile pour suivre la formation, la structuration et l’action de l’Armée secrète. Il offre un cadre pour comprendre la transition Bastin-Gérard et la consolidation du mouvement.
Jours de guerre : 22/24. Jours de paix, (chapitre de José Gotovitch), Dexia, 2001. Référence signalée dans une notice institutionnelle, utile pour le contexte politique et social de la Libération en Belgique. Le lecteur peut y trouver des éléments de compréhension sur l’intégration, la reconnaissance et le désarmement progressif des résistances armées, enjeux contemporains de la mission de coordination confiée en septembre 1944.
Références internet
Cegesoma (notice institutionnelle d’archives) Présentation du fonds d’archives Ivan Gérard et biographie synthétique avec dates clés : naissance (16 mars 1889), captivité, direction de l’Armée secrète, départ à Londres (15 mars 1944), retour en septembre 1944, mission de coordination dès le 3 septembre 1944, et décès en 1967. https://www.cegesoma.be/fr/archives-divan-g%C3%A9rard
Belgium WWII (ligne du temps) Repère daté indiquant le départ de Yvan Gérard pour Londres en mars 1944 et sa substitution au commandement par Jules Pire, utile pour fixer une chronologie événementielle. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/ligne-du-temps.html
Belgium WWII (article “Armée secrète”) Article de contextualisation sur la reconstitution du mouvement et le rôle de Yvan Gérard dans l’encouragement de Londres et la reprise des parachutages, utile pour comprendre la dynamique opérationnelle 1943-1944. https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/armee-secrete.html
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Aucune cote SHD nominative relative à Yvan Gérard n’a été identifiée dans les instruments consultés pour cette recherche.
Observations
La base d’autorité “Resistance in Belgium” identifie Yvan (Ivan) Gérard comme responsable de l’Armée de Belgique, mais ne fournit pas d’état civil dans la notice consultée. Les informations d’état civil (naissance complète, année de décès) proviennent d’une notice institutionnelle Cegesoma ; le jour et le lieu du décès ne sont pas précisés dans cette notice, et ont été volontairement omis. Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Suivi de recherche
Sources consultées le 14 février 2026
- Maitron Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom et variantes, aucun résultat pertinent).
- Fondation de la Résistance : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Musée de la Résistance en ligne : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Mémoire des Hommes (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (site et base) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Ordre de la Libération (Compagnons / Médaille de la Résistance) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Base Léonore (Légion d’honneur) : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- Gallica BnF : Absence confirmée après consultation (recherche par nom, aucun résultat pertinent).
- SHD : aucune cote d’homologation identifiée via les instruments consultés.
- Légifrance : Absence confirmée après consultation (recherche nominative, aucun décret pertinent).
- Mémoire Vive de la Résistance (mvr.asso.fr) : aucune fiche nominative retrouvée ; pages consultées de type articles généraux (pas de fiche de résistant, réseau ou mouvement pour ce nom).
- Resistance in Belgium (Archives de l’État belge) : notice de type “mouvement / responsabilité” consultée (pas de fiche d’état civil), utilisée pour l’affiliation à l’Armée de Belgique.
- Cegesoma : notice institutionnelle exploitée pour l’état civil (naissance, année de décès) et la chronologie 1942-1944-1945.
- Belgium WWII : repères chronologiques et article de contextualisation sur l’Armée secrète.
- Wikipédia : une page dédiée à Yvan Gérard n’a pas été retrouvée comme notice biographique complète lors de la recherche ; seules des mentions contextuelles apparaissent dans des pages de synthèse sur l’Armée secrète.