La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GUISSET Jean

Jean Jacques Pierre GUISSET, né le 18 décembre 1911 à Maureillas (Pyrénées-Orientales), mort à une date et en un lieu non retrouvés lors des présentes recherches, français.

Jean Jacques Pierre Guisset naquit le 18 décembre 1911 à Maureillas, aujourd’hui Maureillas-las-Illas, dans les Pyrénées-Orientales. La concordance entre la notice du Maitron, les relevés d’état civil permettent pas de retenir cette identité et cette date de naissance avec une bonne fiabilité. Il était le fils d’un cultivateur espagnol, dans une région frontalière où l’agriculture, les migrations catalanes et les relations transfrontalières structuraient fortement la société locale.

Il devint lui-même cultivateur. La notice du Maitron indique qu’il associait vraisemblablement l’exploitation de terres familiales à une activité salariée, situation fréquente dans les petites exploitations du Vallespir. Sa scolarité, son éventuel service militaire et sa situation familiale n’ont pas été précisés dans les sources accessibles.

Installé ou actif à Céret avant la guerre, il s’inséra dans les sociabilités ouvrières, agricoles et politiques de cette ville. Il adhéra au Parti communiste français avant son interdiction de septembre 1939. Son militantisme le rapprocha des réseaux d’aide à l’Espagne républicaine, particulièrement développés dans le Vallespir pendant la guerre civile espagnole.

Engagement dans la Résistance

Après l’interdiction du Parti communiste français, Jean Guisset poursuivit son activité dans la clandestinité. Il participa à la réorganisation locale du parti et à l’établissement de contacts avec les militants restés actifs à Céret et dans les communes environnantes. Une autre notice du Maitron le présente comme un organisateur communiste qui intervenait publiquement auprès des paysans sur le champ de foire avant ou au début de la période clandestine.

La Résistance cérétane se caractérisa dès 1942 par une volonté d’unité entre communistes, socialistes, membres de l’Armée secrète et militants d’autres sensibilités. Jean Guisset prit part à cette dynamique. Les sources le rattachent au noyau communiste clandestin, puis à l’ensemble unitaire qui prépara la mobilisation armée du Vallespir.

Son parcours politique présente toutefois une particularité documentaire. Le Maitron le décrit comme membre du Parti communiste clandestin, tandis qu’une notice consacrée à Jacques Souquet le qualifie de socialiste, membre de la Section française de l’Internationale ouvrière, au moment de la constitution de la municipalité de la Libération. Cette divergence peut traduire une évolution politique, une coopération étroite avec les socialistes ou une erreur ponctuelle d’attribution. Elle ne remet pas en cause son engagement résistant.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Jean Guisset appartint au Parti communiste français clandestin et participa à la Résistance unitaire de Céret. À partir de juin 1944, il fut membre du maquis communément appelé « maquis 44 », « maquis AS 44 » ou « maquis du Vallespir ».

Cette formation rassemblait des membres de l’Armée secrète, des Francs-tireurs et partisans français et des militants communistes, auxquels s’ajoutaient des guérilleros républicains espagnols. La désignation « AS 44 » ne doit donc pas être comprise comme l’indication d’une appartenance exclusive de tous les maquisards à l’Armée secrète.

Le maquis était placé sous la responsabilité principale de Pierre Bardagué. Jean Guisset appartenait au noyau permanent avec Pierre Mau, André Matheu, Albert Zochetto, André Malart et plusieurs autres résistants, tandis qu’une vingtaine de guérilleros espagnols du troisième secteur étaient commandés par Rafael Gandia, dit « Martin ».

Missions et actions

Avant la constitution du maquis, Jean Guisset participa aux activités politiques et organisationnelles de la Résistance à Céret. Celles-ci comprenaient la reconstitution des structures clandestines, le recrutement, la diffusion de consignes et de publications, la recherche de soutiens et la coordination entre les sensibilités politiques locales. Les sources ne permettent pas d’attribuer nominativement à Jean Guisset un sabotage ou une liaison précise durant cette première période.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, après l’annonce de l’imminence du débarquement allié, environ quatre-vingts volontaires de Céret gagnèrent un cortal situé au-dessus de Reynès. En raison du manque d’armes et des difficultés de ravitaillement, la majorité fut renvoyée. Jean Guisset fut l’un des seize résistants de l’Armée secrète et des Francs-tireurs et partisans qui demeurèrent au maquis.

À la mi-juin, le groupe quitta les hauteurs de Reynès et gagna les flancs du Canigou. Il séjourna dans la région de Saint-Marsal et de Prunet-et-Belpuig, notamment aux mas Parry et Cramat. Ces implantations isolées facilitaient la dissimulation du groupe et son ravitaillement par les résistants des villages voisins.

Le maquis établit des relations avec le maquis Henri-Barbusse et avec les guérilleros espagnols opérant dans le massif. Jean Guisset participa ainsi à une formation dont les missions consistaient à maintenir une présence armée, contrôler les itinéraires, recueillir des renseignements, protéger les liaisons et préparer la libération du Vallespir. Aucun commandement autonome ne peut toutefois lui être attribué avec certitude.

À la fin de juillet et au début d’août 1944, le massif du Canigou fut soumis à une importante offensive allemande, qui culmina avec les combats de la Pinosa et la destruction de Valmanya. La présence de Jean Guisset dans le maquis AS 44 est attestée, mais les sources consultées ne permettent pas de reconstituer ses déplacements personnels au cours de ces journées.

Le 18 août 1944, le maquis AS 44 entra à Oms, où il fut rejoint par des corps francs des communes voisines. Le lendemain, ses éléments participèrent à la prise de contrôle des accès de Céret et à la libération du Vallespir. Un affrontement eut notamment lieu au Pont-du-Vilar contre une colonne allemande en retraite. Jean Guisset appartenait alors à la formation engagée dans ces opérations, sans que les sources lui attribuent une action individuelle distincte.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, incarcération, évasion ou déportation de Jean Guisset n’a été retrouvée. Il semble avoir échappé à la répression et poursuivi son action clandestine jusqu’à la libération de Céret en août 1944.

La participation au maquis l’exposa néanmoins aux opérations allemandes conduites dans le massif du Canigou et aux risques liés aux déplacements, aux contrôles et aux dénonciations. L’absence d’arrestation documentée ne permet pas de conclure qu’il ne fut jamais inquiété ou recherché.

Camarades de combat

Pierre Bardagué fut le principal responsable du maquis AS 44. Il appartenait, comme Jean Guisset, au courant communiste de la Résistance cérétane et dirigea le noyau maintenu au maquis après le rassemblement de juin 1944.

Pierre Mau représentait l’Armée secrète et participa à la préparation du maquis unitaire. André Matheu, Albert Zochetto et André Malart appartenaient également au noyau permanent cité aux côtés de Jean Guisset.

Rafael Gandia, dit « Martin », commandait les guérilleros espagnols du troisième secteur associés au maquis. La coopération entre résistants français et anciens combattants républicains espagnols constitua l’une des caractéristiques principales de cette formation.

Jacques Souquet, alias « Empereur », dirigea le groupe d’appui demeuré à Céret en juin 1944. À la Libération, il devint maire de la commune, tandis que Jean Guisset occupa une fonction d’adjoint dans la nouvelle municipalité.

Jacques Piquemal, alias « Biscaye », appartenait au même milieu politique et résistant. Les sources lui attribuent des activités d’aide aux républicains espagnols et de liaison avec des services britanniques ; ses relations avec Jean Guisset illustrent l’enracinement ancien des solidarités antifascistes dans la région.

Retour à la vie civile

À la Libération, Jean Guisset participa à la réorganisation politique et administrative de Céret. Sous la municipalité conduite par Jacques Souquet, il devint deuxième adjoint, tandis qu’Adrien Malart occupait le poste de troisième adjoint. Cette fonction témoigne de la reconnaissance locale de son engagement et de son rôle dans la Résistance.

Les sources divergent sur son affiliation politique à ce moment : le Maitron le rattache au Parti communiste clandestin, tandis que la notice de Jacques Souquet le présente comme membre de la Section française de l’Internationale ouvrière. Faute de documentation complémentaire, il n’est pas possible de déterminer s’il changea effectivement de parti, s’il siégea comme apparenté socialiste ou si cette indication résulte d’une confusion.

Un banquet commémoratif du maquis 44 fut organisé au mas Cramat quelques semaines après la Libération. Jean Guisset figurait parmi les anciens maquisards présents ou identifiés dans le document photographique associé. Cette manifestation témoigne de l’entretien précoce de la mémoire collective du groupe.

La suite de son activité professionnelle, municipale et militante demeure insuffisamment documentée. Sa date et son lieu de décès n’ont pas été retrouvés avec certitude. Les fichiers civils font apparaître plusieurs homonymes, mais aucun ne peut être relié au résistant né à Maureillas le 18 décembre 1911 sans risque de confusion.

Décorations

Aucune décoration nominativement attribuée à Jean Jacques Pierre Guisset n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées. La notice MVR indique notamment l’absence de résultat probant dans les bases de l’Ordre de la Libération, de la Légion d’honneur et de Légifrance.

Cela ne signifie pas qu’il n’ait reçu aucune distinction ou reconnaissance locale, mais seulement qu’aucune attribution n’a pu être confirmée par une source institutionnelle accessible.

Lieux de mémoire

Céret constitue le principal lieu de mémoire de Jean Guisset. Il y mena son activité militante et résistante, participa à la préparation du maquis et exerça une responsabilité municipale après la Libération.

Les hauteurs de Reynès, les secteurs de Saint-Marsal, Prunet-et-Belpuig, Batère et le massif du Canigou correspondent aux lieux de rassemblement, de cantonnement et d’opération du maquis AS 44. Oms, Saint-Jean-Pla-de-Corts et le Pont-du-Vilar sont associés aux opérations de libération d’août 1944.

Le mas Cramat est également un lieu mémoriel important : il accueillit le maquis durant l’été 1944 et un banquet commémoratif après la Libération.

Aucune rue, plaque ou institution portant spécifiquement le nom de Jean Guisset n’a été identifiée dans les bases consultées. Aucune photographie individuelle authentifiée n’a été retrouvée ; une photographie collective du banquet du maquis 44 est toutefois signalée par le Maitron.

Références bibliographiques

Georges Sentis, Les communistes et la Résistance dans les Pyrénées-Orientales, Marxisme-Régions, 1983. Cet ouvrage replace l’engagement de Jean Guisset dans l’histoire départementale du Parti communiste clandestin, du Front national, des Francs-tireurs et partisans et des alliances constituées avec les autres courants de la Résistance. Il constitue une référence importante pour comprendre la formation du noyau résistant de Céret.

François Marcot, Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé, dir., Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre, Paris, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2006. Cet ouvrage général fournit le cadre nécessaire à l’interprétation des appartenances multiples du maquis AS 44 et des processus d’unification entre Armée secrète, mouvements politiques, Francs-tireurs et partisans et Forces françaises de l’intérieur.

Pierre Mau et Georges Sentis, Pierre Bardagué et la Résistance en Vallespir, 15 février 1987. Cette étude locale, principalement consacrée à Pierre Bardagué, documente la constitution et les opérations du maquis AS 44 auquel appartenait Jean Guisset. Son contenu intégral n’a pas été directement consulté au cours des présentes recherches.

Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social. La notice de Jean Jacques Pierre Guisset constitue la principale source biographique nominative. Les notices de Jacques Souquet, Jacques Piquemal et Joseph Guisset permettent de préciser son environnement militant, son activité résistante et ses responsabilités municipales.

Références internet

Le Maitron. La notice « Guisset Jean, Jacques, Pierre » établit son identité, sa naissance, sa profession de cultivateur, son appartenance au Parti communiste clandestin et sa participation à la Résistance cérétane et au maquis 44.

Mémoire Vive de la Résistance. La notice individuelle « GUISSET Jean » confirme sa naissance le 18 décembre 1911 à Maureillas, son origine familiale, son militantisme communiste et son appartenance au noyau du maquis AS 44.

Le Maitron — Dictionnaire des fusillés et exécutés. La notice consacrée à Jacques Souquet documente la Résistance unitaire à Céret et la nomination de Jean Guisset comme deuxième adjoint dans la municipalité de la Libération.

Le Maitron. La notice consacrée à Jacques Piquemal fournit des renseignements sur les activités antifascistes et clandestines du milieu auquel appartenait Jean Guisset, notamment l’aide apportée aux républicains espagnols.

Parti communiste français — rubrique Mémoire. Le récit consacré au maquis AS 44 établit la chronologie de sa constitution, cite Jean Guisset parmi les seize résistants restés au maquis et décrit ses déplacements ainsi que les opérations de libération du Vallespir.

Dossier d’homologation consulté

Aucune cote nominative SHD GR 16 P n’a été identifiée avec certitude pour Jean Jacques Pierre Guisset.

Aucun dossier d’homologation des Forces françaises combattantes, des Forces françaises de l’intérieur, de l’Armée secrète, des Francs-tireurs et partisans français ou de combattant volontaire de la Résistance n’a pu être consulté directement.

La recherche archivistique doit être conduite sous l’identité complète « Jean Jacques Pierre Guisset », né le 18 décembre 1911 à Maureillas, afin de le distinguer des nombreux résistants ou militants homonymes du département.

Observations

Jean Jacques Pierre Guisset ne doit pas être confondu avec Jean Isidore Étienne Guisset, dit « Deschanel », militant communiste né en 1899 et actif notamment à Prats-de-Mollo, ni avec Jean Guisset, mineur né le 8 octobre 1912 à Corsavy et mort le 29 novembre 1970.

Il ne doit pas non plus être confondu avec les différents Jean Guisset apparaissant dans les fichiers de décès de Perpignan. Aucun des résultats repérés ne correspond simultanément à son identité complète et à sa naissance du 18 décembre 1911 à Maureillas.

Une divergence politique existe entre les sources. La notice nominative du Maitron le présente comme membre du Parti communiste clandestin ; celle de Jacques Souquet le qualifie de socialiste au moment de son entrée dans la municipalité de la Libération. En l’absence de documents municipaux ou partisans complémentaires, les deux indications sont conservées sans reconstituer une évolution qui ne serait pas démontrée.

Aucun pseudonyme de Résistance n’a été retrouvé avec certitude.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B —L’identité, la naissance, la profession, le militantisme clandestin, la présence au maquis AS 44 et la responsabilité municipale de Jean Guisset sont établis par une notice nominative du Maitron, et plusieurs sources concordantes sur la Résistance cérétane. Sa date de décès, son éventuel pseudonyme, son dossier d’homologation et ses décorations demeurent inconnus.

Chronologie

DateÉvénement
18 décembre 1911Naissance à Maureillas (Pyrénées-Orientales).
Avant 1939Activité de cultivateur et adhésion au Parti communiste français.
1936-1939Participation probable aux solidarités locales avec l’Espagne républicaine ; les actions personnelles précises ne sont pas individualisées.
Après septembre 1939Poursuite de l’activité communiste dans la clandestinité.
Vers 1942Participation à la Résistance unitaire de Céret.
3 juin 1944Décision de mobiliser les résistants cérétans après réception d’un message annonçant l’imminence du débarquement.
Nuit du 5 au 6 juin 1944Montée au-dessus de Reynès ; Jean Guisset demeure parmi les seize membres du noyau permanent du maquis AS 44.
Mi-juin 1944Déplacement du maquis vers Saint-Marsal et Prunet-et-Belpuig.
Juin-août 1944Activité dans le massif du Canigou et coopération avec les guérilleros espagnols.
18 août 1944Entrée du maquis AS 44 à Oms.
19 août 1944Participation de sa formation aux opérations de libération de Céret et du Vallespir.
Août 1944Nomination comme deuxième adjoint dans la municipalité de la Libération conduite par Jacques Souquet.
Automne 1944Participation attestée à la mémoire collective du maquis, notamment lors du banquet du mas Cramat.
Après 1944Parcours professionnel, politique et date de décès non retrouvés avec certitude.

Sources consultées

  Le Maitron, notice « GUISSET Jean, Jacques, Pierre » — Cette notice a fourni l’identité complète, la naissance, la profession de cultivateur, l’engagement au Parti communiste clandestin et la participation à la Résistance cérétane et au maquis 44.
Notice « GUISSET Jean, Jacques, Pierre » — Le Maitron

  Mémoire Vive de la Résistance, notice individuelle « GUISSET Jean » — Cette page a confirmé la naissance à Maureillas, l’origine familiale espagnole, le militantisme communiste, l’appartenance au maquis AS 44 et l’absence de décoration ou de cote SHD identifiée.
Notice « GUISSET Jean » — Mémoire Vive de la Résistance

  Le Maitron — Dictionnaire des fusillés et exécutés, notice « SOUQUET Jacques, Jean, Julien, alias Empereur » — Cette source a documenté l’intégration de Jean Guisset à la municipalité de la Libération comme deuxième adjoint et a fait apparaître une divergence sur son affiliation politique.
Rechercher la notice sur Le Maitron

  Le Maitron, notice « PIQUEMAL Jacques, Jean, Michel, alias Biscaye » — Cette notice a éclairé les solidarités avec l’Espagne républicaine et l’environnement militant et résistant dans lequel Jean Guisset évolua à Céret.
Rechercher la notice sur Le Maitron

  Le Maitron — Dictionnaire des fusillés et exécutés, notice « GUISSET Joseph, André, Côme » — Cette source a signalé l’activité d’organisation politique de Jean Guisset auprès des paysans de Céret et a permis de préciser son rôle militant.
Rechercher la notice sur Le Maitron

  Parti communiste français, rubrique « Mémoire », récit consacré au maquis AS 44 — Cette source a fourni la chronologie de la mobilisation de juin 1944, la liste du noyau permanent comprenant Jean Guisset, les déplacements du maquis dans le Canigou et les opérations de libération du Vallespir.
« Céret. Il était une fois le 19 août 1944… » — PCF

  Bases de relevés d’état civil — Elles ont confirmé la naissance de Jean Jacques Pierre Guisset le 18 décembre 1911 à Maureillas et ont été utilisées pour contrôler les nombreux homonymes retrouvés dans les fichiers de décès. Aucun décès n’a pu être rattaché avec certitude au résistant. La notice de Mémoire Vive confirme également cette date et ce lieu de naissance.

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