Jean BARRIAUX, né le 29 mars 1914 au Havre (Seine-Inférieure), mort le 7 septembre 1990 à Montivilliers (Seine-Maritime)
Fils d’Henri Barriaux et de Marguerite Sauvage, Jean Barriaux travaille comme adjoint technique à la mairie du Havre. Il se marie au Havre le 19 octobre 1937 avec Jeanne Rogeret-Lemoine, avec laquelle il a un enfant. Il réside au 32 rue Gustave-Flaubert.
Mobilisé en 1939, il sert comme caporal au 404e Régiment d’artillerie (DCA). Blessé au cours des combats, il est fait prisonnier le 31 mai 1940 à Lambersart (Nord) et interné au Stalag XVII A (Kaisersteinbruch, Autriche).
Il s’évade le 29 mars 1941 et rejoint la France, puis est démobilisé le 24 mai 1941. Après son retour, il s’affilie à la Résistance havraise, intégrant le groupe local « L’Heure H ».
La notice universitaire normande indique qu’il signe le 1er mai 1943 un contrat d’engagement au réseau Hamlet Buckmaster (FFC n° 53 44), relevant de l’environnement SOE. Il agit comme chef de groupe dans ce cadre.
Il est décrit comme chef de groupe, impliqué dans des missions comprenant la livraison de renseignements, de cartes et de faux papiers. Ses activités l’exposent directement aux dispositifs de contre-espionnage et de répression allemands, particulièrement actifs au printemps 1944 contre les structures havraises.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté le 23 mars 1944 à Compiègne (Oise) par la Gestapo au cours d’une mission. Détenu à la prison de Compiègne, il est condamné à mort le 29 mars 1944 par un tribunal allemand à Beauvais ; sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité.
Interné au camp de Royallieu à Compiègne le 20 avril 1944 (matricule 31 610), il est déporté le 27 avril 1944 dans le convoi dit « des tatoués » et arrive à Auschwitz le 30 avril (matricule 185 011). Il est ensuite transféré à Buchenwald (matricule 52 970), puis à Flossenbürg (matricule 9 354), et affecté au Kommando de Flöha, où il travaille dans une usine de construction de fuselages. Déplacé vers Theresienstadt, il est libéré le 8 mai 1945, puis rapatrié en France en juillet 1945 dans un état d’extrême épuisement.
Camarades de combat
Sa trajectoire de déportation le place sur des parcours communs à d’autres résistants normands arrêtés en mars 1944 et transférés dans la même chaîne Auschwitz–Buchenwald–Flossenbürg–Kommandos. Son inscription dans l’Heure H et Hamlet Buckmaster l’associe aussi à des cadres havrais cités dans les notices universitaires du projet normand.
Retour à la vie civile
Rapatrié en juillet 1945, il reprend une vie civile après-guerre. La notice fixe son décès au 7 septembre 1990 à Montivilliers (Seine-Maritime).
Décorations
Aucune décoration nominative n’est mentionnée dans la notice universitaire consultée. Les bases officielles de décorations n’ont pas livré de confirmation nominative exploitable au moment de cette recherche ; aucune décoration n’est donc affichée dans cette fiche, conformément à la règle de suppression des informations non vérifiées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées pour Jean Barriaux à ce stade.
Références bibliographiques
Les Français libres et la Résistance intérieure (1940-1944), François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006. Ouvrage collectif de référence pour comprendre la diversité des réseaux, mouvements et structures rattachées aux circuits alliés. Le lecteur y trouvera des analyses sur les réseaux SOE et les articulations FFC, utiles pour contextualiser l’inscription de Barriaux dans Hamlet Buckmaster.
Histoire de la Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013.
Synthèse rigoureuse permettant de replacer un parcours de réseau (missions, arrestations, procès allemands, déportation) dans le fonctionnement global de la répression et de la clandestinité. La lecture éclaire aussi le basculement vers la déportation de masse des résistants au printemps 1944.
Le système concentrationnaire nazi, Wolfgang Sofsky, Calmann-Lévy, 1995.
Étude fondamentale sur l’organisation sociale, disciplinaire et économique des camps. Le lecteur y trouvera des repères pour comprendre le travail forcé en kommandos, la déshumanisation et les effets du système sur les corps, ce qui éclaire le retour de déportation décrit dans le dossier.
Références internet
Dictionnaire biographique des victimes du nazisme en Normandie (MRSH – Université Caen Normandie) Notice très détaillée donnant l’état civil, le parcours militaire, l’évasion, l’engagement dans l’Heure H et Hamlet Buckmaster, l’arrestation, la condamnation, l’itinéraire de déportation et la libération. Elle fournit aussi une cote SHD-Caen, ce qui en fait la source pivot de cette fiche. https://mrsh.unicaen.fr/dictionnaire-victimes-nazisme-normandie/html/233_barriaux_jean.html
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Une cote est signalée par la notice universitaire : SHD-Caen 21P703056.
Observations orthographiques et de recherche
Aucune variante orthographique significative du patronyme n’a été signalée dans la notice universitaire. Les recherches n’ont pas permis de confirmer des décorations dans les bases officielles au moment de la consultation ; aucune décoration n’est donc retenue. Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 8 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée d’une notice nominative directement accessible dans les résultats consultés.
- Fondation de la Résistance : absence confirmée d’une notice nominative accessible ; consultation via ressources institutionnelles sans résultat nominatif direct.
- Musée de la Résistance en ligne : consultation, pas de notice nominative principale exploitée pour Barriaux.
- Mémoire des Hommes : site inaccessible au moment de la recherche (erreurs d’accès).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée d’une notice nominative accessible.
- Ordre de la Libération : consultation tentée sans résultat nominatif exploitable au moment de la recherche.
- Base Léonore : absence confirmée dans les résultats accessibles ; aucune notice nominative ouverte.
- Gallica BnF : absence confirmée d’un document nominatif directement exploitable.
- SHD : consultation indirecte via cote communiquée par la notice universitaire (pas de dossier consulté).
- Légifrance : absence confirmée d’un décret nominatif retrouvé en accès direct.
- Dictionnaire biographique des victimes du nazisme en Normandie (MRSH) : source principale, très détaillée, avec cote SHD.