La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

LECHEVALLIER André Alias Pierre Fiques

André LECHEVALLIER, né le 1er mai 1916 au Havre (Seine-Inférieure), mort le 3 mars 1999 à Claret (Hérault)

Titulaire du brevet supérieur, André Lechevallier effectue son service militaire à partir du 5 octobre 1937 au 5e Génie et suit brièvement le peloton d’élèves officiers de réserve. Il parle anglais et possède des notions d’allemand. Avant l’Occupation, il travaille comme secrétaire industriel. À partir de juin 1940, il quitte Pierrefiques et s’installe à Étretat, où il réside notamment Villa Luciennetta.

Dès mars 1942, il est impliqué dans l’accueil clandestin en hébergeant des parachutistes britanniques. Le 1er octobre 1942, il est recruté par le docteur Paul Denis pour le secteur Étretat–Le Havre au sein du réseau Alliance ; il devient son adjoint sous le pseudonyme « Pierre Fiques ». Il participe à des missions de renseignement et à la diffusion de presse clandestine, dont « Défense de la France », tout en enrôlant et formant de nouveaux membres.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Son parcours documenté l’inscrit d’abord dans la sphère de l’Heure H au Havre et dans l’orbite du renseignement structuré autour d’Alliance, réseau de collecte et transmission d’informations au profit des services alliés. Son engagement est également relié aux cadres clandestins associés aux réseaux FFC (Forces françaises combattantes) dans la zone.

La notice universitaire normande souligne qu’il assure des missions de renseignement et de diffusion, et qu’il participe à la structuration d’équipes par recrutement et formation paramilitaire. Un travail de terrain est également mentionné sur la zone littorale autour d’Étretat, dans un contexte où les défenses allemandes et les chantiers côtiers font l’objet d’observations régulières.

Arrestation / évasion / déportation

Le 14 mars 1944, à la suite d’une dénonciation, il est arrêté par la Gestapo du Havre à son domicile. Interné d’abord à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen, il est transféré le 12 avril 1944 au camp de Royallieu à Compiègne (matricule 31 668).

Déporté le 27 avril 1944 vers Auschwitz (matricule 185 873), il est ensuite transféré à Buchenwald (matricule 52 750), puis à Flossenbürg (matricule 9 954). Affecté au Kommando de Flöha à partir du 3 juin 1944, il y est libéré le 15 avril 1945. Lors du rapatriement, une tuberculose et une affection cardiaque sont diagnostiquées.

Camarades de combat

Les sources sur le secteur Étretat–Le Havre le relient directement au docteur Paul Denis et à des compagnons de déportation issus des mêmes filières répressives (Auschwitz, Buchenwald, Flossenbürg, Flöha). Son nom apparaît fréquemment en association avec des résistants havrais arrêtés dans les mêmes vagues de mars 1944.

Retour à la vie civile

Après la Libération et le retour en France en 1945, il poursuit sa vie civile malgré des séquelles médicales sérieuses documentées lors du rapatriement. La notice normande fixe son décès au 3 mars 1999 à Claret (Hérault).

Décorations

Une décoration de la Résistance française est mentionnée dans des ressources associatives et mémorielles (année 1947), et une distinction britannique (King’s Medal for Courage) y apparaît également. Ces éléments n’ont pas pu être confirmés dans les bases officielles consultées dédiées aux décorations en raison d’indisponibilités techniques ou d’absence d’accès nominatif au moment de la recherche ; ils doivent donc être considérés comme des informations documentées par des sites mémoriels locaux, sans validation officielle ici.

Lieux de mémoire

Un lieu d’inhumation est signalé au cimetière Nord du Havre (information portée par un site mémoriel local). Aucune dénomination de voie ou d’établissement au nom d’André Lechevallier n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.

Références bibliographiques

Une famille normande dans la tourmente nazie. Vie et mort du réseau de résistance Salesman, Brigitte Garin, Wooz éditions, 2020.
Ouvrage centré sur la filiation Morpain–Heure H–Salesman/Buckmaster et sur les mécanismes de structuration, de clandestinité et de répression. Le lecteur y trouvera des trajectoires individuelles replacées dans l’architecture des réseaux, ainsi qu’un éclairage sur les arrestations et la déportation des membres. Utile pour contextualiser l’environnement opérationnel autour du Havre et d’Étretat.

Défense de la France. Histoire d’un journal clandestin, Alya Aglan, Tallandier, 2008. Étude de référence sur l’un des grands journaux clandestins cités dans les parcours de résistants du Nord et de la zone occupée. L’ouvrage permet de comprendre la logistique, les risques, les circuits de diffusion et la portée politique de la presse résistante. Lecture pertinente pour situer l’action de diffusion évoquée dans le dossier d’André Lechevallier.

Histoire de la Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013.
Synthèse solide sur l’évolution de la Résistance intérieure, la structuration des mouvements et réseaux, et les liens avec Londres et Alger. Le lecteur y trouvera un cadre explicatif pour comprendre la place des réseaux de renseignement et les logiques de répression, dont la déportation. Utile pour replacer un itinéraire individuel dans les dynamiques nationales.

Références internet

Dictionnaire biographique des victimes du nazisme en Normandie (MRSH – Université Caen Normandie) Notice biographique détaillant l’état civil, le parcours de Résistance, l’arrestation, les lieux d’internement et l’itinéraire concentrationnaire, avec indication de cotes SHD. La page fournit aussi une photographie attribuée à l’ONaCVG, ce qui en fait une base universitaire et institutionnelle majeure pour stabiliser les faits.
https://mrsh.unicaen.fr/dictionnaire-victimes-nazisme-normandie/html/3134_lechevallier_andre.html

Havrais en Résistance Base mémorielle locale proposant un récit circonstancié, des liens internes vers les compagnons, et des éléments de mémoire (inhumation, variantes d’état civil, décorations). Les informations y sont utiles mais doivent être croisées avec des bases universitaires ou officielles lorsqu’elles concernent les décorations.
https://www.havrais-en-resistance.fr/view/admin/entry/33541/

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

La cote est signalée dans une base universitaire : SHD-Caen 21P588708 ; SHD-Vincennes 16P349196.

Observations orthographiques et de recherche

Le patronyme apparaît aussi sous la forme « Le Chevallier » dans des ressources mémorielles locales, ce qui impose une vigilance contre les erreurs de saisie lors des recherches nominatives. Les bases officielles de décorations n’ont pas pu être exploitées nominativement au moment de la recherche, ce qui empêche ici de confirmer formellement les distinctions mentionnées par des sites associatifs. Une photographie (crédit ONaCVG) est accessible via la notice universitaire ; aucune photographie d’époque supplémentaire n’a été retrouvée dans les autres bases officielles consultées.

Sources consultées le 8 février 2026

  • Maitron Résistance : absence confirmée au terme d’une recherche nominative, et consultation indirecte via pages Maitron citées par des ressources mémorielles.
  • Fondation de la Résistance / AERI : absence confirmée d’une notice nominative dédiée à André Lechevallier dans les résultats accessibles.
  • Musée de la Résistance en ligne : consultation thématique sur les lieux et ressources associées aux réseaux ; pas de notice nominative principale exploitée ici.
  • Mémoire des Hommes : site inaccessible au moment de la recherche (erreurs d’accès lors de l’ouverture des notices).
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée d’une notice nominative accessible dans les résultats consultés.
  • Ordre de la Libération (Médaille de la Résistance / Compagnons) : consultation tentée, accès nominatif non concluant au moment de la recherche (difficulté d’ouverture des pages de requêtes).
  • Base Léonore – Légion d’honneur : absence confirmée dans les résultats accessibles par recherche web ; aucune notice nominative ouverte.
  • Gallica BnF : absence confirmée d’un résultat directement exploitable pour une notice nominative.
  • Service Historique de la Défense (SHD) : consultation indirecte via cotes communiquées par la notice universitaire (pas de consultation de dossier numérisé).
  • Légifrance : absence confirmée d’un décret nominatif retrouvé en accès direct dans les résultats consultés.
  • Dictionnaire biographique des victimes du nazisme en Normandie (MRSH – Université Caen Normandie) : source principale pour l’état civil, l’itinéraire de déportation, le rôle clandestin et les cotes SHD.
  • Havrais en Résistance : source mémorielle locale utilisée pour compléter missions, mémoire locale et variantes orthographiques, avec prudence pour les décorations.

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