La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Groupe Gorki (dit aussi « groupe Nicolas ») – FTP, Pellerey-sur-l’Ignon (Côte-d’Or) Selon le Maitron  une unité des Francs-tireurs et partisans (FTPF) distincte, dénommée « groupe Gorki » et également appelée « groupe Nicolas », est constituée en juin 1944 à Pellerey-sur-l’Ignon (Côte-d’Or).

Cette double appellation est explicitement donnée et renvoie à la même formation FTP locale.

La création intervient dans le contexte de la montée en puissance des maquis en Bourgogne après le débarquement du 6 juin 1944, avec constitution de groupes armés de proximité et arrivée de combattants étrangers intégrés aux FTP.

Organisation interne

Les sources disponibles précisent l’appartenance du groupe aux FTPF, sans détailler une hiérarchie interne formalisée.

L’intitulé « groupe Nicolas » renvoie au cadre régional FTP animé par Jean NICOLAS avant son arrestation fin août 1943, d’où l’usage mémoriel de son nom pour des détachements ou groupes en Côte-d’Or en 1944 ; ce point est établi par le Musée de la Résistance en ligne pour la figure de Jean NICOLAS, mais la direction opérationnelle du groupe de Pellerey en 1944 n’est pas attribuée nommément par les bases publiques consultées.

En l’état, l’organisation constatée est celle d’un groupe FTP local, avec détachements envoyés en opération début septembre 1944.

Chefs et figures marquantes

Mikaïl (ou Michel) CONSTANTINOFF. Combattant FTP du groupe Gorki/Nicolas. Mort en action le 7 septembre 1944 à Saint-Seine-l’Abbaye (Côte-d’Or).

René BLONDEAU. membre du groupe Gorki, connu sous le pseudonyme « René ».

Le Musée de la Résistance en ligne atteste le parcours de Jean NICOLAS à la tête des structures FTP régionales jusqu’à son arrestation en 1943 ; l’usage du nom « groupe Nicolas » en 1944 renvoie à cet héritage mais ne suffit pas, à lui seul, à établir que Jean NICOLAS ait dirigé le groupe de Pellerey à cette date.

Victimes / morts

Les notices individuelles confirment au moins deux pertes directement rattachées au groupe :

  • Un inconnu soviétique exécuté le 3 juillet 1944 à Beaulieu
  • Mikaïl (ou Michel) CONSTANTINOFF, mort en action le 7 septembre 1944 à Saint-Seine-l’Abbaye.

D’autres pertes le 7 septembre 1944 sont probables au sein du détachement engagé, mais ne sont pas nommément établies dans les bases consultées .

Fin du réseau

Aucune source ne décrit une dissolution formelle. Les indices chronologiques laissent entendre un fonctionnement à l’échelle des groupes FTP locaux jusqu’aux combats et opérations de libération du département (août-septembre 1944).

Conséquences et mémoire

Impact stratégique local : engagement dans des actions armées à l’été 1944, avec pertes documentées et répression immédiate (exécution sommaire le 3 juillet 1944, morts au combat le 7 septembre 1944).

Mémoire : la documentation publique accessible conserve le souvenir des membres tués et ancre l’existence du groupe par ses deux appellations.

Références bibliographiques

  • Résistance en Côte-d’Or (tomes de la série) Gilles Hennequin, auto-édition (plusieurs volumes, 1984-2010). Monographies détaillées par communes, maquis et acteurs ; la série constitue la base bibliographique régionale de référence pour l’histoire de la Résistance en Côte-d’Or. Elle apporte un cadre chronologique fin pour l’été 1944, utile pour recouper les opérations FTP en secteur dijonnais et châtillonnais, et permet d’inscrire les actions du groupe de Pellerey dans l’ensemble départemental.
  • Dijon 1940-1944 : du désespoir à l’espoir Pierre Gounand, Éditions de l’Armançon, 2004. Ouvrage de synthèse locale sur l’Occupation et la Libération de Dijon et environs ; utile pour contextualiser l’activité des groupes FTP de Côte-d’Or en 1944 (trafic ferroviaire, répression, maquis périphériques) et resituer les détachements agissant au nord-ouest de Dijon.
  • Les femmes dans la Résistance en Côte-d’Or pendant la Seconde Guerre mondiale Sylvie Latour, mémoire de maîtrise, Université de Bourgogne, 1991. Étude prosopographique et thématique qui éclaire la participation féminine aux réseaux et maquis du département ; apporte un éclairage complémentaire sur le tissu FTPF local dans lequel s’insèrent des groupes comme celui de Pellerey.
  • Genèse et développement de la résistance FTP dans la région de Chagny (1940-1944) Denis Chérel, mémoire (Université de Dijon), 1997. Bien que centré sur la Saône-et-Loire voisine, ce travail universitaire éclaire l’organisation FTP en Bourgogne et offre des comparaisons utiles sur la formation de groupes locaux en 1944, transposables au cas de la Côte-d’Or.

Références internet

Avertissements et homonymies Le terme « groupe Gorki » peut exister ailleurs sur le territoire (nom de guerre courant en FTP). La formation visée ici est celle explicitement localisée à Pellerey-sur-l’Ignon (Côte-d’Or) et datée de juin 1944 par le Maitron. L’appellation alternative « groupe Nicolas » renvoie à l’héritage FTP de Jean NICOLAS mais ne doit pas être comprise comme une direction personnelle du groupe en 1944, son arrestation étant antérieure (août 1943).

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