La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le maquis d’Ardaillès, dit « de La Soureilhade » (nom de la bâtisse occupée par les maquisards), naît progressivement entre 1943 et début 1944 autour du pasteur réformé Laurent Olivès, qui abrite réfractaires au STO et proscrits dans les fermes de sa paroisse, puis organise une école des cadres au mas Gibert à Ardaillès.

La dénomination « maquis de La Soureilhade » et l’ancrage à Ardaillès, commune de Valleraugue (Gard), sont confirmés par les notices du Musée de la Résistance en ligne et par des notices du Maitron.

Le groupe relève de l’Armée secrète et fonctionne comme maquis-école, avec une structure de commandement locale (Laurent Olivès) et des cadres formateurs, dont Jacques Poujol et Jean Faucon à l’automne 1943. Le répertoire du Service historique de la Défense confirme l’unité « A.S. : Maquis de la Soureilhade », devenue ensuite partie prenante de l’Aigoual-Cévennes.

L’activité couvre camouflage, hébergement, formation et liaisons. Le 29 février 1944, Ardaillès est investi et pillé par des troupes d’occupation ; des habitants sont emmenés en otages, dont plusieurs seront pendus à Nîmes le 2 mars 1944.

Après cette attaque, le maquis se disperse en unités plus réduites et poursuit ses activités dans l’arrière-pays cévenol.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le maquis d’Ardaillès coopère avec l’AS du piémont cévenol, notamment le maquis de Lasalle. La fusion officielle du 12 juillet 1944 entre les maquis d’Ardaillès et de Lasalle constitue le maquis FFI Aigoual-Cévennes, comme l’attestent les pages du Musée de la Résistance en ligne.

Chefs et figures marquantes

Laurent OLIVÈS anime et couvre le maquis-école dès 1943 ; Jacques POUJOL et Jean FAUCON apportent un encadrement opérationnel à l’automne 1943.

Parmi les victimes liées à l’attaque d’Ardaillès et à ses suites figurent Émile ECKHARDT et Désir JEANJEAN, identifiés dans les notices du Maitron.

Victimes / morts

Le 2 mars 1944, à Nîmes, des otages pris à Ardaillès sont pendus publiquement ; leurs identités et circonstances sont documentées par le Maitron et par des ressources mémorielles locales. L’événement marque durablement la mémoire du maquis d’Ardaillès et du Gard.

Survivants identifiés

Des membres du maquis parviennent à échapper aux ratissages de la fin février 1944 et se replient vers Vébron et l’arrière-pays lozérien, avant de rejoindre le regroupement qui mènera à la fusion de juillet 1944.

Le parcours de certains, comme Maxime Samama, est retracé dans les notices biographiques.

Fin du réseau

Le maquis de La Soureilhade cesse d’exister comme entité autonome lors de la création du maquis FFI Aigoual-Cévennes, le 12 juillet 1944.

Cette évolution est confirmée par le Musée de la Résistance en ligne et par le répertoire GR 19 P du SHD.

Conséquences et mémoire

La répression de février-mars 1944 a un impact humain immédiat, mais le maquis conserve un rôle dans la formation de cadres et contribue ensuite, via l’Aigoual-Cévennes, aux combats de l’été 1944.

La mémoire locale est entretenue par plusieurs marqueurs : plaque à Ardaillès rappelant la fondation et l’attaque du 29 février 1944, plaque « berceau du maquis A.S. de la Soureilhade », et cérémonies commémoratives régulières.

Appellations et variantes

Les sources emploient « maquis d’Ardaillès » et « maquis de La Soureilhade » de manière interchangeable. La toponymie locale fluctue entre « Ardaillès » et « Ardaillers » selon les supports ; les notices institutionnelles retiennent « Ardaillès (Valleraugue, Gard) ».

Références bibliographiques

  • Résistance et maquis FFI Aigoual-Cévennes, René Rascalon, Montpellier, 1945.
    Texte de référence de l’AS/FFI du secteur, décrivant la montée en puissance des groupes de réfractaires, l’école de cadres d’Ardaillès, l’attaque du 29 février 1944 et la fusion de juillet 1944. Ouvrage de première main à croiser avec archives et bases mémorielles.
  • Les Maquis du Massif central méridional (1943-1944), Gérard Bouladou, Éditions Lacour, 1974. Synthèse régionale qui replace le maquis d’Ardaillès/La Soureilhade dans l’ensemble cévenol et décrit les ratissages de l’hiver-printemps 1944. Utile pour confronter données locales et cadres régionaux.
  • Bloc-notes 44. Dans le Gard, en attendant la liberté, Aimé Vielzeuf, Éditions Alcide, 2014. Témoignage-analyse sur le Gard en guerre, apportant un éclairage sur la genèse des maquis AS des Cévennes, les représailles consécutives à l’attaque d’Ardaillès et le rôle des cadres issus de l’école de La Soureilhade dans l’unité Aigoual-Cévennes.

Références internet

Avertissement sur homonymies et variantes Les sources utilisent « maquis d’Ardaillès » et « maquis de La Soureilhade » ; on rencontre aussi la variante toponymique « Ardaillers ». L’usage retenu ici suit les notices du Musée de la Résistance en ligne et les entrées du SHD.

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