La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PANCHOT Barthélémy 

Barthélémy François Pierre PANCHOT, né le 12 janvier 1896 à Canohès (Pyrénées-Orientales), mort le 24 juin 1989 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), français.

Jeunesse et formation

Barthélémy Panchot naît à Canohès dans une famille de cultivateurs. Les sources mémorielles consacrées aux frères Panchot décrivent un milieu familial engagé à gauche : leur père milite à la Section française de l’Internationale ouvrière, et Barthélémy comme Julien rejoint le mouvement socialiste local après la Première Guerre mondiale avant de se rapprocher du communisme. Les sources accessibles ne permettent pas de reconstituer avec précision sa formation scolaire ou professionnelle.

Son engagement antifasciste est ancien. Les récits locaux associent les frères Panchot au soutien à l’Espagne républicaine et évoquent une expérience liée à la guerre d’Espagne. La documentation ouverte consultée est toutefois moins précise pour Barthélémy que pour Julien sur la nature exacte de cet engagement ; cet élément est donc conservé avec prudence.

Engagement dans la Résistance

Sous l’Occupation, Barthélémy Panchot participe avec son frère au maintien de l’activité communiste clandestine et à la lutte contre le régime de Vichy et l’occupant. À mesure que la Résistance armée communiste se structure dans les Pyrénées-Orientales, il prend une place croissante dans l’encadrement des groupes FTPF. Le Service historique de la Défense conserve à son nom le dossier GR 16 P 456116 ; le répertoire public confirme sa naissance le 12 janvier 1896 à Canohès et son homologation.

Au lendemain du débarquement de Normandie, Barthélémy et Julien passent dans la clandestinité complète et rejoignent le maquis Henri-Barbusse sur les pentes du Canigou. Les sources locales et mémorielles convergent pour attribuer à Barthélémy le commandement du maquis, secondé notamment par Julien Panchot et Gilbert Mestres.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Barthélémy Panchot appartient aux Francs-tireurs et partisans français et commande le maquis FTPF Henri-Barbusse dans sa phase décisive de l’été 1944. Le groupe opère dans le Conflent et le massif du Canigou, en liaison étroite avec les guérilleros espagnols de l’Agrupación de Guerrilleros Españoles. Cette coopération est essentielle lors des opérations de Prades et de la défense de Valmanya.

Missions et actions

Comme commandant du maquis Henri-Barbusse, Barthélémy Panchot doit organiser un groupe en croissance rapide, assurer son déplacement dans un relief difficile, répartir les postes de défense et coordonner son action avec les guérilleros espagnols. Les sources mémorielles rattachent le maquis aux combats du Cogoullo, du secteur des Cortalets et, à la fin de juillet, aux opérations de Prades.

Le 30 ou le 31 juillet 1944, Barthélémy est averti de l’imminence d’une offensive allemande contre les positions du Canigou. Il participe alors, avec les responsables des guérilleros espagnols, à l’organisation de la défense. Les 1er et 2 août, les combattants retardent l’avance des forces allemandes et miliciennes, permettant l’évacuation d’une grande partie de la population de Valmanya. Face à une force supérieure et au manque de munitions, le maquis doit finalement se disperser. Barthélémy survit à l’offensive.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, déportation ou internement de Barthélémy Panchot pendant la séquence finale de 1944 n’a été établi par les sources consultées. Il échappe à l’offensive contre Valmanya et la Pinosa. Après le retrait des forces allemandes, il revient dans le secteur et participe à la récupération du corps de son frère Julien, ramené de la Pinosa le 29 août 1944 selon les récits mémoriels.

Camarades de combat

Son frère Julien Panchot est son principal compagnon de lutte et l’un de ses adjoints. Gilbert Mestres est également cité dans l’encadrement du maquis. Barthélémy coopère avec les responsables des guérilleros espagnols engagés dans le massif du Canigou et avec d’autres maquis locaux ; une source MVR consacrée à Pierre Bardagué rapporte que celui-ci avertit Barthélémy de l’imminence de l’offensive allemande à la fin de juillet 1944.

Retour à la vie civile

Barthélémy Panchot survit à la guerre. Les sources ouvertes consultées documentent surtout son rôle résistant et la mémoire familiale, mais beaucoup moins précisément sa carrière professionnelle après la Libération. Il demeure associé aux commémorations de son frère et du maquis Henri-Barbusse. Il meurt à Perpignan le 24 juin 1989, à l’âge de 93 ans.

Décorations

Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.

Lieux de mémoire

La mémoire de Barthélémy Panchot est étroitement liée à celle de son frère Julien et du maquis Henri-Barbusse. Les cérémonies organisées à Canohès rendent hommage aux frères Panchot et aux combattants du Canigou.

Le cimetière de Canohès, le site de la Pinosa et la crypte de Valmanya constituent les principaux lieux où cette mémoire collective est entretenue. Des commémorations locales évoquent explicitement Barthélémy, Julien et leurs camarades FTPF et guérilleros.

Références bibliographiques

Yves SALVAT, Le maquis Henri Barbusse de Valmanya, 1999. Ouvrage directement consacré au maquis commandé par Barthélémy Panchot et aux combats du Canigou.

François MARCOT (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006. Référence générale pour les FTPF, les maquis et l’organisation de la Résistance intérieure.

André BALENT, travaux sur la Résistance et les guérilleros dans les Pyrénées-Orientales, notamment dans les publications du Maitron Languedoc-Roussillon. Ils permettent de replacer le maquis Henri-Barbusse dans l’histoire régionale de la Résistance et dans la coopération franco-espagnole.

Références internet

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne. Répertoire public de la sous-série GR 16 P, lettre P. Il identifie Barthélémy Panchot, né le 12 janvier 1896 à Canohès, homologué, sous la cote GR 16 P 456116.

Mairie de Canohès. Page « Histoire & patrimoine ». Elle associe les deux frères à la formation du maquis Henri-Barbusse et à la mémoire résistante de la commune. https://www.canohes.fr/vivre-a-canohes/histoire-amp-patrimoine/

Acte-de-deces.fr. Registre des décès de Perpignan pour 1989. Il donne l’identité complète Barthélémy François Pierre Panchot, la naissance le 12 janvier 1896 à Canohès et le décès le 24 juin 1989 à Perpignan. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-perpignan-1989

Mémoire Vive de la Résistance – maquis Henri-Barbusse. Page consacrée au maquis, utilisée ici comme source thématique et non comme notice individuelle. Elle identifie Barthélémy Panchot comme commandant du maquis, survivant des combats et participant à la récupération du corps de Julien. https://mvr.asso.fr/le-maquis-henri-barbusse/

Mémoire Vive de la Résistance – Pierre Bardagué. La notice rapporte l’avertissement transmis à Barthélémy Panchot à la fin de juillet 1944 concernant l’offensive allemande imminente. https://mvr.asso.fr/bardague-2/

Parti communiste français. Pages mémorielles consacrées aux frères Panchot et aux combats du Canigou. Elles décrivent le passage dans la clandestinité, le commandement de Barthélémy et les combats de l’été 1944. https://www.pcf.fr/

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense : GR 16 P 456116, PANCHOT Barthélémy. Le répertoire public indique sa naissance le 12 janvier 1896 à Canohès et son homologation.

Observations

L’état civil est solidement établi par le répertoire SHD et les données de décès : Barthélémy François Pierre Panchot, né le 12 janvier 1896 à Canohès, mort le 24 juin 1989 à Perpignan. Les sources sont moins précises sur sa profession, son éventuelle participation personnelle aux Brigades internationales et son parcours professionnel après 1944 ; ces points ne sont donc pas affirmés au-delà de ce que permettent les documents accessibles. La fonction de commandant du maquis Henri-Barbusse est en revanche concordante dans plusieurs sources.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — Fiabilité excellente. L’identité et l’homologation sont établies par le répertoire institutionnel du Service historique de la Défense ; les dates d’état civil sont recoupées par les données de décès ; le commandement du maquis Henri-Barbusse et le rôle lors de Valmanya sont attestés par plusieurs sources historiques et mémorielles concordantes. Les lacunes concernant la vie professionnelle et certains engagements antérieurs à 1940 sont explicitement conservées.

Chronologie

DateÉvénement
12 janvier 1896Naissance à Canohès (Pyrénées-Orientales).
Après 1918Engagement dans la vie politique locale à gauche, puis dans le mouvement communiste selon les sources mémorielles.
OccupationParticipation à l’activité clandestine communiste et à la Résistance armée locale.
Juin 1944Passage dans la clandestinité complète et prise de responsabilités au maquis Henri-Barbusse.
Été 1944Commandement du maquis FTPF Henri-Barbusse dans le massif du Canigou.
Fin juillet 1944Averti de l’imminence d’une offensive allemande ; préparation de la défense avec les guérilleros espagnols.
1er-2 août 1944Combats de Valmanya et de la Pinosa ; dispersion du maquis.
29 août 1944Participation à la récupération du corps de Julien Panchot selon les récits mémoriels.
24 juin 1989Décès à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Tableau des divergences entre sources

Sources consultées

Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne. Répertoire public de la sous-série GR 16 P, lettre P. Il identifie Barthélémy Panchot, né le 12 janvier 1896 à Canohès, homologué, sous la cote GR 16 P 456116.

Mairie de Canohès. Page « Histoire & patrimoine ». Elle associe les deux frères à la formation du maquis Henri-Barbusse et à la mémoire résistante de la commune. https://www.canohes.fr/vivre-a-canohes/histoire-amp-patrimoine/

Acte-de-deces.fr. Registre des décès de Perpignan pour 1989. Il donne l’identité complète Barthélémy François Pierre Panchot, la naissance le 12 janvier 1896 à Canohès et le décès le 24 juin 1989 à Perpignan. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-perpignan-1989

Mémoire Vive de la Résistance – maquis Henri-Barbusse. Page consacrée au maquis, utilisée ici comme source thématique et non comme notice individuelle. Elle identifie Barthélémy Panchot comme commandant du maquis, survivant des combats et participant à la récupération du corps de Julien. https://mvr.asso.fr/le-maquis-henri-barbusse/

Mémoire Vive de la Résistance – Pierre Bardagué. La notice rapporte l’avertissement transmis à Barthélémy Panchot à la fin de juillet 1944 concernant l’offensive allemande imminente. https://mvr.asso.fr/bardague-2/

Parti communiste français. Pages mémorielles consacrées aux frères Panchot et aux combats du Canigou. Elles décrivent le passage dans la clandestinité, le commandement de Barthélémy et les combats de l’été 1944. https://www.pcf.fr/

Le Maitron et Maitron des fusillés 1940-1944, ressources consacrées à Julien Panchot et à l’événement de Valmanya. Elles permettent de contextualiser le commandement de Barthélémy, l’organisation du maquis et les combats des 1er-3 août 1944. https://maitron.fr/valmanya-pyrenees-orientales-1-3-aout-1944/

GénéaFrance, relevés issus notamment des données INSEE et de Mémoire des Hommes. Consultation de contrôle de l’identité et des dates de Barthélémy Panchot. https://geneafrance.com/?n=PANCHOT

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