La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

HERVÉ Louis

Louis HERVÉ né en 1908 à Rezé (Loire-Inférieure), mort en 1977 à Nantes (Loire-Atlantique).

Louis Hervé naît en 1908 dans la commune ouvrière de Rezé, en périphérie sud de Nantes. Issu d’un milieu modeste, il entre très jeune en apprentissage comme chaudronnier. Dès la fin des années 1920, il travaille aux Chantiers de la Loire, une entreprise alors florissante de construction navale. Militant syndical discret mais actif, il se forge une solide réputation d’ouvrier compétent et engagé auprès de ses camarades de travail.

À partir de 1943, confronté à l’intensification des réquisitions allemandes et à la militarisation des sites industriels nantais, Louis Hervé s’engage dans la Résistance. Il rejoint un groupe clandestin structuré autour d’anciens syndicalistes et membres du mouvement Libération-Nord. Son entrée dans la clandestinité est motivée à la fois par son hostilité au nazisme et par sa volonté de saboter l’effort de guerre ennemi depuis l’intérieur des infrastructures industrielles locales.

Louis Hervé est intégré aux Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) du secteur sud de Nantes. Cette appartenance est attestée par des sources mémorielles locales, notamment les archives orales du mémorial de la Résistance de Châteaubriant et la documentation du site Nantes Révoltée. Il est rattaché au courant Libération-Nord, réseau structurant la Résistance ouvrière et gaulliste dans la région nantaise.

La principale action documentée à laquelle participe Louis Hervé est le sabotage de la centrale électrique de Cheviré, dans la nuit du 7 au 8 août 1944.

Cette opération, conduite sous la direction de René Guillou, visait à interrompre l’alimentation électrique des chantiers navals et autres sites industriels réquisitionnés par la Kriegsmarine.

 Louis Hervé y joue un rôle actif : en tant que technicien expérimenté, il est chargé de la pose et de l’amorçage des explosifs sur les transformateurs de la centrale.

L’opération est un succès stratégique : la production électrique est interrompue plusieurs jours, ralentissant l’activité militaire allemande dans la région nantaise à quelques jours de la Libération.

Arrestation / évasion / déportation / exécution

Il échappe aux rafles lancées par les Allemands dans les jours qui suivent le sabotage de Cheviré. Il poursuit son activité résistante jusqu’à la libération de Nantes le 12 août 1944.

Camarades de combat

Parmi les résistants identifiés comme ses compagnons d’action figurent René Guillou (responsable de secteur), Marcel Aubert (poseur de charges) et Jean Gautier (arrêté et mort en déportation à Dachau). Ces noms sont régulièrement associés dans les témoignages mémoriels du secteur de Chantenay et sur le site de Cheviré.

Retour à la vie civile

À la Libération, Louis Hervé reprend son poste aux chantiers navals, où il est promu contremaître.

Il demeure fidèle à ses engagements, participe aux cérémonies commémoratives locales et reste actif dans les milieux syndicaux.

Il décède à Nantes en 1977, dans la discrétion qu’il avait toujours observée sur son passé clandestin.

Décorations

Aucune décoration officielle n’a pu être confirmée dans les bases officielles consultées (Base Léonore, Fondation de la Résistance, Journal Officiel via Gallica, SHD, Ordre de la Libération). Aucun décret nominatif ne lui attribue la Médaille de la Résistance, la Croix de guerre 1939–1945 ou une décoration militaire équivalente. Son absence dans ces bases est étonnant du fait qu’une rue à son nom a été nommée à Rezé.

Lieux de mémoire

  • Rue Louis Hervé – Située dans le quartier de Rezé, en périphérie nantaise, cette rue a été baptisée dans les années 1990 pour honorer l’engagement des résistants locaux. L’initiative a été portée par le conseil municipal de Rezé à la demande d’anciens FFI du secteur.
  • Plaque commémorative du sabotage de Cheviré – Posée en 1983 sur le site de l’ancienne centrale, elle mentionne Louis Hervé parmi les auteurs de l’opération.

Références bibliographiques

  • La Résistance en Loire-Inférieure Jean-Philippe Guerne, Éditions du Temps, 1998 Cet ouvrage aborde l’organisation des FFI dans la région nantaise. Louis Hervé est cité dans le chapitre consacré aux sabotages d’infrastructures industrielles, notamment dans le cadre de l’opération de Cheviré.
  • Nantes sous l’Occupation : 1940–1944 Michel Bertrand, Presses Universitaires de Rennes, 2002 L’auteur évoque les opérations de sabotage industrielles dans le contexte de l’approche des forces alliées à l’été 1944. Plusieurs résistants, dont Louis Hervé, sont mentionnés dans les témoignages recueillis dans les quartiers sud de Nantes.

Références internet

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024