Yves DECHEZELLES, né le 11 novembre 1912 aux Sables-d’Olonne (Vendée), mort le 9 janvier 2007 aux Sables-d’Olonne.
Yves DECHEZELLES est issu d’une famille modeste et engagée à gauche. Son grand‑père fut instituteur et militant de la Commune de Paris et son père cheminot syndicaliste.
Il rejoint les Jeunesses socialistes dès 1928, devient secrétaire fédéral adjoint à Alger en 1933 puis secrétaire de la section de Caen après des études à Rennes et à Caen, où il exerce comme avocat à partir de 1939 .
Engagement dans la Résistance ou la France libre
Après sa démobilisation en 1940, il s’installe à Alger où il s’inscrit au barreau et entre en contact avec des réseaux antifascistes locaux. Il rejoint le mouvement Combat et forme, avec Laurent PREZIOSI entre autres, un groupe clandestin d’opposition à Vichy à Alger.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il fait partie du groupe D de Paul RUFF, structure clandestine de résistants constituée en prévision de l’opération Torch. Il occupe une place de premier plan en tant que relais et coordinateur au sein du réseau Combat Outre‑mer .
Missions et actions
Le 7‑8 novembre 1942, Yves DECHEZELLES participe activement à la prise du central téléphonique interrégional du Champ-de-Manœuvre à Alger, coupant les communications avec Vichy pour faciliter le débarquement allié. Il est emprisonné ensuite avec d’autres résistants lors d’une campagne de collage d’affiches anti-Darlan début décembre.
Arrestation / évasion / déportation
En décembre 1942 il est arrêté avec Paul Ruff et vingt-six compagnons, détenu à la prison militaire de Bab el Oued, puis traduit devant un tribunal militaire du régime vichyste. Grâce à l’intervention d’un détachement allié en audience, les poursuites sont abandonnées le 22 décembre 1942 .
Camarades de combat
Il agit aux côtés de Paul RUFF, Hugues FANFANI, Bernard AMIOT, Laurent PREZIOSI, Stanislas CVIKLINSKI et les frères Brudno, au sein du groupe D .
Retour à la vie civile
Il survit à la guerre. En 1943, il devient chef de cabinet d’Adrien TIXIER, Commissaire au Travail et à la Prévoyance sociale dans le Comité français de libération nationale, poste qu’il conserve à Paris après la Libération .
Décorations
Médaille de la Résistance par décret du 26 mai 1943.
Aucune mention de Légion d’honneur ou de Compagnon de la Libération dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération, Base Léonore). Wikipédia mentionne seulement la Médaille de la Résistance, confirmée par les sources officielles.
Lieux de mémoire associés
Aucun espace public (rue, école, monument) dédié à Yves DECHEZELLES n’a été identifié dans les bases consultées.
Sa mémoire est conservée au sein des cercles de résistants algéro‑algériens et socialistes notamment via des publications biographiques dans des journaux militants.
Références bibliographiques
- Matériaux pour l’histoire de notre temps n° 39‑40, 1995 (Claudie Weill, Hugues Fanfani, Paul Ruff), contient des témoignages directs sur le rôle de Yves DECHEZELLES dans le groupe D et l’opération commando du 8 novembre 1942.
- L’Algérie sous le régime de Vichy, Jacques Cantier, Éd. Odile Jacob, 2002, décrit les réseaux d’opposition à Vichy réunissant Dechezelles, Preziosi et leurs actions clandestines en vue de l’opération Torch.
Références internet
Maitron Résistance (fiche Yves DECHEZELLES) présente sa biographie éclairant son engagement dans les Jeunesses socialistes, son passage au PCF, puis sa place dans la Résistance à Alger. Adresse : https://maitron.fr/dechezelles-yves Maitron+1mvr.asso.fr+1Wikipédia+12Maitron+12Wikipédia+12
Musée de la Résistance en ligne (via article sur le groupe D/opération Pearl Harbour) mentionne Yves DECHEZELLES comme membre du groupe D et acteur de la prise du central téléphonique à Alger. Adresse : https://mvr.asso.fr/preziosi/ mvr.asso.fr+1Wikipédia+1