Dimitri AMILAKVARI est né 31 octobre 1906 à Bazorkino (Empire russe, actuel Ossétie du Nord, Russie)décès : 24 octobre 1942 à El-Alamein (Égypte) né dans une famille princière géorgienne chassée de Tiflis (actuelle Tbilissi) par la révolution bolchevique. Réfugié en France en 1922, il intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion “la Dernière du Maroc”, 1924-1926). Il choisit la Légion étrangère à sa sortie de l’école.
Refusant la défaite de 1940, Dimitri AMILAKVARI s’engage immédiatement dans les Forces françaises libres aux côtés du général de Gaulle. Il devient l’un des premiers officiers supérieurs à prendre cette décision au sein de la Légion étrangère.
Il est rattaché aux Forces françaises libres (FFL) et devient chef de corps de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère, unité centrale de la France libre combattante.
Il mène la 13e DBLE dans toutes les grandes campagnes de la France libre : Norvège (Narvik, 1940), Afrique (Erythrée, bataille de Keren), Syrie (contre les troupes de Vichy), Libye (Bir Hakeim) et Égypte (El-Alamein).
Il se distingue à la bataille de Bir Hakeim (mai-juin 1942) en encadrant les combats des troupes de la Légion contre l’Afrika Korps. Il meurt à la tête de son unité le 24 octobre 1942 à Tel el Eisa, lors de la seconde bataille d’El-Alamein, frappé par un éclat d’obus.
Camarades de combat
Il a combattu aux côtés du général Marie-Pierre KŒNIG, du capitaine Pierre MESMER, du commandant Félix BROCHE et de nombreux légionnaires.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur : nommé en 1940 suite à ses actions en Norvège, trois citations à l’ordre de l’armée.
- Compagnon de la Libération : décret daté du 9 septembre 1942, décerné à titre posthume, remis par le général de Gaulle en Égypte le 10 août 1942.
- Croix de Guerre 1939‑1945 avec 4 palmes (soit 5 citations)
- Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures (2 citations)
Rues ou lieux de mémoire
- Monument commémoratif à Tel el Eisa, Égypte
- Inscription sur le Mur des Compagnons de la Libération aux Invalides
- Une promenade Dimitri Amilakhvari à Paris (7e arrondissement)
- Plaque commémorative à Saint-Cyr
- Son nom est également donné à un lycée français de Tbilissi (Géorgie)
Références bibliographiques
- Les Compagnons de la Libération Collectif, Gallimard, 2000 Ouvrage de référence. Une notice complète sur Dimitri AMILAKVARI, ses campagnes militaires et son rôle dans la Légion étrangère et la France libre.
- La 13e Demi-Brigade de Légion étrangère, 1940-1945 Jacques MORDAL, Presses de la Cité, 1981 Analyse détaillée des engagements de la 13e DBLE. AMILAKVARI y apparaît comme figure emblématique de l’unité.
- La Légion étrangère au combat Jean-Christophe NOTIN, Perrin, 2007 Plusieurs chapitres évoquent Dimitri AMILAKVARI et ses campagnes dans la France libre.
Références internet
- Ordre de la Libération Notice officielle très complète : biographie, citations, décorations, campagnes militaires. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/dimitri-amilakhvari
- Mémoire des Hommes Fiche militaire mentionnant sa mort au combat le 24 octobre 1942. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
- Gallica BnF Articles de presse d’époque sur la bataille d’El-Alamein et sur les obsèques militaires. https://gallica.bnf.fr