Henri MAGNY né en 1910 à Villepinte (Seine‑Saint‑Denis), orphelin d’un père polonais et d’une mère française, est adopté en 1928 par Clothilde Magny, institutrice. Entré à Saint‑Cyr en 1929, lieutenant en 1933, capitaine en juin 1941.
Fait prisonnier en 1940 lors de la campagne de France près de Dreux, il s’évade et rejoint la zone sud. En novembre 1940, affecté au 21e régiment d’infanterie coloniale à Aix, puis rallie la France libre début 1941 et intègre le Bataillon d’infanterie de marine (BIMP).
De décembre 1942 à mai 1943, stage antichar au Caire, puis promotion au grade de chef de bataillon et mission de réorganisation du BIMP, transformé en unité d’élite. En Italie, son bataillon frappe un coup décisif sur les pentes du Girofano le 12 mai 1944.
Il est tué à San Giorgio a Liri le 16 mai 1944, fauché à bout portant par une mitrailleuse allemande à la tête du bataillon.
Camarades de combat
Succède à Edmond Magendie à la tête du BIMP, avec qui il est en contact.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’Honneur
- Compagnon de la Libération (décret du 7 août 1945, à titre posthume)
- Croix de Guerre 1939‑1945 (4 citations)
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthumepar décret du 31 Mars 1947
- Médaille Coloniale (agrafe « AOF »)
- Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
- Médaille Commémorative de la campagne d’Italie
- Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)
Lieux de mémoire
Corps initialement inhumé à San Giorgio (cimetière n° 4 de la division), réinhumé après-guerre dans le cimetière de Cottenchy (Somme)
Références internet
- Page de l’Ordre de la Libération consacrée à Henri Magny, avec biographie, distinctions et circonstances de sa mort ; présente le décret de Compagnon de la Libération (décrit ci-dessus).
- Lettre d’information de l’Ordre de la Libération (mai 2024), détaille sa mort le 16 mai 1944 et son parcours FFL.