La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Le réseau Sécurité Parisienne est créé en 1942. Il s’agit d’un réseau de contre-espionnage et de renseignement constitué à l’initiative du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d’Action) de la France Libre. Son objectif premier était d’assurer la sécurité des organisations clandestines et de démasquer les agents doubles ou infiltrés au sein des mouvements parisiens.

Le réseau est structuré autour :

  • D’un chef réseau en lien direct avec le BCRA à Londres.
  • D’équipes spécialisées en surveillance, filatures, vérifications d’identité, contrôles internes, sécurisation des liaisons et repérage des informateurs de la Gestapo ou de la police vichyste.

Il est rattaché au 2e Bureau du BCRA, dirigé par le colonel Passy.

Actions pendant la Résistance

  • Vérification des identités et des parcours des nouveaux agents ou des liaisons suspectes.
  • Surveillance des agents du BCRA ou d’autres réseaux pour éviter les infiltrations allemandes.
  • Collecte de renseignements sur les collaborateurs parisiens, la police et la Gestapo.
  • Préparation des conditions sécuritaires pour les parachutages ou les réunions de cadres clandestins.

La Sécurité Parisienne ne possédait pas de « réseaux » annexes mais travaillait en liaison directe avec :

  • Les grands réseaux BCRA (Centurie, Alliance, Carte).
  • Les mouvements de zone occupée comme Libération-Nord et Organisation Civile et Militaire (OCM).
  • Le SOE britannique dans le cadre de vérifications de terrain.

Ses chefs

  • Henri Frager, un des principaux chefs de la sécurité du BCRA en zone Nord, bien qu’appartenant à d’autres réseaux (notamment CARTE puis Prosper du SOE).
  • Les noms précis des chefs de la Sécurité Parisienne restent peu publiés pour des raisons historiques de confidentialité d’archives.

Ses héros

Ce réseau étant avant tout un réseau de contre-espionnage interne, ses agents restaient dans l’ombre. Cependant, plusieurs furent arrêtés et exécutés ou déportés après dénonciation ou infiltration allemande.

Ses morts

Les archives font état de plusieurs agents arrêtés par la Gestapo, déportés à Buchenwald ou exécutés au Mont-Valérien entre 1943 et 1944. Les identités détaillées sont rarement publiées dans les synthèses généralistes car il s’agissait d’agents de sécurité aux identités couvertes.

Sa fin

La Sécurité Parisienne est dissoute à la Libération de Paris en août 1944. Ses structures sont intégrées aux services de renseignement du Gouvernement Provisoire, notamment la DGSS puis la DGSE.

Références bibliographiques

  • Histoire politique de la Résistance, par Henri Noguères, Éditions Robert Laffont, Paris, 1967. Cet ouvrage fondamental consacre des passages à l’organisation du BCRA et évoque le rôle discret mais crucial du réseau Sécurité Parisienne dans la protection des mouvements clandestins.
  • Les services secrets du Général – Le BCRA 1940-1944, par Olivier Wieviorka, Éditions Perrin, Paris, 2019. Olivier Wieviorka y retrace en détail l’organisation du BCRA, ses missions de contre-espionnage et la création de la Sécurité Parisienne pour sécuriser les réseaux en zone occupée.

Références internet

Notice détaillée sur le réseau Sécurité Parisienne, ses chefs, ses missions et son intégration aux services secrets d’après-guerre.

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