Simone LÉVEILLÉ est née le 11 septembre 1919 à Moulins (Allier) et est décédée le 7 mai 1984 dans la même ville.
Fille de Jean Léveillé, pâtissier originaire de Souvigny, installé à Moulins, Simone perd sa mère à l’âge de quatre ans. Elle grandit dans un environnement modeste et développe très tôt un sens aigu de l’observation et un caractère déterminé.
Engagement dans la Résistance
Le 18 juin 1940, jour de l’entrée des troupes allemandes à Moulins, Simone entend l’appel du général de Gaulle.
Profondément marquée, elle décide de s’engager dans la Résistance.
Grâce à une propriété familiale située en zone libre à Neuilly-le-Réal, elle obtient un laissez-passer, ce qui lui permet de circuler entre les zones occupée et libre.
Dès 1941, Simone est recrutée par les services de renseignement des Forces françaises combattantes, au sein du réseau Kléber, sous le matricule P1 103710.
Elle est chargée de collecter des informations sur les mouvements de troupes allemandes, le trafic ferroviaire et les cantonnements ennemis.
Elle transmet ces renseignements à ses supérieurs, contribuant ainsi à l’efficacité des actions de la Résistance.
Elle participe également à des missions de liaison, transporte des documents volés aux nazis et aide au passage clandestin d’agents et de personnes traquées. Sa connaissance du terrain et sa capacité à se fondre dans la population font d’elle une agente précieuse.
Le 28 janvier 1944, son supérieur, Maurice Tinland, est arrêté.
Craignant d’être à son tour appréhendée, Simone quitte Moulins pour se réfugier à Bourges, puis étend ses activités de renseignement au Berry et au Limousin.
Elle échappe ainsi à la Gestapo et poursuit son engagement jusqu’à la Libération.
Camarades de combat
Simone collabore étroitement avec Maurice Tinland, avocat et figure locale de la Résistance, qui deviendra plus tard maire de Moulins.
Elle travaille également avec d’autres membres du réseau Kléber, bien que leurs noms ne soient pas spécifiquement mentionnés dans les sources disponibles.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Simone ouvre un atelier de couture à Moulins et adopte deux enfants. Elle s’investit dans la vie politique locale : candidate en 1947, elle est élue conseillère municipale en 1953 sur la liste de Maurice Tinland, puis réélue en 1965 sur celle de Jacques Pligot. Elle ne se représente pas en 1971.
Décorations
- Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d’argent
- Médaille de la Résistance française (décret du 24 avril 1946)
Rues ou lieux de mémoire
Une rue de Moulins, dans le quartier de la Madeleine, porte le nom de Simone LÉVEILLÉ. En 2021, une exposition lui est consacrée à la tour de la Mal-Coiffée, ancienne prison allemande de Moulins, mettant en lumière son engagement dans la Résistance.
Références bibliographiques
La Guerre secrète à bicyclette, tome 3 : Simone Léveillé, par Jacqueline Débordes, Éditions De Borée, Clermont-Ferrand, 2003.Cet ouvrage retrace le parcours de Simone LÉVEILLÉ, mettant en avant son rôle crucial dans les réseaux de renseignement de la Résistance et sa détermination face à l’occupant.
Références internet
La Semaine de l’Allier : https://www.lasemainedelallier.fr/simone-leveille-la-grande-espionne-moulinoise/Article détaillé sur le parcours de Simone LÉVEILLÉ, basé sur son journal intime, illustrant son engagement et ses missions au sein de la Résistance.
Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_L%C3%A9veill%C3%A9 Page biographique fournissant des informations sur sa vie, ses actions dans la Résistance, ses décorations et son engagement politique local.