Aile nord – 21ᵉ Army Group (britanniques, canadiens, polonais)
- Estuaire de l’Escaut sécurisé : Walcheren est réduit le 8 novembre ; le premier convoi décharge à Anvers le 28 novembre, ouvrant enfin un port en eau profonde proche du front.
- Ligne Maas – Waal : les unités britanniques tiennent toujours Nimègue et la tête de pont sud du Rhin, mais la rive nord (Arnhem) reste allemande après l’échec de Market Garden en septembre.
Centre-nord – 1ʳᵉ & 9ᵉ Armées US
- Aix-la-Chapelle prise (22 oct.), premier bastion urbain en Allemagne. Les VII & V Corps progressent vers la Rhur mais se heurtent aux fortifications et barrages qui contrôlent la vallée.
- Forêt de Hürtgen : combats d’usure depuis septembre ; plus de 30 000 pertes américaines pour quelques kilomètres gagnés.
Centre – 3ᵉ Armée US (Patton)
- Metz sécurisée (22 nov.) ; les derniers forts se rendent le 13 décembre, mais au 6 décembre les têtes de pont sur la Sarre restent limitées.
Aile sud – 7ᵉ Armée US & 1ʳᵉ Armée française
- Vosges franchies : la 2ᵉ DB ouvre le col de Saverne, Strasbourg est libérée le 23 novembre. Le front s’ancre au Rhin, laissant la « poche de Colmar » encore tenue par la 19ᵉ Armée allemande.
Difficultés rencontrées
Bilan à six mois du débarquement
- Libération quasi totale de la France, de la Belgique et du sud des Pays-Bas.
- Pied en Allemagne (Aix-la-Chapelle) et front continu sur la RHUR, la Sarre et le Rhin.
- Relance logistique amorcée avec l’ouverture d’Anvers, mais encore insuffisante pour soutenir une percée générale.
- Usure des troupes et fortifications ennemies transforment l’avance rapide de l’été en guerre d’attrition.
Ainsi, en ce début décembre 1944, les armées alliées sont aux portes du Reich mais progressent avec lenteur ; un choc majeur se prépare dans les forêts ardennaises, tandis que l’hiver et la logistique dictent désormais le tempo des opérations.
Lieu de mémoire : l’Ardennes American Cemetery (Neupré, province de Liège)
Ouvert en 1960, ce cimetière de 90 acres abrite 5 328 tombes – dont de nombreux aviateurs abattus et des soldats tombés pendant la campagne d’hiver 1944-45. Le mémorial central porte les noms de 462 disparus et présente trois cartes de marbre retraçant la progression alliée de Normandie jusqu’au Rhin.