Émile Pierre Augustin Étienne BOUÉTARD est né le 4 septembre 1915 à Pleudihen-sur-Rance, dans les Côtes-d’Armor (anciennement Côtes-du-Nord). Il est mort au combat dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 à Plumelec, dans le Morbihan, à l’âge de 28 ans.
Fils d’agriculteur, Émile BOUÉTARD est le sixième enfant d’une fratrie de sept. À l’âge de 13 ans, il s’engage dans la marine marchande. Mobilisé en 1939 comme matelot dans la Marine nationale, il est démobilisé après l’armistice de 1940 et retourne dans son village natal.
Engagement dans la France libre
Refusant la défaite de 1940, Émile BOUÉTARD décide de rejoindre la France libre.
En janvier 1942, il quitte la France occupée, passant par Marseille, Casablanca et les États-Unis, avant d’arriver en Angleterre en janvier 1943.
Il s’engage alors dans les Forces navales françaises libres, puis dans les Forces aériennes françaises libres le 25 février 1943, intégrant le 4e Bataillon d’infanterie de l’air (4e BIA), future unité française des SAS britanniques.
Le 5 juin 1944, dans le cadre de l’opération Dingson, Émile BOUÉTARD est parachuté en Bretagne avec un groupe de 18 hommes sous les ordres du lieutenant Pierre Marienne. Leur mission est d’établir une base de guérilla près de Plumelec pour soutenir le Débarquement en Normandie.
Peu après l’atterrissage, alors qu’il protège le matériel radio avec trois camarades, ils sont découverts par une patrouille allemande.
Blessé, Émile BOUÉTARD est achevé par un supplétif de l’armée allemande entre 0 h 40 et 1 h 30 le 6 juin 1944.
Camarades de combat
Parmi ses compagnons d’armes figuraient :
- Le lieutenant Pierre Marienne, chef du stick parachuté à Plumelec.Airborne
- Les opérateurs radio Pierre Etrich, François Krysik et Maurice Sauvé, capturés lors de l’accrochage.
Ces hommes faisaient partie du 4e Bataillon d’infanterie de l’air, intégré au 4th SAS britannique.
Décorations
Émile BOUÉTARD a été reconnu “Mort pour la France“. Il a également reçu la Croix de guerre 1939-1945 à titre posthume.
Rues ou lieux de mémoire
Plusieurs lieux rendent hommage à Émile BOUÉTARD :
- Un monument commémoratif a été érigé en 1980 au lieu-dit Le Halliguen à Plumelec, près du lieu de sa mort.
- Une stèle a été inaugurée en 1984 aux Croix Saigets à Pleudihen-sur-Rance, son village natal.
- Une place porte son nom à Plumelec depuis 1994.
- Une rue Émile-Bouétard existe à Plouguernével.
Références bibliographiques
- “Les Bérets Rouges” par Henry Corta, Amicale des Anciens Parachutistes S.A.S., 1952. Cet ouvrage retrace l’histoire des parachutistes S.A.S. français, incluant le parcours d’Émile BOUÉTARD.
- “Émile Bouétard, Caporal dans les Free French Paratroops” par François Souquet, 2006. Biographie détaillée de BOUÉTARD, basée sur des archives et témoignages.
- “Qui ose gagne” par Henry Corta, Marie Chamming’s, Joseph Jégo, Noël Créau et Philippe Reinhart, Service historique de l’armée de terre, 1997. Ouvrage collectif sur les parachutistes du 2e RCP / 4th SAS.
Références internet
- Wikipédia : Article détaillé sur la vie et la mort d’Émile BOUÉTARD, avec des références bibliographiques et des liens vers d’autres ressources. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Bou%C3%A9tard
- Ministère des Armées : Page dédiée au caporal BOUÉTARD, premier Français tombé lors du Débarquement, avec des informations sur son engagement et sa mission. https://www.defense.gouv.fr/air/actualites/6-juin-1944-caporal-emile-bouetard-premier-francais-tombe-lors-du-debarquement
- British Normandy Memorial : Présentation d’Émile BOUÉTARD parmi les soldats étrangers ayant servi sous commandement britannique, avec un résumé de son parcours. https://www.britishnormandymemorial.org/normandy-story/emile-bouetard/
