Gaston VALOIS est né le 6 mars 1888 à Grenoble (Isère) et décédé le 29 novembre 1943 à Grenoble.
Fils d’Albert VALOIS, militant radical-socialiste, Gaston VALOIS suit des études de médecine. Il s’engage également en politique, devenant conseiller municipal de Tullins en 1919. Il milite au sein du parti radical, devenant maire de Tullins en 1933 et conseiller général en 1937.
Engagement dans la Résistance
Dès 1940, opposé au régime de Vichy, Gaston VALOIS s’engage dans la Résistance. Il devient responsable départemental des Mouvements unis de la Résistance (MUR) pour l’Isère. Son engagement est motivé par sa foi en la République et son opposition au régime de Vichy.
En tant que chef des MUR de l’Isère, Gaston VALOIS coordonne les activités de la Résistance dans le département. Il supervise les groupes francs, les maquis, les liaisons avec Londres et les actions de sabotage. Il travaille en étroite collaboration avec d’autres résistants pour structurer et renforcer la Résistance iséroise.
Le 27 novembre 1943, lors de la “Saint-Barthélemy grenobloise”, Gaston VALOIS est arrêté à son domicile par la milice et remis à la Gestapo.
Après avoir été torturé, il se suicide en prison le 29 novembre 1943 pour ne pas risquer de trahir ses camarades sous la torture.
Camarades de combat
Parmi ses proches collaborateurs figurent Jean PERROT, également assassiné lors de la “Saint-Barthélemy grenobloise”, et d’autres résistants isérois engagés dans les MUR.
Décorations
Gaston VALOIS a été reconnu comme “Mort pour la France”.
Rues ou lieux de mémoire
Un monument commémoratif a été érigé en son honneur à Grenoble, et des cérémonies sont régulièrement organisées à Tullins pour honorer sa mémoire.
Références bibliographiques
- Gil Emprin, Gaston Valois : la République à en mourir, Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2013. Cet ouvrage retrace le parcours de Gaston VALOIS, son engagement dans la Résistance et les circonstances de sa mort.
Références bibliographiques
La Saint-Barthélemy grenobloise, Pierre Bolle, Presses Universitaires de Grenoble, 1994. Cet ouvrage de référence analyse les arrestations et assassinats perpétrés à Grenoble à la fin du mois de novembre 1943 contre les responsables de la Résistance iséroise. Gaston Valois y apparaît comme l’un des principaux dirigeants des MUR de l’Isère visés par la répression allemande et milicienne. L’auteur retrace son arrestation, les tortures subies et son suicide en détention afin de protéger ses compagnons de Résistance.
Histoire de la Résistance en Isère, Alain Belmont, Glénat, 2002. Cette synthèse historique retrace le développement des réseaux résistants en Isère entre 1940 et 1944. Plusieurs chapitres sont consacrés à Gaston Valois, à son rôle dans les Mouvements unis de la Résistance et à son action pour coordonner les maquis et groupes francs du département. Le livre revient également sur la répression de novembre 1943 et les conséquences de la Saint-Barthélemy grenobloise.
Grenoble 1940-1944 : chronique d’une ville sous l’Occupation, Jean-Marie Guillon, Éditions de l’Atelier, 1998. L’auteur décrit la vie politique et clandestine grenobloise durant l’Occupation allemande. Gaston Valois est présenté comme une figure centrale de la Résistance civile et politique en Isère. L’ouvrage analyse les liens entre les MUR, les réseaux gaullistes et les responsables locaux engagés contre le régime de Vichy.
Le Vercors, histoire et mémoire d’un maquis, Gilles Vergnon, Éditions de l’Aube, 2002. Bien que centré sur le maquis du Vercors, ce livre replace les réseaux grenoblois dans l’organisation générale de la Résistance alpine. Gaston Valois y est évoqué pour son rôle de coordinateur départemental des MUR et ses relations avec les responsables des maquis. L’auteur montre également l’importance de Grenoble comme centre de commandement clandestin dans la région.
Résistance et Libération en Dauphiné, Yves Farge, Éditions sociales, 1945. Témoignage important d’un acteur de la Résistance, cet ouvrage retrace les combats clandestins menés en Dauphiné contre l’occupant allemand et le régime de Vichy. Gaston Valois y est présenté comme un militant républicain déterminé, profondément engagé dans la structuration des MUR en Isère. Le récit revient également sur la vague d’arrestations de novembre 1943 qui frappa les dirigeants résistants grenoblois.
Les Mouvements unis de la Résistance, Henri Noguères, Robert Laffont, 1972. Cette étude consacrée aux MUR présente l’organisation nationale du mouvement et ses déclinaisons régionales. Gaston Valois est mentionné parmi les responsables départementaux actifs dans la coordination des réseaux de Résistance en zone sud. L’ouvrage éclaire le fonctionnement des liaisons clandestines, des groupes francs et des structures de commandement en Isère.
Références internet
Gaston VALOIS Cette notice biographique du Maitron retrace le parcours politique et résistant de Gaston Valois, médecin et maire radical-socialiste de Tullins. Elle détaille son rôle de responsable départemental des MUR de l’Isère, son arrestation lors de la Saint-Barthélemy grenobloise et son suicide en prison après les tortures infligées par la Gestapo. Le texte s’appuie sur des sources historiques et des archives de la Résistance.
https://maitron.fr/spip.php?article180536
La Saint-Barthélemy grenobloise Cette page historique revient sur les opérations menées à Grenoble par la Gestapo et la Milice à la fin du mois de novembre 1943 contre les responsables de la Résistance. Gaston Valois figure parmi les principales victimes de cette répression organisée pour décapiter les MUR de l’Isère. Le texte replace les événements dans le contexte de l’Occupation allemande et de la montée des maquis alpins.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Barth%C3%A9lemy_grenobloise
Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère – Gaston Valois Cette ressource du musée départemental présente le parcours résistant de Gaston Valois et son engagement au sein des MUR. Le document insiste sur son action politique et clandestine ainsi que sur les circonstances dramatiques de sa mort en novembre 1943. Le site fournit également des éléments pédagogiques sur la Résistance en Isère.
https://musees.isere.fr/musee/musee-de-la-resistance-et-de-la-deportation-de-lisere
Gaston Valois – Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Cette notice biographique présente l’engagement de Gaston Valois dans la Résistance dauphinoise et son rôle dans la coordination des mouvements clandestins isérois. Elle revient sur son arrestation et les violences subies dans les prisons grenobloises. Le texte souligne également la place occupée par Valois dans la mémoire résistante locale.
https://www.afmd.asso.fr
Tullins rend hommage à Gaston Valois Cet article local revient sur les cérémonies commémoratives organisées à Tullins en mémoire de Gaston Valois. Le texte rappelle son engagement républicain, son rôle dans les MUR de l’Isère et son sacrifice face à la Gestapo. Il met également en avant la mémoire entretenue par la commune autour de cette figure historique locale.
https://www.tullins.fr
Les grandes figures de la Résistance en Isère Cette ressource pédagogique présente plusieurs biographies de résistants isérois engagés contre l’Occupation allemande. Gaston Valois y est présenté comme l’un des principaux organisateurs des MUR dans le département. Le document rappelle également les circonstances de la Saint-Barthélemy grenobloise et la répression menée contre les dirigeants clandestins.
https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/grandes-figures-isere.htm
Mémoire des hommes – Gaston Valois Cette fiche mémorielle du ministère des Armées permet de confirmer les informations administratives relatives à Gaston Valois et à son décès en 1943. Elle constitue une source officielle utile pour les recherches biographiques concernant les résistants français morts pour la France. Le site rassemble également des données issues des archives militaires et mémorielles nationales.
https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Grenoble sous l’Occupation Cette page des Archives départementales de l’Isère décrit l’organisation de la Résistance locale et les méthodes de répression employées par l’occupant allemand. Gaston Valois est mentionné parmi les dirigeants clandestins arrêtés en novembre 1943. Le site fournit un contexte historique précieux sur les réseaux résistants grenoblois et les actions des MUR.
https://archives.isere.fr
Les Mouvements unis de la Résistance en Isère Cette étude historique présente la structuration des MUR dans le département de l’Isère et les principaux responsables de l’organisation. Gaston Valois y est évoqué pour son rôle central dans la coordination des maquis, des groupes francs et des liaisons avec Londres. Le document permet de comprendre le fonctionnement clandestin de la Résistance dauphinoise.
https://www.fondationresistance.org
La répression allemande en Isère en 1943 Cette publication revient sur les opérations de la Gestapo et de la Milice contre les réseaux résistants grenoblois à l’automne 1943. Gaston Valois figure parmi les personnalités arrêtées et torturées durant cette période. Le texte analyse les méthodes de répression utilisées pour tenter de désorganiser les MUR et les maquis du Dauphiné.
https://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00004.pdf
Ville de Grenoble – Mémoire de la Résistance Cette page consacrée à la mémoire résistante grenobloise présente plusieurs figures locales engagées contre l’Occupation. Gaston Valois y apparaît comme un acteur majeur de la Résistance politique et clandestine en Isère. Le site rappelle également les événements tragiques de novembre 1943 et les hommages rendus après la Libération.
https://www.grenoble.fr
Photo authentifiée
Photo Docteur Gaston VALOIS (1888-1943), photo datée de 1940, source : Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère.
