André MOULINIER est né le 19 juin 1922 à Paris (13e arrondissement). Il est décédé le 7 mai 2006 à Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher) .
Fils d’infirmier, André MOULINIER a obtenu le Brevet élémentaire avant de s’engager dans la Résistance .
Engagement dans la Résistance
Refusant l’armistice du 22 juin 1940, il s’engage volontairement pour la durée de la guerre au consulat anglais de San Sebastián en Espagne le 10 septembre 1940, au titre de la France libre. Il est affecté à la section française du War Office et participe à l’organisation de l’évasion de militaires britanniques vers le consulat
Membre du réseau “Jean-Marie”, il opère en France et facilite le passage de la ligne de démarcation à 160 prisonniers de guerre. Arrêté par la Gestapo à Hendaye le 14 janvier 1941, il est condamné à quatre ans de travaux forcés.
Il s’évade du camp de Wessling en Rhénanie le 21 septembre 1941 et reprend son service au BCRA (Bureau central de renseignements et d’action) .
Il est ensuite envoyé en mission en Allemagne, en Côte-d’Or, dans l’Yonne, en Bretagne et dans le Cher pour des opérations de sabotage, d’attaques de convois allemands et de parachutages d’armes.
Il est arrêté à nouveau le 7 octobre 1942 à Beobia en Espagne, interné, puis s’évade le 1er juin 1943 du camp de Lanton (Gironde) .
À partir de juin 1943, il est envoyé en Bretagne puis, à la tête d’un groupe d’une vingtaine d’hommes, il participe à plusieurs missions en Bourgogne et en Franche-Comté. Son groupe est responsable de la destruction de neuf écluses dans l’Yonne, de l’attaque à la grenade d’un train allemand aux Laumes (Côte-d’Or), et de la destruction d’un chantier de l’organisation Todt à Saint-Florentin (Yonne) .
André MOULINIER a été arrêté à plusieurs reprises par la Gestapo et les autorités espagnoles, mais il a réussi à s’évader à chaque fois, reprenant ses activités de résistance après chacune de ses évasions .
Il a collaboré avec divers réseaux de résistance, notamment le réseau “Jean-Marie”, le réseau Buckmaster, les Forces françaises de l’intérieur (FFI), le BCRA et le Special Operations Executive (SOE) .
Après la guerre, André MOULINIER reste dans l’armée jusqu’en 1947. Il devient ensuite rédacteur au journal Dissidence 40, puis contremaître dans diverses sociétés .
Décorations
- Commandeur de la Légion d’honneur
- Compagnon de la Libération (décret du 17 novembre 1945)
- Croix de guerre 1939-1945 avec deux palmes et une étoile de bronze
- Médaille des blessés de guerre
- Médaille de la Résistance française avec rosette
- Médaille des évadés
- Croix du combattant volontaire avec agrafe “Guerre 1939-1945”
- Croix du combattant volontaire de la Résistance
- Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 .
Références internet
- Ordre de la Libération : Biographie détaillée d’André MOULINIER, ses actions dans la Résistance et ses décorations. Biographie d’André MOULINIER
- Wikipedia : Article sur André MOULINIER, résumant sa vie et ses actions pendant la Seconde Guerre mondiale.